jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2200994 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | PAMLAW AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 5 mai 2022 et le 4 janvier 2024, M. F B et Mme E A, Mme I C, M. H D et le GAEC de G, représentés par la SCP Teillot et associés, Me Maisonneuve, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2022 par lequel le maire de la commune de Jaleyrac ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Free Mobile en vue de l'installation d'un relais de téléphonie mobile sur un terrain situé chemin de Lachaux, lieu-dit Les Vergnes à Jaleyrac ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Jaleyrac la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les requérants soutiennent que :
- la requête est recevable dès lors qu'ils justifient d'un intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté contesté ;
- l'arrêté litigieux est entaché d'une erreur de droit tirée de ce que l'opération envisagée nécessitait l'obtention d'un permis de construire au regard des dispositions des articles R. 421-9 et R. 421-14 du code de l'urbanisme ;
- il a été adopté sur la base d'un dossier de déclaration préalable insuffisant ;
- il méconnaît l'article L. 122-3 du code de l'urbanisme dès lors que l'antenne relais n'est pas nécessaire pour améliorer la couverture du territoire et ne répond pas à une nécessité technique impérative ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 5 de la Charte de l'environnement et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison des risques que l'antenne entraînent en matière de sécurité et de salubrité publiques ;
- il méconnaît les articles R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que le projet porte atteinte au paysage naturel ;
- il méconnaît les dispositions de la zone A du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2022, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2023, la commune de Jaleyrac, représentée par la SCP Moins et Associés, Me Moins, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt pour agir des requérants ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées par courrier du 9 avril 2024, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office, en application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, l'irrecevabilité du moyen tiré de ce que le projet méconnaît les dispositions de la zone A du plan local d'urbanisme, lequel a été soulevé pour la première fois dans le mémoire enregistré le 4 janvier 2024, soit plus de deux mois après la communication du premier mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, notamment son préambule ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nivet,
- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,
- et les observations Me Marion, substituant Me Maisonneuve, pour les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 8 mars 2022, le maire de la commune de Jaleyrac ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Free Mobile en vue de l'installation d'un relais de téléphonie mobile sur un terrain situé chemin de Lachaux, lieu-dit Les Vergnes à Jaleyrac. Par la présente requête, les requérants demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 420-1 du code de l'urbanisme : " L'emprise au sol au sens du présent livre est la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. / Toutefois, les ornements tels que les éléments de modénature et les marquises sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements ". Aux termes de l'article R. 421-9 du même code : " En dehors du périmètre des sites patrimoniaux remarquables, des abords des monuments historiques et des sites classés ou en instance de classement, les constructions nouvelles suivantes doivent être précédées d'une déclaration préalable, à l'exception des cas mentionnés à la sous-section 2 ci-dessus : / () / j) Les antennes-relais de radiotéléphonie mobile et leurs systèmes d'accroche, quelle que soit leur hauteur, et les locaux ou installations techniques nécessaires à leur fonctionnement dès lors que ces locaux ou installations techniques ont une surface de plancher et une emprise au sol supérieures à 5 m2 et inférieures ou égales à 20 m2 ". Selon l'article R. 421-14 du code : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : / a) Les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés ; () ".
3. Les requérants soutiennent que l'opération envisagée nécessitait l'obtention d'un permis de construire dès lors que l'ouvrage repose sur une dalle comportant une emprise au sol supérieure à 20 m2. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la dalle sur laquelle repose le pylône en treillis métallique ne dépasse pas le niveau de sol et ne créée donc aucune emprise au sol. Par suite, le moyen tiré de ce que le projet nécessitait l'obtention d'un permis de construire doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que l'arrêté litigieux est illégal en raison de l'insuffisance du dossier de déclaration préalable de travaux qui ne comportait aucune indication sur l'emprise au sol générée par la dalle. Toutefois, dès lors que le projet ne créé aucune emprise au sol, comme cela a été dit au point précédent, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le dossier de déclaration préalable est insuffisant sur ce point.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme : " L'urbanisation est réalisée en continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants () ". Aux termes de l'article L. 122-3 du même code : " Les installations et ouvrages nécessaires () à l'établissement de réseaux de communications électroniques ouverts au public et aux services publics () ne sont pas soumis aux dispositions de la présente section si leur localisation dans ces espaces correspond à une nécessité technique impérative ou, dans le cas des communications électroniques, est nécessaire pour améliorer la couverture du territoire ".
