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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2201229

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2201229

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2201229
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 2
Avocat requérantSALEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 mai 2022 et le 29 septembre 2022, Mme A B, représentée par Me Salen, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er juin 2021 par lequel le maire de la commune de Sainte-Sigolène a accordé un permis de construire à la SCI JDS pour l'extension d'un bâtiment de stockage sur un terrain situé 5 rue de la découverte à Sainte-Sigolène ainsi que l'arrêté du 3 février 2022 par lequel le maire de la commune de Sainte-Sigolène a accordé un permis de construire modificatif à la même société pour le même projet ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Sigolène la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- sa requête est recevable dès lors qu'elle justifie du caractère régulier de l'occupation de son bien, d'un intérêt pour agir suffisant à l'encontre des permis contestés, que sa requête n'est pas tardive et qu'elle a respecté l'obligation de notification de son recours contentieux ;

- l'arrêté attaqué est irrégulier en raison de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire ;

- il méconnaît les articles UB1 et UB2 du règlement du plan local d'urbanisme relatifs aux modalités d'occupation et d'utilisation du sol dans la zone ;

- il a été obtenu par fraude dès lors que le pétitionnaire a indiqué que la construction était destinée à l'exercice d'une activité commerciale alors qu'il s'agit d'un entrepôt ;

- il est illégal dès lors qu'il est de nature à créer un risque pour la sécurité routière au sens des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et UB3 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux toitures ;

- il méconnaît l'article UB12 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux aires de stationnement ;

- il méconnaît les articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et UB2 du règlement du plan local d'urbanisme en raison des nuisances susceptibles d'être générées par la construction ;

- il méconnaît l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme relatifs aux couleurs des enduits ou parements extérieurs.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 9 août 2022 et le 25 octobre 2022, la commune de Sainte-Sigolène, représentée par la SELARL BLT Droit Public, Me Thiry, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants le versement d'une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient :

- à titre principal, que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté et de l'absence d'intérêt pour agir de la requérante ;

- à titre subsidiaire, que les autres moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2023, la SCI JDS, représentée par la SELARL Reflex Droit Public, Me Baltassat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la requérante le versement d'une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient :

- à titre principal, que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté et de l'absence d'intérêt pour agir de la requérante ;

- à titre subsidiaire, que les autres moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Nivet,

- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,

- et les observations de Me Salen, représentant Mme B, Me Thiry, représentant la commune de Sainte-Sigolène et Me Baltassat, représentant la SCI JDS.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 1er juin 2021, le maire de la commune de Sainte Sigolène a accordé un permis de construire à la SCI JDS pour l'extension d'un bâtiment de stockage sur un terrain situé 5 rue de la découverte à Sainte-Sigolène. Par un arrêté du 3 février 2022, le maire de la commune a accordé un permis de construire modificatif dont l'objet porte sur la réduction de la surface de l'extension initialement projetée. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. En premier lieu, l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme prévoit que : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est propriétaire d'une construction située sur la parcelle immédiatement voisine de celle supportant le projet attaqué. Elle justifie par ailleurs d'atteintes liées à une perte de vue et d'ensoleillement induites par le projet ainsi que l'augmentation potentielle des nuisances sonores en raison de l'accroissement de la zone de stockage de l'entreprise pétitionnaire. Ainsi, la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de l'absence d'intérêt pour agir de la requérante doit être écartée.

5. En second lieu, aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ".

6. D'une part, s'il incombe au bénéficiaire d'un permis de construire de justifier qu'il a bien rempli les formalités d'affichage prescrites par les dispositions précitées, le juge doit apprécier la continuité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces qui figurent au dossier qui lui est soumis. D'autre part, lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial ou après avoir épuisé les voies de recours contre le permis initial, ainsi devenu définitif, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé.

7. Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire initial a été délivré le 1er juin 2021 et le permis de construire modificatif a été délivré le 3 février 2022. La requérante soutient que les permis n'ont été affichés qu'en avril 2022. Elle produit à l'appui de cette allégation un constat d'huissier établi le 29 avril 2022 qui permet seulement de justifier de l'existence du panneau d'affichage à cette date. La commune et la société pétitionnaire soutiennent que le permis initial a été affiché le 13 septembre 2021 et le permis modificatif le 7 février 2022. A l'appui de leurs allégations, il est produit des photographies, réalisées par la société pétitionnaire au moyen d'un smartphone, sur lesquelles figurent les dates de prises de vue. Si un constat d'huissier, réalisé le 14 juin 2022, permet d'établir que ces photographies sont datées des 13 septembre 2021 et 7 février 2022, il ressort des pièces du dossier que les fonctionnalités du téléphone permettent de modifier aisément les dates de prise de vue figurant sur l'appareil. Ainsi, ces photographies ne permettent pas de justifier que le bénéficiaire a rempli les formalités d'affichage prescrites par les dispositions de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme. Par ailleurs, les captures d'écran de courriers électroniques échangés au sein de la société pétitionnaire et le témoignage d'un agent municipal ne permettent pas plus d'établir la preuve de l'affichage continu pendant deux mois du permis. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

8. En premier lieu, l'article UB2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune prévoit : " Les entrepôts seront admis dans la limite d'une emprise au sol de 300m2 et dans la mesure où ils sont liés au fonctionnement d'une activité économique en place () ". Il résulte de ces dispositions que les bâtiments utilisés comme entrepôt sont interdits dès lors qu'ils développent une surface supérieure à 300 m2.

9. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur les points en litige au vu des éléments versés au dossier par les parties. S'il peut écarter des allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées, il ne saurait exiger de l'auteur du recours que ce dernier apporte la preuve des faits qu'il avance. Le cas échéant, il revient au juge, avant de se prononcer sur une requête assortie d'allégations sérieuses non démenties par les éléments produits par l'administration en défense, de mettre en œuvre ses pouvoirs généraux d'instruction des requêtes et de prendre toutes mesures propres à lui procurer, par les voies de droit, les éléments de nature à lui permettre de former sa conviction, en particulier en exigeant de l'administration compétente la production de tout document susceptible de permettre de vérifier les allégations du demandeur.

10. Il ressort des pièces du dossier que le projet de construction envisagé, tel qu'il résulte du permis de construire modificatif du 3 février 2022, a pour objet d'étendre un bâtiment existant d'une surface de 831 m2 par la création d'une surface supplémentaire de 284 m2. Le bâtiment initial est utilisé pour la vente de produits d'hygiène et de vêtements de sécurité pour les professionnels et les particuliers. La notice paysagère de présentation du projet de construction indique que le projet consiste en l'extension d'un bâtiment non-chauffé à usage de stockage non destiné à recevoir du public. L'extension envisagée présente ainsi les caractéristiques d'un entrepôt. La requérante soutient que le bâtiment initial comportait déjà une partie d'entrepôt et que son extension, a nécessairement pour effet, au vu des plans de masse figurant au dossier de demande de permis de construire, de dépasser le seuil de 300 m2 prévu par l'article UB2 du règlement du plan local d'urbanisme. Au regard de cette allégation sérieuse et en l'absence de précision dans le dossier de demande de permis de construire des surfaces du bâtiment initial dévolues, d'une part, à la commercialisation des produits vendus et, d'autre part, au stockage desdits produits, le tribunal a, par lettre du 9 avril 2024, demandé au pétitionnaire et à la commune de bien vouloir communiquer à la juridiction la répartition des surfaces affectées à la commercialisation des produits et au stockage des fournitures et non-destiné à recevoir du public. En l'absence de réponse de la commune et du pétitionnaire, ce dernier ayant nécessairement les éléments en sa possession, les défendeurs n'établissent pas avoir respecté la règle fixée par l'article UB2 du règlement du plan local d'urbanisme qui limite la réalisation d'entrepôt à une surface de 300 m2. Par ailleurs, la circonstance, à la supposer établie, que l'entrepôt en litige doive être considéré comme l'accessoire d'un bâtiment relevant de la catégorie " commerce et activités de service " au sens des articles R. 151-27 et suivants du code de l'urbanisme régissant les plans locaux d'urbanisme est sans incidence sur l'appréciation de la règle précitée de l'article UB2 du règlement du plan local d'urbanisme qui a pour objet de réglementer les occupations ou utilisations du sol soumises à des conditions particulières. Dans ces conditions, Mme B est fondée à soutenir que le permis de construire modificatif contesté méconnaît les dispositions de l'article UB2 du règlement du plan local d'urbanisme.

11. En second lieu, aux termes de l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme : " 2. Règles applicables aux nouvelles constructions : /A moins d'être réalisés en matériaux naturels tels que bois ou pierre, les enduits ou parements extérieurs devront être réalisés dans des teintes conformes à la palette de couleur annexée au présent règlement. / Les constructions annexes en bois type abris de jardin, garage sont admises dans la limite de deux par tènement (). 3. Des adaptations à la palette de couleur annexée au présent règlement pourront être accordées pour les équipements publics ou d'intérêt collectif et pour les commerces localisés en rez-de-chaussée ".

12. Il ressort des pièces du dossier que les bardages de l'extension projetée seront réalisés dans une teinte non conforme à la palette de couleur annexée au règlement du plan local d'urbanisme, que la façade située en limite de propriété de la requérante sera réalisée en béton et laissée à l'état brut en raison des difficultés d'accès " à cause de la haie de la parcelle voisine " et qu'une casquette rouge vif surplombera la façade sud. A supposer même que l'extension puisse être regardée comme un commerce, comme le soutiennent la commune et la société pétitionnaire en défense, il ressort de l'arrêté de permis de construire modificatif qu'aucune adaptation à la palette de couleur n'a été sollicitée et accordée par l'autorité administrative. L'article 2 de cet arrêté prévoit même que le mur en béton devra être " crépi dans une teinte conforme au nuancier de la commune ". Il s'ensuit que la requérante est fondée à soutenir que le projet en litige méconnaît les dispositions de l'article UB11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Sainte-Sigolène en ce qui concerne la couleur des bardages et de la casquette.

13. Il résulte de tout ce qui précède, que la requérante est fondée à demander l'annulation des arrêtés qu'elle attaque. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder cette annulation.

Sur les conséquences des illégalités relevées :

14. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ". Selon l'article L. 600-5-1 du même code : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".

15. Il résulte de l'instruction que le vice tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB2 du règlement du plan local d'urbanisme n'apparaît pas susceptible d'être régularisé pour l'application des dispositions précitées. Il s'ensuit que Mme B est fondée à demander l'annulation des arrêtés qu'elle attaque dans leur intégralité.

Sur les frais du litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la requérante, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes que la commune de Sainte-Sigolène et la SCI JDS demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Sainte-Sigolène une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Les arrêtés du 1er juin 2021 et du 3 février 2022 du maire de la commune de Sainte-Sigolène sont annulés.

Article 2 : La commune de Sainte-Sigolène versera à Mme B une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Sainte-Sigolène et par la SCI JDS sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, la SCI JDS et à la commune de Sainte-Sigolène.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bentéjac, présidente,

M. Debrion, premier conseiller,

M. Nivet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

Le rapporteur,

C. NIVET

La présidente,

C. BENTÉJAC La greffière,

C. PETIT

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201229

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