LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2201157

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2201157

vendredi 24 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2201157
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 1
Avocat requérantSADDEKNI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui demandait l’annulation du refus de titre de séjour pris par le préfet de l’Allier le 11 mars 2022. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu’elle ne méconnaissait pas sa vie privée et familiale compte tenu du caractère récent de son séjour et de l’absence de communauté de vie établie avec son compagnon français, et que le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme était inopérant. Il a également jugé que la commission du titre de séjour n’avait pas à être saisie, faute pour l’intéressée de remplir les conditions de délivrance d’un titre. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 mai 2022, Mme A B, représentée par Me Saddekni, avocate, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 11 mars 2022 par laquelle le préfet de l'Allier a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Allier de lui délivrer, sous astreinte, le titre de séjour sollicité dans le délai d'un mois ou, à titre subsidiaire et sous astreinte, de procéder à un nouvel examen de sa demande de titre de séjour et, dans l'attente, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre la somme de 700 euros à la charge de l'État en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision de refus de titre de séjour :

- n'a pas été précédée de la saisine de la commission du titre de séjour préalablement à son édiction ;

- est entachée d'un défaut de motivation ;

- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2023, la préfète de l'Allier conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2022.

Une ordonnance en date du 19 avril 2023 a fixé la clôture d'instruction au 9 mai 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. Jurie.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision en date du 11 mars 2022, le prefet de l'Allier a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante comorienne. La requérante demande l'annulation de cette décision.

2. La décision par laquelle l'autorité préfectorale a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Cette décision est, par suite, suffisamment motivée.

3. La requérante fait valoir qu'elle dispose d'attaches personnelles et familiales en France, dès lors qu'elle a conclu un pacte civil de solidarité depuis un an avec son compagnon de nationalité française si bien que sa vie privée et familiale ne peut se reconstituer hors de France. Toutefois, il ressort des mentions non contestées de la décision en litige, que l'intéressée est entrée sur le territoire français le 22 novembre 2021. Dès lors, la présence en France de Mme B revêtait un caractère récent à la date de la décision attaquée. En outre, la requérante ne conteste pas davantage les mentions de la décision attaquée qui relève qu'elle ne justifie pas d'une communauté de vie d'au moins un an avec son compagnon, qu'elle est mère d'un enfant de nationalité française qui n'est pas présent avec elle en France métropolitaine et dont le père avec qui elle a eu cinq enfants réside à Mayotte et que si elle est entrée en France avec ses deux enfants de nationalité comorienne le père de ces derniers qui est ressortissant comorien ne réside pas en métropole. Pour ces motifs, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de titre de séjour attaquée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

4. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

5. La décision par laquelle l'autorité préfectorale a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B n'a pas pour objet ou pour effet de fixer le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant et ne peut, pour ce motif, qu'être écarté.

6. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour, lorsqu'il envisage de refuser un titre mentionné à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que du cas des étrangers qui remplissent effectivement l'ensemble des conditions de procédure et de fond auxquelles est subordonnée la délivrance d'un tel titre, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent des articles auxquels les dispositions précitées renvoient. Par suite et compte tenu de ce qui a été précédemment énoncé, Mme B ne peut utilement se prévaloir de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées et, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de l'Allier.

Délibéré après l'audience du 10 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Caraës, présidente,

M. Jurie, premier conseiller,

Mme Bollon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2025.

Le rapporteur,

G. JURIE

La présidente,

R. CARAËS

La greffière,

F. LLORACH

La République mande et ordonne au préfet de l'Allier en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions