jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2102336 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | AARPI THEMIS (MAÎTRES MONTRICHARD / CIAUDO) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 novembre 2021, M. A B, représenté par l'AARPI Themis, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 août 2021 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires d'Auvergne-Rhône-Alpes a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé contre la décision du 19 juillet 2021 prise par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et lui infligeant une sanction disciplinaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'autorité ayant décidé des poursuites était incompétente ;
- la commission de discipline était irrégulièrement composée ;
- la sanction a été prise en violation des droits de la défense ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas matériellement établis ;
- la qualification juridique des faits est inexacte ;
- la sanction qui lui a été infligée présente un caractère disproportionné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 25 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 juin 2023.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Debrion,
- et les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, incarcéré au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure depuis le 11 septembre 2018, a, par une décision du 19 juillet 2021 prise par la commission de discipline, été sanctionné de quinze jours de privation de cantine pour avoir jeté sur la coursive des sachets de légumes et ne pas avoir ramassé ces sachets malgré les injonctions adressées en ce sens. M. B a alors formé le 22 juillet 2021 auprès du directeur interrégional des services pénitentiaires d'Auvergne-Rhône-Alpes le recours prévu à l'article R. 57-7-32 du code de procédure pénale. Par une décision du 4 août 2021, le directeur précité a rejeté ce recours. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cette décision du 4 août 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 57-7-32 du code de procédure pénale, alors en vigueur : " La personne détenue qui entend contester la sanction prononcée à son encontre par la commission de discipline doit, dans le délai de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision, la déférer au directeur interrégional des services pénitentiaires préalablement à tout recours contentieux () ". Il résulte de ces dispositions que le recours ouvert aux détenus pour contester les sanctions disciplinaires prononcées à leur encontre par la commission de discipline de l'établissement devant le directeur interrégional des services pénitentiaires constitue un recours préalable obligatoire. Il suit de là que la décision prise sur un tel recours par le directeur interrégional se substitue à la sanction initialement prononcée et est seule susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Eu égard aux caractéristiques de la procédure suivie devant la commission, cette substitution ne saurait toutefois faire obstacle à ce que soient invoquées, à l'appui d'un recours dirigé contre la décision du directeur interrégional, les éventuelles irrégularités de la procédure suivie devant la commission de discipline préalablement à la décision initiale.
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 57-7-15 du code de procédure pénale : " Le chef d'établissement ou son délégataire apprécie, au vu des rapports et après s'être fait communiquer, le cas échéant, tout élément d'information complémentaire, l'opportunité de poursuivre la procédure () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme C, lieutenant pénitentiaire exerçant les fonctions de cheffe de détention, bénéficiait, en vertu d'une décision du 25 juin 2021 prise par le directeur de l'établissement pénitentiaire moulinois, et régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Allier le même jour, d'une délégation de signature à l'effet de décider d'engager des poursuites disciplinaires à l'encontre des personnes détenues, en application de l'article R. 57-7-15 du code de procédure pénale. Par suite le moyen tiré de l'absence d'habilitation de la signataire de la décision d'engagement des poursuites disciplinaires manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 57-7-6 du code de procédure pénale : " La commission de discipline comprend, outre le chef d'établissement ou son délégataire, président, deux membres assesseurs ". Aux termes de l'article R. 57-7-7 du même code : " Les sanctions disciplinaires sont prononcées, en commission, par le président de la commission de discipline. Les membres assesseurs ont voix consultative ". Selon l'article R. 57-7-8 de ce code : " Le président de la commission de discipline désigne les membres assesseurs. / Le premier assesseur est choisi parmi les membres du premier ou du deuxième grade du corps d'encadrement et d'application du personnel de surveillance de l'établissement. / Le second assesseur est choisi parmi des personnes extérieures à l'administration pénitentiaire qui manifestent un intérêt pour les questions relatives au fonctionnement des établissements pénitentiaires, habilitées à cette fin par le président du tribunal de grande instance territorialement compétent. La liste de ces personnes est tenue au greffe du tribunal de grande instance ". Aux termes de l'article R. 57-7-13 du code de procédure pénale : " En cas de manquement à la discipline de nature à justifier une sanction disciplinaire, un compte rendu est établi dans les plus brefs délais par l'agent présent lors de l'incident ou informé de ce dernier. L'auteur de ce compte rendu ne peut siéger en commission de discipline ".
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la commission de discipline qui s'est réunie le 19 juillet 2021 pour examiner les faits reprochés à M. B était composée, en plus de sa présidente, des deux membres assesseurs, conformément à ce que prévoient les dispositions de l'article R. 57-7-6 du code de procédure pénale.
7. D'autre part, et en tout état de cause, il ressort également des pièces du dossier que Mme C, lieutenant pénitentiaire exerçant les fonctions de cheffe de détention, qui exerçait les fonctions de présidente de la commission de discipline le 19 juillet 2021, bénéficiait, en vertu d'une décision du 25 juin 2021 prise par le directeur de l'établissement pénitentiaire moulinois, et régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Allier, d'une délégation de signature à l'effet de présider les commissions de discipline, en application de l'article R. 57-7-6 du code de procédure pénale. La circonstance que le délégataire du chef d'établissement apprécie, sur la base du rapport d'enquête rédigé à la suite du compte rendu d'incident et en application de l'article R. 57-7-15 du code de procédure pénale, l'opportunité de poursuivre la procédure disciplinaire puis prononce le cas échéant, en tant que président de la commission de discipline et en vertu de l'article R. 57-7-7 du même code, les sanctions disciplinaires retenues contre la personne détenue ne méconnaît pas le principe général du droit d'impartialité, applicable en matière de procédures administratives disciplinaires, dès lors que la lecture de cet acte ne saurait, sous peine d'irrégularité de la décision à rendre au regard de l'exigence d'impartialité, donner à penser que les faits visés sont d'ores et déjà établis ou que leur caractère répréhensible au regard des règles à appliquer est d'ores et déjà reconnu, ce qui est le cas, en l'espèce.
8. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le compte-rendu d'incident a été rédigé par une personne qui n'était pas le premier assesseur siégeant en commission de discipline le 19 juillet 2021.
9. Il résulte de ce qui a été dit au points 6 à 8 que le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission de discipline doit être écarté dans toutes ses branches.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 57-6-9 du code de procédure pénale : " Pour l'application des dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration aux décisions mentionnées à l'article précédent, la personne détenue dispose d'un délai pour préparer ses observations qui ne peut être inférieur à trois heures à partir du moment où elle est mise en mesure de consulter les éléments de la procédure, en présence de son avocat ou du mandataire agréé, si elle en fait la demande () ". Aux termes de l'article R. 57-7-16 du même code : " I. - En cas d'engagement des poursuites disciplinaires, les faits reprochés ainsi que leur qualification juridique sont portés à la connaissance de la personne détenue. / La personne détenue est informée de la date et de l'heure de sa comparution devant la commission de discipline ainsi que du délai dont elle dispose pour préparer sa défense. Ce délai ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. / La personne détenue dispose de la faculté de se faire assister par un avocat de son choix ou par un avocat désigné par le bâtonnier de l'ordre des avocats et peut bénéficier à cet effet de l'aide juridique. / () III. - La personne détenue, ou son avocat, peut consulter l'ensemble des pièces de la procédure disciplinaire, sous réserve que cette consultation ne porte pas atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes. / IV. L'avocat, ou la personne détenue si elle n'est pas assistée d'un avocat, peut également demander à prendre connaissance de tout élément utile à l'exercice des droits de la défense existant, précisément désigné, dont l'administration pénitentiaire dispose dans l'exercice de sa mission et relatif aux faits visés par la procédure disciplinaire, sous réserve que sa consultation ne porte pas atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes. L'autorité compétente répond à la demande d'accès dans un délai maximal de sept jours ou, en tout état de cause, en temps utile pour permettre à la personne de préparer sa défense. Si l'administration pénitentiaire fait droit à la demande, l'élément est versé au dossier de la procédure. / La demande mentionnée à l'alinéa précédent peut porter sur les données de vidéoprotection, à condition que celles-ci n'aient pas été effacées, dans les conditions fixées par un arrêté du ministre de la justice, au moment de son enregistrement. L'administration pénitentiaire accomplit toute diligence raisonnable pour assurer la conservation des données avant leur effacement. / Par dérogation aux dispositions de l'alinéa précédent, l'administration répond à la demande d'accès dans un délai maximal de quarante-huit heures. / Les données de la vidéoprotection visionnées font l'objet d'une transcription dans un rapport versé au dossier de la procédure disciplinaire ". Il résulte notamment de ces dernières dispositions que si la procédure a été engagée à partir notamment des enregistrements de vidéoprotection, ceux-ci font partie du dossier de cette procédure, lequel doit être mis à disposition de la personne détenue ou de son avocat. En revanche, dans le cas où la procédure n'a pas été engagée à partir de ces enregistrements ou en y faisant appel, il appartient à la personne détenue ou à son avocat, s'ils le jugent utile aux besoins de la défense et si ces enregistrements existent, de demander à y accéder. Un refus ne saurait être opposé à de telles demandes au motif de principe que le visionnage de ces enregistrements serait susceptible en toute circonstance de porter atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes.
11. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. B a pris connaissance des faits qui lui étaient reprochés dans la convocation qui lui a été adressée le 13 juillet 2021. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que le requérant a consulté son dossier disciplinaire le 16 juillet 2021 à 12h00.
