LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2102862

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2102862

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2102862
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 3

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand annule l'arrêté du 19 novembre 2021 par lequel le maire de Lussat interdisait le stationnement au droit du n°2 rue de l'Enfer pour motif de sécurité routière. Le tribunal juge que cette mesure n'est ni adaptée, ni nécessaire, ni proportionnée, car la visibilité à l'intersection est suffisante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales et R. 411-8 du code de la route, ainsi que sur l'acquiescement aux faits de la commune défenderesse en application de l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Le tribunal enjoint au maire de retirer les bornes installées dans un délai d'un mois.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 décembre 2021, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2021 par lequel le maire de Lussat a interdit le stationnement au droit de l'immeuble situé au n°2 rue de l'enfer, côté pair ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de procéder au retrait des bornes installées pour empêcher le stationnement.

Il soutient que :

- le recours est recevable, l'arrêté litigieux n'ayant été publié que le 14 décembre 2021 sur le site de la mairie ;

- le stationnement au 2 rue de l'enfer n'a aucune conséquence sur la visibilité de l'intersection située à douze mètres ; de plus, il appartient aux usagers automobilistes en provenance de la rue de Pont-du-Château de respecter la priorité à droite.

Une mise en demeure a été adressée le 9 mai 2022 à la commune de Lussat.

Par ordonnance du 5 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 6 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la route ;

- le code de la voirie routière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jaffré,

- et les conclusions de M. Debrion, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 19 novembre 2021, le maire de Lussat a interdit le stationnement de tout véhicule au droit de l'immeuble situé au n°2 rue de l'enfer, côté pair " en raison du manque de visibilité pour les véhicules qui souhaitent s'engager sur la voirie de rue de Pont du Château (départementale n°6) ". M. B, domicilié rue de l'Enfer, demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire exerce la police de la circulation sur les routes nationales, les routes départementales et les voies de communication à l'intérieur des agglomérations, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l'Etat dans le département sur les routes à grande circulation ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 411-8 code de la route : " Les dispositions du présent code ne font pas obstacle au droit conféré par les lois et règlements aux préfets, au président du Conseil exécutif de Corse, aux présidents de conseil départemental et aux maires de prescrire, dans la limite de leurs pouvoirs, des mesures plus rigoureuses dès lors que la sécurité de la circulation routière l'exige. Pour ce qui les concerne, les préfets et les maires peuvent également fonder leurs décisions sur l'intérêt de l'ordre public. () ".

4. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".

5. A l'appui de sa requête, M. B soutient, en produisant des plans et différentes photographies, que l'emplacement faisant l'objet de l'interdiction de stationnement, situé au niveau du n°2 de la rue de l'Enfer, est à une distance de douze mètres de l'intersection citée dans l'arrêté attaqué permettant de s'engager sur la route départementale n°6 (rue de pont du château). Une copie de cette requête a été communiquée le 7 janvier 2022 à la commune de Lussat qui a été mis en demeure le 9 mai 2022 de produire un mémoire en défense. Cette mise en demeure est demeurée sans effet. L'inexactitude des faits allégués par M. B ne ressort d'aucune des pièces versées au dossier. Dans ces conditions, la commune de Lussat doit être réputée avoir admis leur exactitude matérielle conformément aux dispositions précitées de l'article R. 612-6 du code de justice administrative.

6. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies de l'intersection concernée produites par le requérant, que la rue de l'Enfer est prolongée par un espace dégagé de toute construction au niveau de l'intersection avec la rue de Pont-du-Château offrant ainsi une visibilité suffisante aux usagers de la route s'engageant au niveau de cette intersection. Par suite, la mesure contestée n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée à l'objectif poursuivi par le maire de Lussat. Par suite, le maire de Lussat a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales en édictant l'arrêté contesté.

7. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 19 novembre 2021 du maire de Lussat portant interdiction de stationnement au droit de l'immeuble sis au n°2 rue de l'enfer, côté pair, doit être annulé.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

8. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".

9. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que le maire de Lussat rétablisse le stationnement au droit du 2 rue de l'Enfer. Il y a lieu d'enjoindre au maire de Lussat de procéder, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, au retrait des plots qui ont été installés pour interdire le stationnement.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 19 novembre 2021 par lequel le maire de Lussat a interdit le stationnement au droit de l'immeuble sis au n°2 rue de l'enfer, côté pair, est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Lussat de procéder, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, au retrait des plots installés au droit du 2 rue de l'Enfer.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Lussat.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024 , à laquelle siégeaient :

- M. C, président,

- Mme Jaffré, première conseillère,

- M. Brun, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.

La rapporteure,

M. JAFFRÉ

Le président,

M. C Le greffier,

P. MANNEVEAU

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions