vendredi 17 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2201449 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | AYELE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 juin 2022, M. C, représenté par Me Ayele, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 mai 2022 par laquelle la préfète de l'Allier a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Allier de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 700 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision de refus de titre de séjour :
- est entachée d'incompétence ;
- est entachée d'un défaut de motivation ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- n'a pas été précédée d'un examen réel et complet de sa situation dès lors que l'autorité préfectorale n'a pas tenu compte de la décision du juge aux affaires familiales rendue le 7 avril 2022 ;
- méconnaît l'autorité de chose jugée ;
- est entachée d'erreur de fait ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2023, la préfète de l'Allier conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Une ordonnance du 20 avril 2023 a fixé la clôture d'instruction au 11 mai 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. Jurie.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision en date du 2 mai 2022, la préfète de l'Allier a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le requérant demande l'annulation de cette décision.
2. Par l'arrêté n° 690/2022 du 30 mars 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, la préfète de l'Allier a donné à M. Sanz, secrétaire général de la préfecture dudit département, délégation à effet de signer notamment tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Allier à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les refus de titre de séjour. Il suit de là que M. Sanz tenait de l'arrêté susmentionné du 30 mars 2022 compétence pour signer la décision refusant un titre de séjour à M. A. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté comme manquant en fait.
3. La décision par laquelle l'autorité préfectorale a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Cette décision est, par suite, suffisamment motivée.
4. Aucune des pièces du dossier ne tend à corroborer que la préfète de l'Allier n'aurait pas pris en considération la décision rendue par le juge aux affaires familiales le 7 avril 2022 afin de se prononcer sur la situation de M. A. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen réel et complet doit être écarté.
5. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
6. Le requérant fait valoir qu'il contribue à l'entretien et à l'éducation de son fils et cela depuis sa naissance. Il ressort des pièces du dossier que des relations de M. A avec une ressortissante française est né un fils le 19 décembre 2019. À l'appui de ses allégations le requérant se prévaut de huit photographies non datées, de deux factures de produits et jouets pour enfants éditées le 28 novembre 2020 et d'une attestation en date du 10 mai 2021 rédigée en termes généraux et dépourvues d'éléments circonstanciés. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas, par eux-mêmes et à eux seuls, à corroborer que, dans les deux années précédant l'édiction de la décision attaquée, l'intéressé contribuait effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil alors, de surcroît, qu'il ressort de la décision rendue par le juge aux affaires familiales de Montluçon du 7 avril 2022 qu'à la date de la décision en litige M. A ne résidait plus avec l'enfant dont le domicile avait été fixé chez la mère. En outre, aucun des éléments du dossier ne tend à corroborer qu'à la date de la décision attaquée, M. A aurait exercé le droit de visite auprès de son enfant accordé par ledit jugement. Dans ces conditions, le requérant n'est, en tout état de cause, pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " la vérification des actes d'état civil étrangers est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Cependant, la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
8. Pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. A, la préfète de l'Allier a relevé que l'extrait du registre de l'état civil ainsi que le jugement supplétif dont il se prévalait à l'appui de sa demande constituaient des documents contrefaits ne permettant pas de justifier de son identité conformément à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. Le requérant soutient que le caractère irrégulier de son " acte de naissance récemment obtenu " n'est pas démontré. Ainsi, le requérant ne conteste pas les conclusions défavorables émises par le service de la police aux frontières concernant l'extrait de registre de l'état civil n°3984 délivré le 24 mai 2021. En outre, il ressort du rapport d'analyse documentaire établi par le service de la police aux frontières le 6 décembre 2021 que le jugement supplétif d'acte de naissance n°11476 délivré le 30 avril 2021 comportait six anomalies consistant en l'absence de formule exécutoire conforme en méconnaissance des dispositions des articles 115, 119 et 554 du code de procédure