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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2200299

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2200299

mercredi 26 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2200299
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMINIER MAUGENDRE ET ASSOCIEES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 février 2022 et le 23 septembre 2023, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 30 septembre 2021 par laquelle le centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac a refusé de faire droit à sa demande de versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi ;

2°) de condamner le centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac à lui verser une indemnité rétroactive pour les périodes non-travaillées ainsi qu'une indemnité au titre de ses congés payés depuis trois ans ;

3°) de condamner le centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac à lui verser une indemnité de 2 000 euros en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi du fait de sa mise à l'écart par ce centre hospitalier des missions d'intérim proposées.

Par un courrier du 22 février 2022, le tribunal a invité M. A à régulariser sa requête, dans le délai de quinze jours, au regard de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, par la production de sa demande indemnitaire préalable.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 septembre 2023 et le 13 septembre 2023, le centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac, représenté par Me Lacroix, conclut, d'une part, au rejet de la requête en ce qu'elle est irrecevable dès lors que les conclusions à fin d'annulation sont tardives et que les conclusions indemnitaires n'ont pas été précédées d'une demande préalable, et, d'autre part, à ce qu'il soit mis à la charge de M. A la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratifs () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification () de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". L'article R. 421-5 dudit code ajoute que : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".

3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la décision du 30 septembre 2021 par laquelle le centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac a rejeté la demande d'allocation de retour à l'emploi présentée par M. A, qui a exercé les fonctions de médecin intérimaire au sein de cet établissement hospitalier, lui a été notifiée le 7 octobre 2021 et que cette décision comportait la mention des voies et délais de recours. Cette notification a eu pour effet de faire courir le délai de recours de deux mois à son égard à compter de cette date. Dans ces conditions, la demande en annulation de cette décision, enregistrée le 10 février 2022, est entachée d'une tardiveté manifeste et doit être rejetée.

4. D'autre part, en dépit de la demande de régularisation du 22 février 2022, dont il a pris connaissance le jour même, M. A n'a pas justifié avoir formé une demande indemnitaire préalable auprès du centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac. Dès lors, le contentieux indemnitaire engagé devant le juge administratif n'est pas lié. Par suite, les conclusions de la requête à fin d'indemnisation sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la présente requête est entachée d'irrecevabilités manifestes et qu'il y a lieu de la rejeter en toutes ses conclusions par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 précitées.

6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme demandée par le centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au centre hospitalier Henri Mondor d'Aurillac.

Fait à Clermont-Ferrand, le 26 juin 2024.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2200299

AC

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