jeudi 21 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2200056 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | KHANIFAR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 7 janvier 2022 et le 12 janvier 2022, Mme B C, représentée par Me Khanifar, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 5 janvier 2022 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel elle serait renvoyée à défaut de se conformer à cette obligation et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'annuler la décision du 5 janvier 2022 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a assignée à résidence à Clermont-Ferrand pendant une durée de quarante-cinq jours avec obligation de présentation les lundis, mercredis et vendredis à 9h30 à l'hôtel de police de Clermont-Ferrand ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- Sur l'ensemble des décisions :
* elles ont été prises par une autorité incompétente ;
- Sur le refus de séjour :
* le préfet a commis une erreur de fait en considérant que son dossier n'était pas complet faute de justifier de sa nationalité serbe ;
* le préfet ne s'est en aucun cas interrogé sur sa situation personnelle ;
* le préfet n'a pas examiné sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'elle avait formé une demande de titre de séjour le 9 avril 2021 sur le fondement des dispositions alors en vigueur de l'article L. 313-14 du même code ;
* le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour en méconnaissance des dispositions du 2ème alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* le refus de séjour a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
* il a été pris en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- Sur l'obligation de quitter le territoire français :
* elle réside chez son frère qui est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle ;
* elle n'est pas justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- Sur la décision portant refus d'accord d'un délai de départ volontaire :
* elle a été prise en méconnaissance des dispositions des articles L. 612-2 3° et L. 612-3 4° et 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
* elle n'est pas justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
* elle justifie de circonstances humanitaires qui auraient dû conduire le préfet à ne pas édicter cette décision ;
- Sur la décision portant assignation à résidence :
* elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son éloignement ne demeure pas une perspective raisonnable.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense dans cette instance.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Debrion a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 8 avril 2021, Mme C a, par l'intermédiaire de son conseil, sollicité auprès des services de la préfecture du Puy-de-Dôme la " délivrance d'une carte de séjour temporaire d'un an mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 313-14 alinéa 2 du CESEDA au titre de l'admission exceptionnelle au séjour eu égard aux dix ans de résidence en France ou sur le fondement de l'article L. 313-11 7ème du CESEDA ". Le 29 octobre 2021, son dossier lui a été retourné par le préfet au motif qu'il était incomplet. Le 4 janvier 2022, Mme C a été interpellée et placée en garde à vue par les services de la direction départementale de la sécurité publique du Puy-de-Dôme pour des faits de vol simple et maintien irrégulier sur le territoire national. Puis, par des décisions du 5 janvier 2022, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C, l'a obligée à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel elle serait renvoyée à défaut de se conformer à cette obligation et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par une décision du même jour, le préfet du Puy-de-Dôme a assigné Mme C à résidence à Clermont-Ferrand pendant une durée de quarante-cinq jours avec obligation de présentation les lundis, mercredis et vendredis à 9h30 à l'hôtel de police de Clermont-Ferrand. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de l'ensemble des décisions prises le 5 janvier 2022.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 janvier 2022. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requérante tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire dans la présente instance.
Sur l'étendue du litige :
3. Le magistrat désigné par le président du tribunal, statuant en application des dispositions des articles R. 776-14 et suivants du code de justice administrative, a, par un jugement du 20 janvier 2022, d'une part, rejeté les conclusions à fin d'annulation des décisions du 5 janvier 2022 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a obligé Mme C à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination, l'a interdite de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an et l'a assignée à résidence pendant une durée de quarante-cinq jours à Clermont-Ferrand, d'autre part, renvoyé à une formation collégiale du tribunal l'examen des conclusions dirigées contre la décision du 5 janvier 2022 portant refus de titre de séjour.
4. Par suite, il n'y a lieu, dans le cadre du présent jugement, de statuer que sur les conclusions dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour du 5 janvier 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour :
5. En premier lieu, la décision portant refus de séjour a été signée par M. D A, directeur de cabinet, qui disposait, en vertu d'un arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 24 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Laurent Lenoble, secrétaire général, tous arrêtés, décisions, circulaires et correspondances relevant des attributions de l'Etat dans le département du Puy-de-Dôme à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figure pas la décision contestée. Il n'est pas établi, ni même allégué, que M. E n'aurait pas été absent ou empêché le 5 janvier 2022, Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet ne se serait en aucun cas interrogé sur la situation personnelle de la requérante avant de prendre la décision en litige.
7. En troisième lieu, Mme C ne peut utilement soutenir que le préfet n'a pas examiné sa situation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'elle avait formé une demande de titre de séjour le 9 avril 2021 sur le fondement des dispositions alors en vigueur de l'article L. 313-14 du même code dès lors que, d'une part, comme il a été dit au point 1, son dossier lui a été retourné le 29 octobre 2021 au motif qu'il était incomplet, d'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait présenté une nouvelle demande de titre de séjour après le 29 octobre 2021.
8. En quatrième lieu, Mme C ne peut utilement invoquer au soutien des conclusions en annulation du refus de séjour pris à son encontre le 5 janvier 2022 le fait que le préfet a commis une erreur de fait en considérant que son dossier n'était pas complet faute de justifier de sa nationalité serbe.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Pour l'application des stipulations et dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. Selon ses dires, Mme C est présente en France depuis l'année 2010. Toutefois, sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 1er juillet 2011 puis par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 29 mars 2012 et l'OFPRA a également rejeté sa demande de réexamen par une décision du 25 novembre 2014. De plus, elle n'a, depuis son entrée en France, séjourné dans ce pays de manière régulière que le temps de l'examen de ses demandes d'asile et lors de l'examen de ses deux demandes de titre de séjour présentées au cours des années 2016 et 2021, soit durant une très courte période. Elle ne justifie pas d'une insertion particulière par les documents qu'elle produit, notamment par les attestations fournies, lesquelles apparaissent peu circonstanciées, alors, qu'au contraire, il ressort d'une lecture de la décision contestée que la requérante a été placée en garde à vue au début du mois de janvier 2022, notamment pour des faits de vol simple. Enfin, l'intéressée n'établit pas être dépourvue de toutes attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas, en refusant de délivrer un titre de séjour à Mme C, porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et donc méconnu les stipulations et dispositions citées au point précédent. Pour les mêmes motifs, le refus de séjour en litige n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent des enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intérêt supérieur des enfants de la requérante n'a pas été une considération primordiale de l'autorité lorsqu'elle a pris sa décision, laquelle n'a pas pour objet ou pour effet de séparer Mme C de ses enfants. Dans ces conditions, la décision en litige n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations citées au point précédent.
13. En dernier lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".
14. Compte tenu ce qui a été dit au point 7, le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour en application des dispositions citées au point précédent. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de cette commission doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour du 5 janvier 2022 prise à l'encontre de Mme C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme C tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Bader-Koza, présidente,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Debrion, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
S. BADER-KOZA La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2200056
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026