LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2102153

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2102153

jeudi 18 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2102153
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantRIQUIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 13 octobre 2021, le 23 mars 2022 et le 12 avril 2022, Mme B A, représentée par l'AARPI Ad'Vocare, Me Gauché, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 15 septembre 2021 par laquelle la directrice déléguée du centre hospitalier de Billom l'a suspendue de ses fonctions à compter du 1er octobre 2021 jusqu'à production d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination contre la covid-19 ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Billom de rétablir le versement de son traitement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Billom la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable dès lors qu'elle comporte des conclusions ; ses moyens sont opérants et suffisamment étayés pour en apprécier le bien-fondé ;

- cette décision constitue une sanction disciplinaire prise en méconnaissance des garanties disciplinaires d'usage telles que rappelées par l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il existe une différence de traitement entre salariés de droit privé et agents publics dès lors qu'en droit privé, la suspension du contrat de travail est considérée comme une sanction disciplinaire ;

- dès lors que cette sanction est prise en méconnaissance du principe du contradictoire, elle ne peut intervenir qu'avec maintien de son salaire, si bien que son salaire doit être rétabli ;

- la décision constitue une mesure de police disproportionnée ;

- le centre hospitalier n'était pas en situation de compétence liée pour édicter une telle mesure.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 mars 2022, le 12 avril 2022 et le 19 avril 2022, le centre hospitalier de Billom, représenté par l'AARPI Publica Avocats, Me Riquier, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que

- la requête est irrecevable dès lors que la requête n'est assortie d'aucune conclusion ; elle n'est assortie d'aucun moyen opérant dès lors que la décision en litige ne constitue ni une sanction disciplinaire, ni une mesure de police administrative, et qu'il était en situation de compétence liée pour édicter une telle mesure ;

- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 13 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 avril 2022.

Vu :

- l'ordonnance n°2102154 du 18 octobre 2021 du juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.() ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Par une décision du 15 septembre 2021, la directrice déléguée du centre hospitalier de Billom a suspendu Mme A de ses fonctions à compter du 1er octobre 2021 jusqu'à production par l'intéressée d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination contre la covid-19. Pour contester cette décision, la requérante se borne à soutenir qu'il s'agit d'une sanction disciplinaire prise en méconnaissance du principe du contradictoire et par suite en méconnaissance des articles 16 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'en droit privé, une telle mesure constitue une sanction disciplinaire, si bien qu'il existe là une différence de traitement entre agents publics et salariés du secteur privé, et qu'il s'agit par ailleurs d'une mesure de police administrative disproportionnée. Toutefois, la décision attaquée, prise sur le fondement de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, n'est constitutive, ni d'une mesure de police administrative, ni d'une sanction disciplinaire. Dans ces conditions, et alors que les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et du citoyen ne peuvent en tout état de cause être utilement invoquées à l'encontre de la mesure administrative en litige, Mme A n'assortit sa demande que de moyens inopérants. Par suite, la requête de Mme A doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par le centre hospitalier de Billom au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Billom au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au centre hospitalier de Billom.

Fait à Clermont-Ferrand, le 18 janvier 2024.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.JC

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions