mardi 5 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2102846 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | CAP-AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 décembre 2021, Mme C A, représentée par la SELARL Cap Avocats, Me Falco, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n°2021-048 du 15 octobre 2021 par lequel le maire de Jaligny-Sur-Besbre a ordonné la fermeture de l'immeuble à l'enseigne Hôtel du Progrès situé 11 place de la République à Jaligny-Sur-Besbre ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Jaligny-Sur-Besbre au profit de son conseil une somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- en l'absence de mention de l'identité de l'auteur de l'arrêté attaqué, cet arrêté est entaché d'incompétence faute d'établir que le maire en est bien l'auteur ;
- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que la fermeture de l'établissement n'est pas de nature à faire cesser le péril alors qu'une simple interdiction de pénétrer dans un périmètre déterminé était suffisante pour supprimer le danger ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ou, à tout le moins, d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il existe une contradiction entre le fait d'obliger à entreprendre des travaux de sécurisation de l'édifice et en empêcher leur réalisation par un arrêté de fermeture ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que l'interdiction d'utiliser et d'accéder à cet immeuble n'est pas de nature à sécuriser les lieux puisqu'elle avait déjà suivi les préconisations de l'expert et souhaitait faire les travaux qui s'imposent.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mars 2022, la commune de Jaligny-Sur-Besbre, représentée par son maire en exercice par la SELARL DMMJB Avocats, Me Juilles, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Brun,
- les conclusions de Mme Trimouille, rapporteure publique,
- et les observations de Me Martins Da Silva, représentant la commune de Jaligny-Sur-Besbre.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A est propriétaire d'un immeuble à l'enseigne " Hôtel du Progrès " situé sur la parcelle cadastrée section B n°332 sise 11 place de la République à Jaligny-Sur-Besbre. Saisi par la commune de Jaligny-sur-Besbre sur le fondement des dispositions de l'article L. 511-3 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a, par une ordonnance n° 2100547 du 15 mars 2021, ordonné une expertise en vue notamment que l'expert donne son avis sur l'état de l'immeuble et sur la gravité du péril qu'il représente et, le cas échéant, qu'il propose les mesures provisoires de nature à faire cesser le péril. L'expert a remis son rapport le 19 mars 2021. Le 15 octobre 2021, la maire de Jaligny-Sur-Besbre prenait un arrêté prononçant la fermeture de l'immeuble. Dans la présente instance, Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la base légale de l'arrêté attaqué :
2. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
3. D'une part, aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, l'éclairage, l'enlèvement des encombrements, la démolition ou la réparation des édifices et monuments funéraires menaçant ruine, l'interdiction de rien exposer aux fenêtres ou autres parties des édifices qui puisse nuire par sa chute ou celle de rien jeter qui puisse endommager les passants ou causer des exhalaisons nuisibles ainsi que le soin de réprimer les dépôts, déversements, déjections, projections de toute matière ou objet de nature à nuire, en quelque manière que ce soit, à la sûreté ou à la commodité du passage ou à la propreté des voies susmentionnées ; () " Aux termes de l'article L. 2212-4 du même code, " En cas de danger grave ou imminent, tel que les accidents naturels prévus au 5° de l'article L. 2212-2, le maire prescrit l'exécution des mesures de sûreté exigées par les circonstances. (). " Aux termes de l'article L. 2213-24 du même code " Le maire prescrit la réparation ou la démolition des murs, bâtiments, édifices ou monuments funéraires menaçant ruine dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre Ier du livre V du code de la construction et de l'habitation. ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation : " La police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations est exercée dans les conditions fixées par le présent chapitre et précisées par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article L. 511-2 de ce code : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : / 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers () ". Aux termes de l'article L. 511-4 de ce code : " L'autorité compétente pour exercer les pouvoirs de police est : / 1° Le maire dans les cas mentionnés aux 1° à 3° de l'article L. 511-2 () ". Aux termes de l'article L. 511-9 de ce code : " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. / Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre. ". Aux termes de l'article L. 511-11 de ce code : " L'autorité compétente prescrit, par l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité, la réalisation, dans le délai qu'elle fixe, de celles des mesures suivantes nécessitées par les circonstances : / 1° La réparation ou toute autre mesure propre à remédier à la situation y compris, le cas échéant, pour préserver la solidité ou la salubrité des bâtiments contigus ; / () 4° L'interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accéder aux lieux, à titre temporaire ou définitif. () ".
5. Les pouvoirs de police générale reconnus au maire par les dispositions précitées des articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales, qui s'exercent dans l'hypothèse où le danger menaçant un immeuble résulte d'une cause qui lui est extérieure, sont distincts des pouvoirs qui lui sont conférés dans le cadre des procédures de péril ou de péril imminent régies par les articles du chapitre unique du titre Ier du livre V du code de la construction et de l'habitation, auxquels renvoie l'article L. 2213-24 du code général des collectivités territoriales, qui doivent être mis en œuvre lorsque le danger provoqué par un immeuble provient à titre prépondérant de causes qui lui sont propres. Toutefois, en présence d'une situation d'extrême urgence créant un péril particulièrement grave et imminent, le maire peut, quelle que soit la cause du danger, faire légalement usage de ses pouvoirs de police générale, et notamment prescrire l'exécution des mesures de sécurité qui sont nécessaires et appropriées
6. En l'espèce, il est constant, ainsi qu'il résulte des énonciations mêmes de l'arrêté attaqué, que le danger présenté par l'immeuble dont il s'agit provient, non pas d'une cause extérieure à celui-ci mais de causes qui lui sont propres, en l'occurrence l'état de délabrement des balcons, ce qui est susceptible d'entraîner une mise en danger de la vie d'autrui notamment à l'occasion de l'accès à l'immeuble. Il ne résulte pas de l'instruction, alors que l'arrêté attaqué a été pris près de sept mois après le rapport de l'expert et qu'il n'est pas allégué, depuis la remise de ce rapport de nouvelles dégradations sur l'immeuble, qu'il existerait un danger particulièrement grave et imminent. Par suite, le maire ne pouvait prendre la décision contestée sur le fondement des dispositions de l'article L. 2122-2 du code général des collectivités territoriales.
7. Toutefois, la commune soutient, dans son mémoire en défense qui a été communiqué à Mme A, que l'arrêté attaqué pouvait être également pris sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation. Il résulte de la même instruction que la décision en litige tire les conséquences des résultats d'une procédure engagée par la commune de Jaligny-sur-Besbre sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Ainsi, le maire s'est fondé sur le rapport de l'expert judiciaire désigné par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand dans son ordonnance du 19 mars 2021 que la commune avait saisi en application des dispositions de l'article L. 511-9 de ce code. Eu égard aux désordres constatés sur l'immeuble, le maire de Jaligny-sur-Besbre aurait pu fonder sa décision sur les dispositions de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation. Par ailleurs, l'ordonnance du tribunal administratif a été notifiée à Mme A qui a été ensuite convoquée par l'expert aux opérations d'expertise, ce dont elle a bien été informée ainsi qu'il résulte du rapport de l'expert. La demande de substitution de base légale sollicitée par la commune de Jaligny-sur-Besbre n'a pas pour conséquence de priver la requérante d'une garantie. Par suite, il y a lieu de faire droit à cette demande de substitution de base légale.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté attaqué :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. ".
9. En l'espèce, il ressort de la décision attaquée qu'elle fait apparaître, sous la signature de l'auteur de l'acte, la mention selon laquelle elle a été signée par le maire. Si cette signature ne fait pas apparaître en caractère lisible le nom et le prénom du signataire, il ressort des pièces du dossier que la requérante avait été destinataire, le 23 mars 2021, d'un autre arrêté du maire comportant l'ensemble des indications requises par les dispositions précitées de l'article L.212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il suit de là que Mme A était à même de pouvoir identifier l'auteur de l'arrêté attaqué comme étant le maire de la commune. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de son auteur doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; (). " .
11. L'arrêté attaqué vise les dispositions de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Il précise, par ailleurs, qu'en application d'un premier arrêté de péril imminent du 23 mars 2021, Mme A disposait à compter de la date de cet arrêté d'un délai de quatre mois pour procéder aux travaux nécessaires pour porter remède tant aux problèmes de sécurité relatifs à la toiture et aux cheminées, qu'aux problèmes de sécurité relatifs aux balcons. Il précise que si des travaux ont été effectués sur la toiture et les cheminées, aucun n'a été entrepris pour porter remède aux désordres présentés par les balcons et que l'intéressée n'a déposer aucune nouvelle demande de travaux. Le maire de Jaligny-sur-Besbre a alors pris l'arrêté attaqué au motif que l'état de délabrement des balcons est susceptible d'entraîner une mise en danger de la vie d'autrui notamment à l'occasion de l'accès à l'immeuble. Par suite, cet arrêté est motivé en droit et en fait. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit dès lors être écarté.
12. En troisième lieu, il résulte des pièces du dossier, notamment du rapport d'expertise du 19 mars 2021 dont les conclusions ne sont pas utilement contestées, que la stabilité du balcon au droit des façades Est et Sud, réalisé en grès, est assurée par des éléments métalliques encastrés et que des corbeaux en pierre ont été disposés pour assurer une partie de l'appui des pierres du balcon. L'expert, après avoir constaté que des parties importantes des pierres du balcons ont chuté ou vont chuter du fait de la dégradation avancée de celles-ci ainsi que des efforts dus aux profils métalliques encastrés qui sont rouillés, en a conclu qu'il existe, ainsi qu'il résulte au demeurant des photographies qu'il a prises, un risque de péril imminent de chutes d'élément sur le domaine public. Si Mme A allègue avoir déposé des demandes d'autorisations préalables pour effectuer les travaux, elle n'établit pas que ceux-ci porteraient sur la réfection du balcon, ni, en tout état de cause, avoir entrepris les travaux. Par suite, eu égard au péril imminent présenté par le balcon, le maire de Jaligny-sur-Besbre pouvait, sans commettre d'erreur de droit, ordonner, sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation, la fermeture de l'immeuble.
13. En dernier lieu, la circonstance que l'arrêté en litige ordonne la fermeture de l'immeuble qui est un hôtel classé comme établissement recevant du public n'est pas de nature à empêcher l'exécution de travaux sur le balcon afin de faire cesser le péril imminent.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Jaligny-Sur-Besbre, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Jaligny-Sur-Besbre et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Mme A versera à la commune de Jaligny-Sur-Besbre une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Jaligny-Sur-Besbre.
Copie en sera adressée, pour information, à M. C B, expert.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. D, président,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Brun, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.
Le rapporteur,
J. Brun
Le président,
M. D
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102846
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026