vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2101262 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | MAYET |
Vu la procédure suivante :
Par la requête, enregistrée le 15 juin 2021, Mme B A demande au tribunal d'annuler les délibérations du 12 avril 2021 par lesquelles le conseil municipal de la commune d'Escoutoux a approuvé le déclassement de délaissés de voirie.
Elle soutient que :
- la voie communale concernée est toujours empruntée ;
- la circulation ne pourra pas être déviée sans risque sur le chemin plus étroit qui débouche sur sa propriété et sans lui occasionner des nuisances.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2021, la commune d'Escoutoux conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Une ordonnance du 27 avril 2022 a fixé la clôture d'instruction au 30 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jurie ;
- les conclusions de M. Panighel, rapporteur public ;
- et les observations de Me Mayet, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Par deux délibérations numérotées 2021-41 et 2021-42 en date du 12 avril 2021, le conseil municipal de la commune d'Escoutoux a approuvé le déclassement et la cession de délaissés de voirie respectivement contigus aux parcelles BE 117 et BE 131 et aux parcelles BE 352, BE 353, BE 358, BE 360, BE 373 et BE 380. Mme A demande l'annulation de ces deux délibérations.
2. Aux termes de l'article L. 2141-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Un bien d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1, qui n'est plus affecté à un service public ou à l'usage direct du public, ne fait plus partie du domaine public à compter de l'intervention de l'acte administratif constatant son déclassement ".
3. Pour approuver le déclassement des délaissés de voirie en cause, le conseil municipal d'Escoutoux a relevé qu'ils n'étaient plus affectés à l'usage direct du public.
4. En premier lieu, Mme A fait valoir que la portion de voie communale concernée est toujours empruntée. Toutefois, aucun des éléments du dossier ne tend à corroborer cette allégation. En outre, il ressort des pièces produites par la commune d'Escoutoux en défense que les portions de voirie en litige ont pour seule vocation de desservir les deux maisons d'habitations appartenant aux personnes qui ont acquis ces parties du domaine communal après leur désaffectation. Par suite, le moyen tiré de ce que la portion de voie communale en cause serait toujours affectée à l'usage du public manque en fait et doit, ainsi, être écarté.
5. En second lieu, la requérante expose que la circulation qui empruntait la voie communale déclassée ne pourra pas être déviée sans risque sur le chemin plus étroit qui débouche sur sa propriété, ce qui lui occasionnera également des nuisances. Toutefois, ces circonstances, qui ne sont au demeurant accréditées par aucune pièce du dossier, sont sans incidence sur la légalité des déclassements en litige.
6. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune d'Escoutoux.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Caraës, présidente,
M. Jurie, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2024.
Le rapporteur,
G. JURIE
La présidente,
R. CARAËS
La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°210126
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026