LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2200025

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2200025

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2200025
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 3

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder une prime de transition énergétique. Le tribunal a estimé que l'ANAH était fondée à considérer que Mme B avait annulé sa demande en ne répondant pas à ses courriels. En tout état de cause, les travaux d'isolation avaient été réalisés avant le dépôt de la demande, en violation de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, ce qui justifiait également le refus. La solution retenue est le rejet de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 janvier 2022, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 16 novembre 2021 par laquelle l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a implicitement rejeté son recours administratif préalable dirigé contre la décision du 25 août 2021 portant refus d'attribution d'une prime de transition énergétique.

Elle soutient que :

- elle se trouve dans une situation de précarité financière dès lors qu'elle est sans emploi ;

- elle n'a jamais souhaité annuler sa demande par courrier ou courriel ;

- elle a pris connaissance tardivement du mail de l'Agence national de l'habitat.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 septembre 2024, l'Agence nationale de l'habitat conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- il peut être procédé à une substitution de motifs pour justifier de la légalité de ma décision attaquée dès lors que Mme B a réalisé ses travaux d'isolation avant le dépôt de sa demande de prime de transition énergétique en méconnaissance de la réglementation ;

- les travaux portant sur l'isolation de son habitation sont intervenus le 16 mars 2021 tandis que la demande de prime a été réalisée par l'intéressée le 25 mai 2021, soit deux mois après la réalisation des travaux ; la situation de requérante ne répond pas à l'une des exceptions ou des dérogations prévues à l'article 2 du décret n° 2020-26 modifié relatif à la prime de transition énergétique.

Vu l'ensemble des pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, notamment son article 15 ;

- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Debrion, premier conseiller, pour exercer les fonctions de rapporteur public sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bader-Koza,

- et les conclusions de M. Debrion, rapporteur public.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a sollicité le bénéfice de la prime de transition énergétique auprès de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Par une décision du 25 août 2021, l'Agence nationale de l'habitat a rejeté la demande de subvention de Mme B au motif de l'annulation, par cette dernière, de la demande d'aide. Par une décision du 16 novembre 2021, l'Agence nationale de l'habitat a implicitement rejeté le recours administratif préalable obligatoire introduit par Mme B le 14 septembre 2021. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cette dernière décision.

2. L'article 15 de la loi du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 prévoit la création d'" une prime de transition énergétique destinée à financer, sous conditions de ressources, des travaux et dépenses en faveur de la rénovation énergétique des logements. () ". L'article 2 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime à la transition énergétique dispose, dans sa version applicable au litige, que : " () / II.- Seuls les travaux et prestations commencés après l'accusé de réception par l'Agence nationale de l'habitat de la demande de prime y ouvrent droit. Cet accusé de réception ne vaut pas décision d'attribution de la prime. / Par dérogation au premier alinéa du présent II : / 1° Le directeur général de l'Agence nationale de l'habitat peut, à titre exceptionnel, accorder une prime lorsque le dossier a été déposé après le commencement des travaux ou prestations, notamment en cas de travaux ou prestations : / - urgents en raison d'un risque manifeste pour la santé ou la sécurité des personnes ; / - résultant de dommages causés par une catastrophe naturelle ou technologique, ou par effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones, dûment constatés en application des articles L. 125-1, L. 122-7 et L. 128-1 du code des assurances ; () ". Selon l'article 11 dudit décret, " En cas de non-respect des conditions d'attribution de la prime de transition énergétique, la décision attributive peut être retirée en totalité ou partiellement, entraînant le reversement de tout ou partie des sommes perçues au titre de la prime. / () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser la prime de rénovation énergétique sollicitée, l'Agence nationale de l'habitat s'est fondée sur la circonstance que Mme B a annulé sa demande d'aide. Si la requérante soutient qu'elle n'a jamais fait part de son souhait d'annuler sa demande de prime, que ce soit par courrier ou courriel, elle reconnaît toutefois dans ses écritures ne pas avoir répondu aux sollicitations par courriel de l'Agence nationale de l'habitat. Elle pouvait, de ce fait, être regardée comme n'ayant pas donné suite à sa demande de prime. Par ailleurs, la circonstance qu'elle se trouve dans une situation de précarité financière est sans incidence sur la légalité de la décision en litige. Ainsi, en l'absence de réponse à ses courriels, l'Agence nationale de l'habitat a pu, à bon droit, considérer que Mme B annulait sa demande et procéder au rejet de celle-ci. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, ainsi que le fait valoir l'ANAH en défense, que les travaux ont été réalisés avant le dépôt, par l'intéressée, de la demande de prime de transition énergétique en méconnaissance des dispositions citées au point 2.

4. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision en litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'Agence nationale de l'habitat.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bader-Koza, présidente,

Mme Jaffré, première conseillère,

M. Brun, conseiller.

Rendu public par la mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.

La présidente,

S. BADER-KOZA

L'assesseure la plus ancienne,

dans l'ordre du tableau,

M. JAFFRÉ

Le greffier,

P. MANNEVEAU

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions