jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2102417 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | BENAGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 novembre 2021 et le 12 février 2022, M. B A, représenté par le cabinet Auravocats, Me Bénagès, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 1er septembre 2021 par laquelle le directeur départemental des finances publiques de l'Allier a constaté l'absence d'éligibilité pour obtenir l'aide financière du fonds de solidarité des entreprises fragilisées par l'épidémie de Covid-19 dont il a été bénéficiaire au titre des mois de janvier à avril 2021 et de juin et juillet 2021 pour un montant total de 23 559 euros et a annoncé l'émission d'un titre de perception en vue de la récupération des sommes indûment perçues.
Il soutient que :
- il ne maîtrise pas toutes les règles de procédure ;
- le service des impôts segmente son chiffre d'affaires global sans tenir compte des circonstances économiques exceptionnelles et du fait qu'il n'a plus pu exercer son activité évènementielle durant la période Covid, laquelle constituait son activité principale ;
- sa seule volonté était de ne pas déposer le bilan ;
- il demande une indulgence et une compréhension quant à sa situation particulière pour une remise totale ou partielle des sommes qu'on lui demande de rembourser.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 janvier 2022 et le 28 février 2022, le directeur départemental des finances publiques du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable en ce qu'elle est dirigée contre un acte préparatoire ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Un mémoire, présenté par M. A, représenté par le cabinet Auravocats, Me Bénagès, a été enregistré le 18 novembre 2024, soit postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 ;
- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, modifié ;
- décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Debrion,
- et les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, qui exerce une activité de marchand de biens immobiliers et une activité dans le secteur de l'évènementiel a sollicité au titre de l'année 2020 et des mois de janvier à juillet 2021, le bénéfice de l'aide aux entreprises instituée par le décret du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation. Les aides sollicitées lui ont été accordées au titre de l'année 2020, des mois de janvier à avril 2021 et des mois de juin et juillet 2021. Toutefois, à la suite de l'octroi de ces aides, l'administration fiscale, dans le cadre du contrôle a posteriori de l'éligibilité desdites aides, a estimé que M. A ne pouvait effectivement pas prétendre aux aides sollicitées et accordées pour les mois de janvier, février, mars, avril, juin et juillet 2021. Par un courrier du 1er septembre 2021 ayant pour objet la notification des conclusions du contrôle réalisé, le directeur départemental des finances publiques de l'Allier a constaté l'absence d'éligibilité pour obtenir l'aide financière du fonds de solidarité des entreprises fragilisées par l'épidémie de Covid-19 dont M. A a été bénéficiaire au titre des mois de janvier à avril 2021 et de juin et juillet 2021 pour un montant total de 23 559 euros et a annoncé l'émission d'un titre de perception en vue de la récupération des sommes indûment perçues. Par la présente requête, M. A doit être regardé comme demandant l'annulation de ce courrier du 1er septembre 2021.
2. Il ressort des pièces du dossier que l'acte contesté du 1er septembre 2021 du directeur départemental des finances publiques de l'Allier se borne à notifier au requérant les conclusions du contrôle effectué concernant son éligibilité aux aides exceptionnelles qui lui ont été attribuées au titre du fonds de solidarité institué à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19, à relever l'absence d'éligibilité aux aides ainsi versées pour un montant de 23 559 euros sur la période de janvier à avril 2021 puis de juin à juillet 2021, et à l'informer qu'un titre de perception en vue de récupérer cette somme sera émis à son encontre. Ainsi, cette lettre de l'administration se borne à porter à la connaissance de l'intéressé les résultats d'un contrôle et à l'informer de l'émission à intervenir d'un titre de perception visant à récupérer les sommes en cause, titre qui constitue un acte qui peut être contesté selon les conditions prévues aux articles 117 et suivants du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Dès lors, eu égard à son contenu et nonobstant la circonstance que la lettre précise à tort que l'intéressé dispose d'un délai de deux mois à compter de sa notification pour formuler son recours devant le tribunal administratif compétent, cette lettre ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par son destinataire devant la juridiction administrative.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées comme irrecevables.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
Copie en sera adressée, pour information, au directeur départemental des finances publiques du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bentéjac, présidente,
M. Debrion, premier conseiller,
M. Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
C. BENTÉJAC La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102417
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026