LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2101913

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2101913

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2101913
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 3

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B qui contestait le retrait de l’attribution de la prime « MaPrimeRénov’ » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le retrait était motivé par le fait que la facture des travaux était antérieure à la date de dépôt de sa demande, en méconnaissance de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La requérante invoquait un blocage du site internet de l’ANAH, mais n’a pas apporté la preuve que ce dysfonctionnement l’aurait empêchée de déposer sa demande avant le début des travaux. Le tribunal a également constaté que les travaux ne relevaient d’aucune des dérogations prévues par le même décret. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2112001 du 7 septembre 2021, le président du tribunal administratif de Paris, en application des dispositions combinées des articles R. 351-3 et R. 312-7 du code de justice administrative, a transmis au tribunal administratif de Clermont-Ferrand la requête de Mme B.

Par une requête, enregistrée le 5 juin 2021, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 19 février 2021 par laquelle la directrice de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a rejeté le recours administratif préalable formé contre la décision de retrait d'attribution de la prime de transition énergétique dite " MaPrimeRénov' ".

Elle soutient que :

- un blocage du site n'a pas permis la finalisation de son dossier ouvert en mars 2020 conduisant à ce que sa facture soit antérieure à la date de dépôt de sa demande ;

- l'absence d'attribution de cette subvention la place dans une situation financière compliquée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2022, l'Agence nationale de l'habitat conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.

Une ordonnance du 7 octobre 2022 a fixé sa clôture au 2 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 ;

- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Debrion, premier conseiller, pour exercer les fonctions de rapporteur public sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bader-Koza ;

- et les conclusions de M. Debrion, rapporteur public.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. En vue de l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, Mme B a sollicité auprès de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) le bénéfice de la prime de transition énergétique dite " MaPrimeRenov' ". Par une décision du 11 décembre 2020, la directrice générale de l'ANAH lui a octroyé une prime d'un montant estimé à 2 333,75 euros. Par une décision du 20 janvier 2021, l'ANAH a notifié à l'intéressée le retrait de cette aide au motif que la date de la facture était antérieure à la date de dépôt de la demande de subvention. Le 2 février 2021, Mme B a formé un recours administratif préalable à l'encontre de cette décision qui a été rejeté par décision du 19 février 2021, reçue le 26 mai 2021. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cette décision.

2. L'article 15 de la loi du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 prévoit la création d'" une prime de transition énergétique destinée à financer, sous conditions de ressources, des travaux et dépenses en faveur de la rénovation énergétique des logements. () ". L'article 2 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime à la transition énergétique dispose, dans sa version applicable au litige, que : " () / II.- Seuls les travaux et prestations commencés après l'accusé de réception par l'Agence nationale de l'habitat de la demande de prime y ouvrent droit. Cet accusé de réception ne vaut pas décision d'attribution de la prime. / Par dérogation au premier alinéa du présent II : / 1° Le directeur général de l'Agence nationale de l'habitat peut, à titre exceptionnel, accorder une prime lorsque le dossier a été déposé après le commencement des travaux ou prestations, notamment en cas de travaux ou prestations : / - urgents en raison d'un risque manifeste pour la santé ou la sécurité des personnes ; / - résultant de dommages causés par une catastrophe naturelle ou technologique, ou par effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones, dûment constatés en application des articles L. 125-1, L. 122-7 et L. 128-1 du code des assurances ; () ". Selon l'article 11 dudit décret, " En cas de non-respect des conditions d'attribution de la prime de transition énergétique, la décision attributive peut être retirée en totalité ou partiellement, entraînant le reversement de tout ou partie des sommes perçues au titre de la prime. / () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que les travaux d'installation d'une pompe à chaleur air/eau ont été effectués en juin 2020 et ont donné lieu à l'émission d'une facture en date du 24 juin 2020. Il ressort également des pièces du dossier que la demande de subvention de Mme B a été enregistrée seulement le 9 décembre 2020. Dans ces conditions, lesdits travaux ont été réalisés avant que l'ANAH n'accuse réception de la demande de prime présentée par l'intéressée.

4. Mme B se prévaut de blocages du site internet de l'ANAH qui ne lui auraient pas permis de finaliser sa demande de subvention avant la réalisation des travaux. Toutefois, si elle verse au débat un témoignage issu du site " UFC Que Choisir " relatif à des dysfonctionnements de la plateforme de l'ANAH, cette circonstance n'est pas de nature à établir que ces dysfonctionnements l'auraient effectivement empêchée de déposer sa demande avant le commencement des travaux. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que les travaux réalisés entreraient dans l'un des cas dérogatoires, prévus par les dispositions précitées de l'article 2 du décret du 14 janvier 2020, permettant de prétendre au bénéfice de la subvention malgré une demande déposée après le commencement des travaux.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'Agence nationale de l'habitat.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Bader-Koza, présidente,

- Mme Jaffré, première conseillère,

- M. Brun, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.

La présidente,

S. BADER-KOZA

L'assesseure la plus ancienne,

dans l'ordre du tableau,

M. JAFFRÉ

Le greffier,

P. MANNEVEAU

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2101913

AC

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions