jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2101542 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | ROUX |
Vu la procédure suivante :
Par une décision nos 449411, 449413, 449414, 449415 du 21 juillet 2021, le Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Clermont-Ferrand la requête présentée par M. B A le 10 mars 2020.
Par une requête, enregistrée le 10 mars 2020, M. B A, représenté par Me Peraldi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de la ministre des armées du 7 janvier 2020, transmise le 15 janvier 2020, portant rejet du recours formé devant la commission des recours des militaires ;
2°) d'enjoindre à la ministre des armées de retirer les sanctions disciplinaires, de reconstituer sa carrière, de le réintégrer dans son emploi, de lui attribuer la protection fonctionnelle, de faire cesser la situation de harcèlement moral et de prendre en charge ses frais de justice et de représentation, le tout dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à venir ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser les sommes de 14 468 euros au titre de la réparation de son préjudice et de 3 560 euros au titre des frais de justice et de représentation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de mutation attaquée est entachée d'une incompétence de son signataire ;
- la décision de mutation contestée a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors qu'elle n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire lui donnant accès à son dossier disciplinaire, aux conclusions de l'enquête et aux déclarations du sous-officier à propos du déplacement des vélos dont il est fait mention ;
- la décision de mutation attaquée constitue une sanction disciplinaire et révèle un harcèlement moral dont il a été victime ; en effet, sa mutation emporte une perte de responsabilité et de rémunération et s'apparente à une " mise au placard " ; par ailleurs, son épouse a été envoyée en Guyane sous préavis court ; de plus, il a été mandaté par une assistante sociale à son domicile, remettant en cause sa capacité à s'occuper de ses enfants et il s'est vu interdire d'être bénévole en qualité de moniteur à la section ski du club sportif et artistique ; en outre, il a fait l'objet de diffamation auprès de son régiment ;
- la sanction déguisée contestée est disproportionnée et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le refus de faire droit à la demande de protection fonctionnelle est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il ne reconnaît pas la situation de harcèlement moral dont il fait l'objet ;
- il a subi des préjudices du fait de la sanction déguisée et du harcèlement moral dont il a fait l'objet qu'il incombe à l'Etat d'indemniser, en procédant à la reconstitution de sa carrière et en lui allouant la nouvelle bonification indiciaire à compter du mois d'octobre 2018 ; par ailleurs, il a droit à la réparation de son préjudice moral qui doit être évalué à 7 000 euros ; en outre, il a subi un préjudice d'image et de réparation qui doit être évalué à 7 000 euros ; il a également droit à la réparation des frais de justice et de représentation engagés pour un montant provisoire de 3 560 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 avril 2021, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision nos 449411, 449413 449414, 449415 du conseil d'Etat du 21 juillet 2021, par laquelle l'affaire a été transmise au tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
Vu :
- la loi du 22 avril 1905 ;
- le code de la défense ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jaffré,
- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,
- et les observations de Me Roux, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. A, capitaine de l'armée de terre, a été, jusqu'à sa radiation des cadres au 1er août 2019, affecté au 28ème régiment de transmissions à Issoire. Chef du bureau instruction, il a été responsable d'une session de formation de moniteurs d'instruction du tir au combat organisée au camp de Caylus du 9 au 20 juillet 2018. A l'issue de cette session, l'adjudant Laurie Maisonneuve a transmis la fiche réglementaire nécessaire à la prise en charge des indemnités de services dues à l'encadrement et aux stagiaires ayant participé à la formation à M. A qui l'a signée et l'a fait suivre au bureau en charge de son traitement. Un second document, établi par un autre militaire, a été signé et transmis par M. A. Ce document ne mentionnait pas la présence de l'adjudant Maisonneuve, la privant ainsi des indemnités dues au titre de ce déplacement et faisait état, pour M. A, d'une période de présence supérieure à la présence indiquée dans le premier document. A la suite d'une dégradation des relations de travail au sein de ce bureau, M. A s'est vu notifier le 19 octobre 2018, par le commandant du régiment, un changement d'affectation le plaçant dans un autre bureau. Par un courrier du 20 novembre 2018, M. A a demandé au commandant du régiment de retirer la décision de changement d'affectation et formé une demande de réparation du préjudice qu'il estime avoir subi. Cette demande a été rejetée par un courrier du commandant du régiment du 28 novembre 2018. Une décision du 4 février 2019 a infligé à M. A une sanction de 10 jours d'arrêt. Ce dernier a formé un recours, le 11 mars 2019, auprès de la commission de recours des militaires dirigé contre la décision de changement d'affectation du 19 octobre 2018, contre la décision du 28 novembre 2018 rejetant son recours gracieux et sa demande préalable en réparation et la décision de sanction du 4 février 2019. Le recours contre la décision de sanction a été adressé au chef d'état-major de l'armée de terre qui l'a rejeté par une décision du 17 avril 2019. Par une décision du 7 janvier 2020 faisant suite à une décision implicite de rejet par la commission des recours des militaires, la ministre des armées a estimé que les conclusions présentées devant la commission de recours des militaires tendant à l'annulation de la sanction disciplinaire du 4 février 2019 étaient irrecevables et a rejeté les autres conclusions du recours administratif préalable obligatoire présenté par M. A.
