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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2001212

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2001212

jeudi 18 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2001212
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 2
Avocat requérantCOGNAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 juillet 2020, le 18 mars 2021, le 22 mai 2021, le 6 décembre 2021, et le 12 juin 2023 et un mémoire récapitulatif produit en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, enregistré le 14 novembre 2023, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 14 novembre 2019 par laquelle la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Beauzire ;

2°) de mettre à la charge de la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les documents mis à disposition du public lors de l'enquête publique étaient difficilement accessibles ;

- l'enquête publique ayant eu lieu pendant la période estivale, de nombreuses personnes n'ont pas été informées de l'organisation de l'enquête publique ; l'agent en charge du dossier était par ailleurs en congé ;

- le dossier de projet du plan local d'urbanisme comporte de fausses informations destinées à tromper les membres du conseil communautaires ; les parcelles ZC 66 et ZC 10/ZC 50 ne sont en réalité pas construites ; il appartenait au commissaire enquêteur de poser des questions à ce sujet ; cette tricherie a pour but de rendre constructibles certaines parcelles agricoles, faussant le projet et altérant la sincérité de l'enquête ; cela a également permis à ce qu'une fois le zonage modifié, un certificat d'urbanisme positif puisse être délivré au propriétaire de la parcelle ZC 66 ;

- l'extension de la zone urbaine dans le hameau des Bordes est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le commissaire enquêteur a refusé de s'entretenir avec lui par téléphone ;

- le commissaire enquêteur n'a répondu à aucune de ses observations ; cette situation révèle une différence de traitement à son égard ;

- le commissaire enquêteur devait retracer toutes les observations du public et pas uniquement les observations des personnes qu'il a pu rencontrer ;

- le commissaire enquêteur n'a pas donné son avis mais s'est contenté de valider les réponses de la communauté de communes ;

- la communauté de communes a outrepassé son rôle en s'impliquant dans l'analyse des observations du public et prenant des décisions ;

- s'agissant de la parcelle ZC 66, le projet de construire deux maisons au hameau des Bordes est contraire aux objectifs du plan local d'urbanisme et du projet d'aménagement et de développement durable ; la commune aurait dû émettre un avis négatif sur la demande de certificat d'urbanisme ;

- s'agissant de la parcelle ZC 10/ZC 50, il s'agit d'une parcelle agricole ; dire qu'elle est construite constitue un faux ; le découpage de la parcelle en deux parcelles de 1 500 m² chacune est contraire à l'orientation du projet d'aménagement et de développement durable qui souhaitait économiser du foncier et réduire la taille des parcelles de façon à créer douze habitations par hectare ;

- plus de deux hectares de terrain sont concernés, ce qui a faussé l'avis de la commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers ainsi que l'enquête publique ;

- le commissaire enquêteur n'a pas donné d'explication relative au classement des parcelles ZC 10/ZC 50, se positionnant manifestement en faveur des intérêts de l'indivision des propriétaires de ces parcelles ; son rapport est entaché de partialité ; il y a eu une rupture d'égalité entre les administrés ;

- les cartes annexées au plan local d'urbanisme ne permettent pas de connaître la véritable superficie des terrains constructibles ; la superficie avancée de 5,83 hectares de terrains constructibles sur la commune est inexacte ;

- le classement de la parcelle ZC 12 en zone agricole s'est fait sous la pression du propriétaire de la parcelle ZC 11 qui souhaite rester isolé ;

- la partie habitée de la parcelle ZC 34 aurait dû être classée en zone UG.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 3 mars 2021, le 12 avril 2021, le 23 juin 2021, et le 17 janvier 2022, la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne, représentée par Me Cognat, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par courrier en date du 21 novembre 2023, les parties ont été informées du calendrier prévisionnel d'instruction conformément aux dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.

Par ordonnance du 11 décembre 2023, l'instruction a été clôturée le jour même.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la tardiveté de la requête.

Dans un mémoire enregistré le 27 mai 2024, M. A produit des observations en réponse à ce courrier.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la requête avait perdu son objet du fait de l'adoption de la délibération du 20 juin 2023 portant approbation du plan local d'urbanisme intercommunal Brioude-Sud-Auvergne.

Dans un mémoire enregistré le 25 juin 2024, M. A produit des observations en réponse à ce courrier.

Dans un mémoire enregistré le 26 juin 2024, la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne produit des observations en réponse à ce courrier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bentéjac, présidente ;

- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique ;

- les observations de Me Goutille, représentant la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne.

Considérant ce qui suit :

1. Par une délibération du 14 novembre 2019, la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne a approuvé le plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Beauzire (Haute-Loire). Par une décision du 11 février 2020, la même autorité a rejeté le recours gracieux de M. A, propriétaire indivis des parcelles cadastrées ZC 34, 19, 12, 20 et 994, situées sur le territoire de la commune de Saint-Beauzire, tendant au retrait de cette délibération. Par sa requête, M. A demande l'annulation de cette délibération.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

Sur la régularité de l'enquête publique :

2. Les irrégularités dans le déroulement de l'enquête publique ne sont de nature à vicier la procédure et donc à entraîner l'illégalité de la décision prise à l'issue de l'enquête publique que si elles n'ont pas permis une bonne information de l'ensemble des personnes intéressées par l'opération ou si elles ont été de nature à exercer une influence sur les résultats de l'enquête et, par suite, sur la décision de l'autorité administrative.