6. Les requérants soutiennent que l'arrêté est illégal dès lors qu'il ne pouvait être dérogé aux dispositions de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, qui prévoient le principe d'extension de l'urbanisation en continuité de l'urbanisation existante, en l'absence de nécessité technique impérative ou d'amélioration de la couverture du territoire. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et notamment des cartes de couverture produites par la société Free Mobile, que l'antenne relais permet d'améliorer la couverture du territoire en réseaux 3 G et 4 G. La carte produite par les requérants, issue du site internet de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, ne présente pas la couverture du réseau 4 G et, comme le soutient la société Free Mobile en défense, sa valeur probante est limitée en raison de son caractère indicatif. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 122-3 du code de l'urbanisme doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 5 de la Charte de l'environnement : " Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ". Selon l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
8. Les dispositions de l'article 5 de la Charte de l'environnement s'imposent aux pouvoirs publics et aux autorités administratives dans leurs domaines de compétence respectifs. S'il appartient, dès lors, à l'autorité administrative compétente de prendre en compte le principe de précaution lorsqu'elle se prononce sur l'octroi d'une autorisation délivrée en application de la législation sur l'urbanisme, les dispositions de l'article 5 de la Charte de l'environnement ne permettent pas, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autres autorités publiques dans leur domaine de compétence, de refuser légalement la délivrance d'une autorisation d'urbanisme en l'absence d'éléments circonstanciés faisant apparaître, en l'état des connaissances scientifiques, des risques, même incertains, de nature à justifier un tel refus. Le juge contrôle l'erreur manifeste d'appréciation de l'autorité administrative sur le respect du principe de précaution garanti par l'article 5 de la Charte de l'environnement.
9. En l'espèce, en se bornant à soutenir que l'antenne se situe à 200 mètres des premières habitations, les requérants ne se prévalent d'aucun élément circonstancié de nature à révéler l'existence d'un risque en matière de sécurité ou de salubrité publique et d'une erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée l'arrêté en litige sur ce point. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 de la Charte de l'environnement et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
11. Il résulte de ces dispositions que si les constructions projetées portent une atteinte aux paysages naturels avoisinants, le permis de construire peut-être refusé ou assorti de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel au sens de cet article, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Il est exclu de procéder, dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité des permis de construire délivrés, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés à l'article R. 111-27.
12. Il ressort des pièces du dossier que le projet, qui consiste en l'implantation d'une antenne de téléphonie mobile sur un pylône en treillis de 36 mètres de hauteur, se situe au lieu-dit G, sur la commune de Jaleyrac, au sein d'un vaste espace naturel et agricole à proximité de la route départementale n° 992. Les requérants soutiennent que le projet méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors qu'il se situe à proximité du château de Lavaurs autour duquel, en application des orientations du projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme, les vues doivent être préservées. Il ressort toutefois des éléments cartographiques du projet d'aménagement et de développement durables que la parcelle d'implantation du projet se situe en dehors du périmètre à protéger et que l'antenne n'est pas visible depuis le château de Lavaurs. De même, la circonstance que l'habitation de Mme C, identifiée comme habitation remarquable au sein du rapport de présentation du plan local d'urbanisme, soit située à moins de 300 mètres de la parcelle d'implantation, n'est pas de nature à caractériser l'existence d'une atteinte à l'insertion environnementale du projet dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'habitation concernée serait visible dans le paysage de l'antenne-relais. Ainsi, en l'absence d'intérêt urbain ou paysager particulier, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au titre de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et le moyen doit être écarté.
13. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " () lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code (), les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. () ".
14. Le premier mémoire en défense a été enregistré le 19 juillet 2022 et a été communiqué aux requérants le 20 juillet 2022 au moyen de l'application Télérecours. Par suite, le moyen tiré de ce que le projet méconnaît les dispositions de la zone A du plan local d'urbanisme, lequel a été soulevé pour la première fois dans le mémoire enregistré le 4 janvier 2024, au-delà du délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, est irrecevable.
Sur les frais du litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Jaleyrac, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Jaleyrac au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ainsi que la même somme à verser à la société Free Mobile.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Les requérants verseront à la commune de Jaleyrac une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les requérants verseront à la société Free Mobile une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F B, premier dénommé, pour l'ensemble des requérants, à la société Free Mobile et à la commune de Jaleyrac.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bentéjac, présidente,
M. Debrion, premier conseiller,
M. Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le rapporteur,
C. NIVET
La présidente,
C. BENTÉJAC La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet du Cantal en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2200994
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026