2. Par des requêtes dirigées contre ces décisions successives, enregistrées respectivement les 11 mars, 17 juin et 16 septembre 2019 et 10 mars 2020, M. A a demandé l'annulation de ces différentes décisions et la condamnation de l'Etat à l'indemniser du préjudice qu'il estime avoir subi. Par une décision n° 449411 du 21 juillet 2021, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux a, d'une part, jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions des 18 octobre et 28 novembre 2018 et de la décision implicite de rejet de la commission des recours militaires, a rejeté les conclusions dirigées contre la décision de sanction du 4 février 2019 et le rejet du recours administratif de l'intéressé du 17 avril 2019 ainsi que les conclusions indemnitaires tendant à la réparation d'un préjudice que le requérant allègue avoir subi du fait de la sanction disciplinaire. Le conseil d'Etat a, d'autre part, renvoyé au tribunal administratif de Clermont-Ferrand le litige présenté dans la requête enregistrée le 10 mars 2020. Par cette requête, M. A demande au tribunal l'annulation de la décision de la ministre des armées du 7 janvier 2020 et de condamner l'Etat à lui verser une indemnité au titre de ses préjudices.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de mutation d'office :
3. En premier lieu, par arrêté du 21 juin 2017 portant délégation de signature (cabinet de la ministre des armées), publié au Journal officiel de la République française du 23 juin 2017, la ministre des armées a donné délégation permanente à M. D C, directeur du cabinet civil et militaire, et à M. E F, directeur adjoint du cabinet civil et militaire de la ministre des armées, à l'effet de signer, en son nom, tous actes, à l'exclusion des décrets, en ce qui concerne les affaires pour lesquelles délégation n'est pas donnée aux personnes mentionnées à l'article 1er du décret du 27 juillet 2005. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 7 janvier 2020 ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, une mutation d'office revêt le caractère d'une mesure disciplinaire déguisée lorsque, tout à la fois, il en résulte une dégradation de la situation professionnelle de l'agent concerné et que la nature des faits qui ont justifié la mesure et l'intention poursuivie par l'administration révèlent une volonté de sanctionner cet agent.
5. Il ressort des pièces du dossier que le changement d'affectation de M. A a été décidé à la suite d'une plainte pour vol déposée par une de ses subordonnées à son encontre le 18 octobre 2018. Il ressort du compte rendu d'entretien du 19 octobre 2018 que le supérieur hiérarchique a estimé que les relations conflictuelles qu'entretenaient M. A et sa subordonnée, dont la matérialité n'est pas contestée, menaçaient le bon déroulement du service. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier que le requérant a fait l'objet de reproches quant à sa manière de servir pour avoir signé des documents administratifs erronés préjudiciant notamment à sa subordonnée, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a fait l'objet, pour ces faits, d'une procédure disciplinaire aboutissant à une sanction de 10 jours d'arrêt. Dans ces conditions, en l'absence d'établissement de l'intention de l'autorité territoriale de sanctionner M. A, la décision en litige ne constitue pas une sanction déguisée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse aurait dû être précédée d'une procédure contradictoire, dont, au demeurant, il ne mentionne pas le fondement juridique.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 4121-5 du code de la défense : " () Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service, les mutations tiennent compte de la situation de famille des militaires, () ".
7. D'une part, le changement d'affectation de M. A ne constituant pas une sanction déguisée, ainsi qu'il a été dit au point 5, le requérant ne peut utilement soutenir que cette décision serait disproportionnée au regard des faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il a fait l'objet d'une procédure disciplinaire concomitante.
8. D'autre part, le requérant n'apporte au tribunal aucune précision sur les conséquences qu'aurait la décision attaquée sur sa situation personnelle et familiale. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mutation en litige prise, ainsi qu'il a été dit au point 5, dans l'intérêt du service, serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle et familiale.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 4123-10-2 du code de la défense : " Aucun militaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. (). ".
10. Pour affirmer que la décision de mutation du 27 novembre 2019 porte atteinte à son droit de ne pas être soumis à un harcèlement moral, M. A fait valoir que cette mesure fait partie d'un ensemble d'agissements répétés et excédant les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Il prétend, à ce titre, premièrement, que cette mesure caractérise une " mise au placard ", deuxièmement, que son épouse a fait l'objet d'une désignation sur une mission en Guyane avec un préavis très court, troisièmement, que son supérieur hiérarchique a fait déplacer une assistance sociale à son domicile, quatrièmement, qu'il a été victime de diffamations, cinquièmement, qu'il a été l'objet d'une mesure vexatoire au sein du club de ski présidé par son supérieur hiérarchique.