civile guinéen, en l'absence de signature du greffier en chef à cheval sur le timbre fiscal en méconnaissance des dispositions de l'article 596 du code général des impôts guinéen, en l'absence d'informations concernant les témoins et le lien de parenté avec l'intéressé en méconnaissance des dispositions de l'article 314 du code de procédure civile guinéen, en une convocation irrégulière des témoins en méconnaissance des dispositions de l'article 331 du code de procédure civile guinéen, en une identité douteuse des témoins qui sont les mêmes pour l'ensemble des jugements supplétifs produits par l'intéressé mais dont l'âge n'a pas évolué malgré l'écoulement du temps entre la date de chacun de ces jugements et en l'édiction de plusieurs jugements supplétifs concernant le même individu. Selon le même rapport, ces anomalies ont conduit le service de la police aux frontières à émettre un " avis pour faux document contrefait " à l'égard du jugement supplétif d'acte de naissance délivré le 30 avril 2021. Or, dans ses écritures, le requérant ne contredit, ni même n'explique, les anomalies relevées par le rapport susmentionné concernant le jugement supplétif d'acte de naissance présenté à la préfète de l'Allier à l'appui de sa demande de titre de séjour. En outre, aucun des éléments dont se prévaut M. A devant le tribunal ne permet de remettre en cause les constatations ainsi que les conclusions opérées par le service de la police aux frontières concernant cet acte d'état civil. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que l'autorité préfectorale a retenu que le jugement supplétif produit à l'appui de sa demande de titre de séjour revêtait un caractère inauthentique au sens des dispositions de l'article 47 du code civil.
10. M. A soutient que la décision attaquée " ne respecte pas l'autorité de la chose jugée ". Toutefois, il n'expose pas dans ses écritures en quoi consisterait la méconnaissance de l'autorité de chose jugée dont il se prévaut. Dès lors, ce moyen n'est pas assorti des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
11. Le requérant expose que la décision attaquée " est entachée d'erreur de fait en ce qui concerne la durée de [sa] présence ". Toutefois, il n'expose pas dans ses écritures en quoi la durée de sa présence en France sur laquelle s'est fondée la préfète de l'Allier serait matériellement inexacte. Dès lors, ce moyen n'est pas assorti des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
12. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
13. M. A fait valoir qu'il est présent en France depuis plus de cinq ans, qu'au cours de son séjour il a su tisser des liens personnels, a vécu une vie de couple en France avec une ressortissante française avec laquelle il a eu un enfant, qu'il souhaite maintenir des liens avec son fils né en France qui dispose de la nationalité française, que malgré sa situation il a travaillé et dispose de promesse d'embauche, qu'il n'a commis aucune infraction et que la plus grande partie de sa présence sur le territoire français était régulière. Toutefois, la présence de M. A sur le territoire français revêt un caractère récent à la date de la décision attaquée. En outre, ainsi qu'il a été énoncé au point 6 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils dans les conditions fixées par l'article 371-2 du code civil. Par ailleurs, le requérant était célibataire à la date d'édiction du refus de titre de séjour en litige. De même, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A serait dépourvu d'attache familiale dans son pays d'origine où, selon ses propres déclarations, résident ses deux frères. Enfin, aucune des pièces soumises à l'appréciation du tribunal ne tend à corroborer que le requérant entretiendrait des liens intenses, anciens ou stables sur le territoire français. Il suit de là que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, le refus de titre de séjour édicté à l'encontre de M. A ne peut être regardé comme ayant porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts poursuivis par cette mesure. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'autorité préfectorale, en refusant de lui délivrer un titre de séjour aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions susmentionnées de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 13 du présent jugement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour en litige serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
15. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6 du présent jugement, le refus de titre de séjour en litige ne peut être regardé comme méconnaissant les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées et, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C et à la préfète de l'Allier.
Délibéré après l'audience du 3 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
M. Jurie, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.
Le rapporteur,
G. JURIE
La présidente,
S. BADER-KOZA
La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2201449
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026