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 123-1 du code de l'environnement : " L'enquête publique a pour objet d'assurer l'information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l'élaboration des décisions susceptibles d'affecter l'environnement mentionnées à l'article L. 123-2. () ". Aux termes de l'article L. 123-10 du même code : " () L'information du public est assurée par voie dématérialisée et par voie d'affichage sur le ou les lieux concernés par l'enquête, ainsi que, selon l'importance et la nature du projet, plan ou programme, par voie de publication locale. () ". Et aux termes de l'article R. 123-9 du même code : " () II. - Un dossier d'enquête publique est disponible en support papier au minimum au siège de l'enquête publique. / Ce dossier est également disponible depuis le site internet mentionné au II de l'article R. 123-11. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de l'enquête public a été mis à la disposition du public à la mairie de la commune de Saint-Beauzire et au siège de la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne, ainsi que sur le site internet de la communauté de communes. M. A, sans contester ces modalités, se prévaut cependant de difficultés liées au téléchargement des différentes pièces du dossier mis à disposition. Toutefois, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que d'autres administrés aient connu des difficultés de téléchargement, d'autre part, il ressort des pièces du dossier que la commune de Saint-Beauzire a apporté une assistance technique au requérant, et enfin, M. A a pu utilement donner ses observations sur le projet de plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Beauzire. Dans ces conditions, il n'est pas établi que des difficultés de téléchargement du dossier mis à l'enquête dont se plaint M. A aient fait obstacle au bon déroulement de l'enquête et aient nui à l'information du public.

5. En deuxième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose de période au cours desquelles les enquêtes publiques doivent être organisées. Il ressort des pièces du dossier que l'enquête publique a eu lieu du 19 août 2019 au 20 septembre 2019. Il n'est pas établi que la période d'organisation de l'enquête publique en cause ait altéré le bon déroulé de l'enquête ou ait empêché les administrés d'émettre leurs observations. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la procédure d'enquête publique a été irrégulière.

6. En troisième lieu, il ressort des termes de l'arrêté du 18 juillet 2019 pris par la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne, et fixant les modalités de la concertation, que les observations du public pouvaient être, soit consignées sur les registres d'enquête publique déposés en mairie ou au siège de la communauté de communes, soit adressées par courrier au commissaire enquêteur, soit adressées par courrier électronique à une adresse mail indiquée. En revanche, l'appel téléphonique n'était pas une modalité prévue par cet arrêté. La circonstance que le commissaire enquêteur ait refusé de s'entretenir avec M. A par téléphone, alors au demeurant que le requérant a pu émettre ses observations par écrit, n'est pas de nature à entacher d'irrégularité l'enquête publique.

7. En quatrième lieu, il est constant que les plans annexés au projet de plan local d'urbanisme, réalisés par un bureau d'études, comportaient quelques erreurs dès lors que des habitations figuraient sur certaines parcelles pourtant non construites. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le commissaire enquêteur a relevé l'existence de cette erreur dans son rapport et la chambre d'agriculture de la Haute-Loire a constaté cette même erreur dans son avis du 14 mai 2019. Par ailleurs, le public a pu avoir accès à cet avis et a pu émettre ses observations sur cette erreur. Par suite, il n'est pas démontré que cette erreur, au demeurant, de faible importance ait nuit à la bonne information de l'ensemble des personnes intéressées ou ait pu exercer une influence sur les résultats de l'enquête publique ni qu'elle ait altéré la sincérité de l'enquête publique.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 123-19 du code de l'environnement : " Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête établit un rapport qui relate le déroulement de l'enquête et examine les observations recueillies. / Le rapport comporte le rappel de l'objet du projet, plan ou programme, la liste de l'ensemble des pièces figurant dans le dossier d'enquête, une synthèse des observations du public, une analyse des propositions produites durant l'enquête et, le cas échéant, les observations du responsable du projet, plan ou programme en réponse aux observations du public. / Le commissaire enquêteur ou la commission d'enquête consigne, dans une présentation séparée, ses conclusions motivées, en précisant si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet. () ".

9. Si ces dispositions n'imposent pas au commissaire enquêteur de répondre à chacune des observations présentées lors de l'enquête publique, elles l'obligent à indiquer, au moins sommairement, en donnant son avis personnel, les raisons qui déterminent le sens de cet avis.

10. M. A soutient, d'une part, que le commissaire enquêteur n'a pas suffisamment répondu à ses observations, ce qui constituerait une rupture d'égalité entre les participants à l'enquête publique, et d'autre part, a fait preuve de complaisance vis-à-vis d'observations présentées par d'autres propriétaires de parcelles du hameau des Bordes. Il ressort du rapport du commissaire enquêteur du 11 octobre 2019 que ce dernier a intégré dans son rapport l'intégralité des observations de M. A, qui portaient essentiellement sur le contexte du hameau des Bordes, sur la terminologie employée dans le projet de plan local d'urbanisme et sur le classement de certaines parcelles, dont celles dont il est propriétaire. Par ailleurs, il ressort des termes de ce même rapport qu'en réponse, le commissaire enquêteur a précisé que le classement des parcelles de M. A en zone urbaine est contraire aux objectifs du projet d'aménagement et de développement durable et, s'agissant du classement des parcelles appartenant à d'autres propriétaires, le commissaire enquêteur a apporté des éléments de réponse. Ainsi, il ne ressort pas des éléments de réponses apportés ni d'aucun autre élément du rapport d'enquête que le commissaire enquêteur aurait fait preuve de partialité dans son travail. Dans ces conditions, la motivation apportée par le commissaire enquêteur doit être regardée comme suffisante, ne révélant aucune différence de traitement entre les administrés.

11. En sixième lieu, il ressort du rapport de présentation que la collectivité a choisi d'étendre la surface constructible sur la commune de Saint-Beauzire de 5,4 ha au regard des perspectives d'évolution démographique sur le territoire, de la disponibilité foncière et des objectifs de ralentissement de la consommation des espaces fixés dans le plan d'aménagement et de développement durable. Il ressort des plans du rapport de présentation que la matérialisation de trois constructions sur des parcelles en réalité non construites dans le hameau de Bordes et qui ont fait l'objet d'un classement partiel en zone constructible n'a eu aucune influence sur l'appréciation des surfaces des terrains pouvant être identifiés comme constructibles. Le requérant ne démontre pas par ailleurs que le bilan des surfaces constructibles serait erroné pour un autre motif. En tout état de cause, le requérant ne démontre pas l'incidence qu'aurait eu cette prétendue erreur sur les surfaces constructibles sur les résultats de l'enquête et, par suite, sur la décision de l'autorité administrative procédant au classement desdites parcelles.

12. Il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de l'irrégularité de l'enquête publique doit être écarté.

Sur le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation :

13. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par ce plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

14. Il ressort des pièces du dossier qu'au sein du hameau des Bordes, les parcelles ZC 66, ainsi qu'une partie des parcelles ZC 10 et ZC 50, qui constituaient auparavant des parcelles agricoles, ont été classées en zone urbaine par les auteurs du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Beauzire. Si ces classements ont pour effet de répondre en partie à des projets de construction de certains propriétaires, ils correspondent également aux objectifs des auteurs du plan, qui ont entendu, ainsi qu'il ressort du projet d'aménagement et de développement durable, densifier les hameaux existants, remplir les dents creuses, tout en économisant le foncier. Or il ressort des pièces du dossier que les parcelles ZC 10 et ZC 50 classées en zone constructibles sont situées entre deux zones de parcelles construites. Par ailleurs, la parcelle ZC 66 jouxte une parcelle construite. Eu égard à sa superficie et à sa situation, son classement en zone constructible, constitue une extension limitée de l'urbanisation. En outre, il ressort des pièces du dossier que le classement en zone A des parcelles ZC 34 et ZC 12, dont le requérant est propriétaire, a été maintenu par le plan local d'urbanisme intercommunal litigieux. Il ressort de la configuration des lieux que la parcelle ZC 34, d'une superficie d'environ 31 000m², est séparée du hameau de Bordes par deux axes routier et n'est ainsi pas en continuité des constructions existantes. D'autre part, la parcelle ZC 12, d'une superficie d'environ 12 000m², se situe en périphérie du hameau des Bordes. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la délibération approuvant le plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Beauzire serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation du zonage des parcelles du hameau de Bordes.

Sur le détournement de pouvoir :

15. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que les seules erreurs, de faible importance, dont est entaché le dossier d'enquête public quant à l'identification de parcelles supportant des constructions ne sont pas de nature à démontrer que ledit dossier comportait de faux documents ou de fausses informations ayant eu pour effet d'altérer l'information du public durant l'enquête publique ni celle des conseillers communautaires lors du vote de la délibération adoptant le plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Beauzire. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'un détournement de pouvoir doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération en litige.

Sur les frais de l'instance :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande le requérant au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de M. A la somme de 1 500 euros à verser à la communauté de communes Brioude-Sud-Auvergne sur le fondement des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : M. A versera la somme de 1 500 euros à la communauté de communes de Brioude-Sud-Auvergne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes de Brioude-Sud-Auvergne.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bentéjac, présidente,

Mme Jaffré, première conseillère,

M. Nivet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.

La rapporteure,

M. JAFFRÉ La présidente,

C. BENTÉJAC

La greffière,

C. PETIT

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°200121JC

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