11. Toutefois, d'une part, le changement d'affectation de M. A ne constitue pas une sanction déguisée, ainsi qu'il a été dit au point 5. Par ailleurs, le requérant qui se contente d'affirmer que la mutation litigieuse est accompagnée d'une baisse de rémunération du fait de la perte de la NBI, ne démontre pas que sa nouvelle affectation entraînerait une diminution de ses responsabilités. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir être l'objet d'une " mise au placard " à raison d'une telle sanction.
12. D'autre part, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort d'aucune pièce produite par le requérant que la désignation de son épouse sur une mission de courte durée en Guyane, qui n'a pas été contestée par l'intéressée, l'administration indiquant qu'elle s'était déclarée volontaire pour ce type de mission, aurait été décidée afin de mettre en difficulté le requérant. Par ailleurs, la visite d'une assistante sociale dont la mission est d'accompagner et soutenir les agents pour faire face aux sujétions liées à leur mission, alors que le requérant se trouvait seul avec ses cinq enfants et faisant face à une situation professionnelle conflictuelle, ne peut être regardée comme un indice révélant une situation de harcèlement moral. En outre, le requérant n'apporte aucun commencement de preuve de ce qu'il aurait fait l'objet de diffamation lors de la réunion organisée le 19 octobre 2018 par le chef de corps du régiment pour annoncer aux agents du régiment la mutation de l'intéressé. Enfin, si la candidature du requérant pour être moniteur de ski bénévole a été rejetée par le président du club sportif et artistique d'Issoire, au motif que l'intéressé était en arrêt en maladie à la date de la désignation des moniteurs bénévoles, il ne ressort pas des pièces produites à l'instance que ce refus aurait été en réalité motivé par l'intention de le mettre à l'écart par ses supérieurs hiérarchiques.
13. Ainsi, les éléments de l'instance, pris isolément ou cumulativement, ne permettent pas de faire présumer que la mesure en litige, qui n'est pas en tant que tel un agissement de harcèlement moral, ferait partie d'un ensemble d'agissements répétés et excédant les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique qui ont eu pour effet d'altérer sa santé. M. A ne peut donc pas soutenir que cette mesure méconnaîtrait les dispositions législatives citées au point 9 en portant atteinte à son droit statutaire de ne pas être soumis à un harcèlement moral.
En ce qui concerne la décision de refus de protection :
14. Aux termes de l'article L. 4123-10 du code de la défense : " Les militaires sont protégés par le code pénal et les lois spéciales contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les menaces, violences, harcèlements moral ou sexuel, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils peuvent être l'objet. / L'Etat est tenu de les protéger contre les menaces et attaques dont ils peuvent être l'objet à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. Il est subrogé aux droits de la victime pour obtenir des auteurs des menaces ou attaques la restitution des sommes versées aux victimes. / Il peut exercer, aux mêmes fins, une action directe, au besoin par voie de constitution de partie civile, devant la juridiction pénale. / () / Le présent article s'applique sans préjudice des dispositions de l'article L. 113-1 du code de la sécurité intérieure et de celles de l'article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. ".
15. Si la protection fonctionnelle résultant d'un principe général du droit n'est pas applicable aux différends susceptibles de survenir, dans le cadre du service, entre un agent public et l'un de ses supérieurs hiérarchiques, il en va différemment lorsque les actes du supérieur hiérarchique sont, par leur nature ou leur gravité, insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
16. Il résulte de ce qui a été exposé aux points précédents qu'en l'absence de présomption de faits de harcèlement moral, M. A, qui ne fait pas état de faits insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, ne peut prétendre au bénéfice de la protection fonctionnelle.
17. Il résulte de tout ce qui précède que, par les moyens invoquées, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision ministérielle du 7 janvier 2020 doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
18. D'une part, eu égard à ce qui a été dit ci-dessus, les conclusions indemnitaires présentées par M. A sur le fondement de l'illégalité fautive de la décision du 7 janvier 2020doivent être rejetées.
19. D'autre part, si le requérant entend invoquer l'existence d'un harcèlement moral pour fonder sa demande indemnitaire, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 11, 12 et 13, ces conclusions indemnitaires ne peuvent qu'être rejetées.
20. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. A doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 2 mai 2024 , à laquelle siégeaient :
- Mme Bader-Koza, présidente du tribunal,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
La rapporteure,
M. JAFFRÉ
La présidente,
S. BADER-KOZA
La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°210154
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026