12. Par ailleurs, il ne ressort des pièces du dossier ni que la procédure disciplinaire engagée à l'encontre de M. B l'aurait été notamment à partir d'enregistrements de vidéoprotection, ni, à supposer que ces enregistrements existent, que le requérant aurait demandé à y accéder. Par suite, M. B ne peut utilement soutenir que les droits de la défense ont été méconnus au motif que l'administration a refusé le visionnage des images vidéo de l'incident.
13. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait demandé à être assisté par un avocat ou à ce que la séance de la commission de discipline soit reportée. Par suite, il ne peut utilement invoquer une violation des droits de la défense aux motifs que l'administration a refusé de reporter la séance du 19 juillet 2021 ou de solliciter la désignation d'un avocat alors qu'elle avait bien informé l'intéressé de son droit à en bénéficier.
14. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas de la décision en litige, que le directeur interrégional des services pénitentiaires d'Auvergne-Rhône-Alpes aurait modifié la qualification juridique des faits retenus à son encontre avant de prendre cette décision.
15. Enfin, aucune disposition du code de procédure pénale ni aucun principe ne prévoient que le détenu peut se voir délivrer, alors qu'il n'en a pas même fait la demande, une copie de son dossier disciplinaire afin de préparer sa défense devant la commission de discipline.
16. Il résulte de ce qui a été dit aux points 11 à 15 que les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles R. 57-6-9 et R. 57-7-16 du code de procédure pénale et de la violation des droits de la défense doivent être écartés.
17. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 57-7-2 du code de procédure pénale : " Constitue une faute disciplinaire du deuxième degré le fait, pour une personne détenue : 1° De refuser de se soumettre à une mesure de sécurité définie par une disposition législative ou réglementaire, par le règlement intérieur de l'établissement pénitentiaire ou par toute autre instruction de service ou refuser d'obtempérer immédiatement aux injonctions du personnel de l'établissement ; () ". Aux termes de l'article R. 57-7-3 du même code : " Constitue une faute disciplinaire du troisième degré le fait, pour une personne détenue : () 4° De négliger de préserver ou d'entretenir la propreté de sa cellule ou des locaux communs ou de prendre soin des objets mis à disposition par l'administration ; () ". Aux termes, enfin, de l'article R. 57-7-33 de ce code : " Lorsque la personne détenue est majeure, peuvent être prononcées les sanctions disciplinaires suivantes : () 3° La privation pendant une période maximum de deux mois de la faculté d'effectuer en cantine tout achat autre que celui de produits d'hygiène, du nécessaire de correspondance et de tabac ; () ".
18. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment du compte-rendu d'incident rédigé dans le cadre de la procédure disciplinaire ayant conduit à l'infliction de la sanction en litige, que le 9 juillet 2021, M. B a jeté de colère dans la coursive des sachets de légumes qu'il avait cantinés et a refusé de les ramasser malgré les injonctions en ce sens du surveillant avec lequel il échangeait précédemment sur le poids et le prix des sachets précités. En se bornant à indiquer dans sa requête qu'il conteste le fait qu'il aurait jeté les produits cantinés dans la coursive, que l'administration a refusé de produire des photographies ou vidéos permettant de corroborer ces faits, et qu'il a payé pour les sachets de légumes un prix plus élevé que celui indiqué sur sa commande, le requérant ne conteste pas sérieusement la matérialité des faits reprochés tels qu'ils ont été décrits dans le compte-rendu d'incident et qui sont à l'origine de la sanction en litige.
19. D'autre part, comme le soutient d'ailleurs lui-même le requérant, les faits qui lui sont reprochés sont bien constitutifs d'un refus d'obtempérer immédiatement aux injonctions du personnel de l'établissement au sens du 1° de l'article R. 57-7-2 du code de procédure pénale, comme l'a estimé l'administration pénitentiaire.
20. Enfin, M. B soutient que la sanction de quinze jours de privation de cantine est assurément constitutive d'une erreur d'appréciation eu égard à la faible gravité des faits et aux circonstances dans lesquelles ils sont intervenus et qu'il n'a fait que vouloir comprendre le montant de sa facture et qu'il a subi une injustice. Toutefois, il n'apparaît pas que la sanction de quinze jours de privation de cantine serait, compte tenu du passif disciplinaire de l'intéressé, des faits reprochés et de leur qualification juridique qui aurait pu conduire l'administration à priver le requérant de cantine pendant deux mois, entachée d'une erreur d'appréciation.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 4 août 2021 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires d'Auvergne-Rhône-Alpes a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé contre la décision de la commission de discipline du centre pénitentiaire de Moulins du 19 juillet 2021 lui infligeant quinze jours de privation de cantine. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bentéjac, présidente,
- M. Debrion, premier conseiller,
- M. Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
C. BENTÉJAC
La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102336
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026