jeudi 11 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2201618 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | LAGIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2022, l'association France Nature Environnement (FNE) Allier, l'association France Nature Environnement (FNE) Auvergne-Rhône-Alpes, l'association Ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes et l'association One Voice demandent au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté préfectoral n° 1109/22 du 25 mai 2022 relatif à l'ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2022-2023 dans le département de l'Allier en tant qu'il prévoit à son article 3 des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2022 jusqu'à l'ouverture de la vénerie sous terre et du 15 mai au 30 juin 2023 ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler dans son intégralité l'arrêté préfectoral n° 1109/22 du 25 mai 2022 relatif à l'ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2022-2023 dans le département de l'Allier ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- les membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage n'ont pas reçu les informations nécessaires pour émettre un avis éclairé et mesuré sur le projet d'arrêté concernant la vénerie sous terre du blaireau et l'avis de cette commission n'a pas été recueilli sur les périodes complémentaires en litige, et ce en méconnaissance des dispositions de l'article R. 424-5 du code de l'environnement ;
- l'arrêté en litige a été pris en méconnaissance des dispositions du II de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement ;
- l'instauration de la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau entre le 15 mai 2023 et le 30 juin 2023 contrevient à l'objectif d'équilibre agro-sylvo-cynégétique et au principe de prélèvement raisonnable prévus à l'article L. 420-1 du code de l'environnement, et méconnaît les dispositions de l'article R. 424-5 de ce même code ;
- la préfète ne démontre ni l'existence de dégâts qui seraient de nature à porter une atteinte à l'équilibre agro-sylvo-cynégétique, ni l'efficacité des opérations de vénerie sous terre pour remédier à cette atteinte, à la supposer avérée ;
- l'arrêté ne respecte pas le principe du prélèvement raisonnable, faute de définir un plafond de prélèvement des blaireaux et faute pour la préfète de rechercher d'autres solutions satisfaisantes ;
- en instaurant des périodes complémentaires, la préfète met en danger les jeunes blaireaux susceptibles d'être exposés à la destruction au cours de ces périodes et méconnaît ainsi les dispositions de l'article L. 424-10 du code de l'environnement.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 29 mai 2023, la fédération départementale des chasseurs de l'Allier, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- son intervention est recevable ;
- les associations requérantes ne disposent pas d'un intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés par les associations requérantes ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2023, la préfète de l'Allier conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- à titre principal, il n'y a plus lieu de statuer sur cette requête ;
- à titre subsidiaire, la requête est irrecevable en ce que les associations requérantes ne disposent pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir ;
- à titre infiniment subsidiaire, les moyens soulevés par les associations requérantes ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution, notamment la Charte de l'environnement ;
- la convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Debrion,
- et les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n° 1109/22 du 25 mai 2022, la préfète de l'Allier a fixé les dates et modalités d'ouverture et de clôture de la chasse dans le département pour la campagne 2022-2023. Par la présente requête, l'association France Nature Environnement (FNE) Allier, l'association France Nature Environnement (FNE) Auvergne-Rhône-Alpes, l'association Ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes et l'association One Voice demandent, à titre principal, l'annulation de cet arrêté préfectoral en tant qu'il prévoit à son article 3 des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2022 jusqu'à l'ouverture de la vénerie sous terre et du 15 mai au 30 juin 2023, à titre subsidiaire, l'annulation intégrale de cet arrêté.
Sur l'intervention de la fédération départementale des chasseurs de l'Allier :
2. La fédération départementale des chasseurs de l'Allier, eu égard à son objet statutaire et à la nature de l'arrêté en litige, a intérêt au maintien de cet arrêté. Par suite, son intervention en défense doit être admise.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par la préfète de l'Allier :
3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi, même si l'acte rapporté a reçu exécution. En revanche, dans le cas où l'administration se borne à abroger l'acte attaqué, ou dans le cas où ce dernier devient caduc, ces circonstances ne privent d'objet le recours juridictionnel qu'à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution et que la décision d'abrogation, ou la caducité, soient devenues définitives.
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de l'Allier aurait retiré son arrêté n° 1109/22 du 25 mai 2022. Par suite, et quand bien même cet arrêté aurait cessé de produire des effets à la date du présent jugement, notamment en tant qu'il prévoit à son article 3 des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2022 jusqu'à l'ouverture de la vénerie sous terre et du 15 mai au 30 juin 2023, les conclusions à fin d'annulation présentées par les associations requérantes ne sont pas dépourvues d'objet et l'exception de non-lieu à statuer opposée par la préfète de l'Allier doit donc être écartée.
Sur les fins de non-recevoir opposées par la préfète de l'Allier et la fédération départementale des chasseurs de l'Allier :
5. Dans l'hypothèse où des conclusions communes sont présentées par des requérants différents dans une même requête, il suffit que l'un des requérants soit recevable à agir devant la juridiction pour que le juge puisse, au vu d'un moyen soulevé par celui-ci, faire droit à ces conclusions communes.
6. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'environnement : " Toute association ayant pour objet la protection de la nature et de l'environnement peut engager des instances devant les juridictions administratives pour tout grief se rapportant à celle-ci. / Toute association de protection de l'environnement agréée au titre de l'article L. 141-1 ainsi que les fédérations départementales des associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique et les associations agréées de pêcheurs professionnels justifient d'un intérêt pour agir contre toute décision administrative ayant un rapport direct avec leur objet et leurs activités statutaires et produisant des effets dommageables pour l'environnement sur tout ou partie du territoire pour lequel elles bénéficient de l'agrément dès lors que cette décision est intervenue après la date de leur agrément ". Aux termes de l'article L. 141-1 du code de l'environnement : " Lorsqu'elles exercent leurs activités depuis au moins trois ans, les associations régulièrement déclarées et exerçant leurs activités statutaires dans le domaine de la protection de la nature et de la gestion de la faune sauvage, de l'amélioration du cadre de vie, de la protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages, de l'urbanisme, ou ayant pour objet la lutte contre les pollutions et les nuisances et, d'une manière générale, œuvrant principalement pour la protection de l'environnement, peuvent faire l'objet d'un agrément motivé de l'autorité administrative () ".
7. L'association France Nature Environnement Allier, dont l'objet est, notamment, de protéger et d'étudier la nature et l'environnement dans le département de l'Allier, et qui veille à ce titre au respect de l'environnement et de la diversité et des équilibres biologiques, a bénéficié d'un agrément pour une durée de cinq ans par un arrêté du 29 août 2017 qui n'était donc pas expiré à la date d'introduction de la requête au fond. Par ailleurs, par une délibération du 13 juin 2022, le conseil d'administration de France Nature Environnement Allier a mandaté la présidente de l'association pour représenter l'association en justice dans le cadre de la présente instance. Dans ces conditions, et eu égard à l'objet de la décision attaquée, l'association requérante justifie, en application de l'article L. 142-1 du code de l'environnement, d'un intérêt pour agir contre l'arrêté de la préfète de l'Allier du 25 mai 2022 en tant qu'il autorise, dans le département, des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2022 jusqu'à l'ouverture de la vénerie sous terre et du 15 mai au 30 juin 2023. Par suite, il n'y a pas besoin de se prononcer sur les autres fins de non-recevoir opposées par la fédération départementale des chasseurs de l'Allier, fins de non-recevoir auxquelles la préfète de l'Allier indique s'associer dans son mémoire du 14 décembre 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
8. D'une part, aux termes de l'article L. 424-2 du code de l'environnement : " Nul ne peut chasser en dehors des périodes d'ouverture de la chasse fixées par l'autorité administrative selon des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article R. 424-5 du même code : " La clôture de la vénerie sous terre intervient le 15 janvier. / Le préfet peut, sur proposition du directeur départemental de l'agriculture et de la forêt et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et de la fédération des chasseurs, autoriser l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai ".
9. D'autre part, aux termes de l'article 7 de la charte de l'environnement : " Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi () de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement ". Aux termes de l'article L. 120-1 du code de l'environnement : " I. - La participation du public à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement est mise en œuvre en vue : / 1° D'améliorer la qualité de la décision publique et de contribuer à sa légitimité démocratique ; / 2° D'assurer la préservation d'un environnement sain pour les générations actuelles et futures ; / 3° De sensibiliser et d'éduquer le public à la protection de l'environnement ; / 4° D'améliorer et de diversifier l'information environnementale. / II. - La participation confère le droit pour le public : / 1° D'accéder aux informations pertinentes permettant sa participation effective ; / 2° De demander la mise en œuvre d'une procédure de participation dans les conditions prévues au chapitre Ier ; / 3° De disposer de délais raisonnables pour formuler des observations et des propositions ; / 4° D'être informé de la manière dont il a été tenu compte de ses observations et propositions dans la décision d'autorisation ou d'approbation () ". Aux termes de l'article L.123-19-1 du même code : " I. - Le présent article définit les conditions et limites dans lesquelles le principe de participation du public, prévu à l'article 7 de la Charte de l'environnement, est applicable aux décisions, autres que les décisions individuelles, des autorités publiques ayant une incidence sur l'environnement lorsque celles-ci ne sont pas soumises, par les dispositions législatives qui leur sont applicables, à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration. / Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas aux décisions qui modifient, prorogent, retirent ou abrogent les décisions mentionnées à l'alinéa précédent soumises à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration. / Ne sont pas regardées comme ayant une incidence sur l'environnement les décisions qui ont sur ce dernier un effet indirect ou non significatif. /II. - Sous réserve des dispositions de l'article L. 123-19-6, le projet d'une décision mentionnée au I, accompagné d'une note de présentation précisant notamment le contexte et les objectifs de ce projet, est mis à disposition du public par voie électronique et, sur demande présentée dans des conditions prévues par décret, mis en consultation sur support papier dans les préfectures et les sous-préfectures en ce qui concerne les décisions des autorités de l'Etat, y compris les autorités administratives indépendantes, et des établissements publics de l'Etat, ou au siège de l'autorité en ce qui concerne les décisions des autres autorités () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que la note de présentation mise à disposition du public, visant à préciser notamment le contexte et les objectifs de l'arrêté du 25 mai 2022 au sens des dispositions précitées du II de l'article L. 123-9-1 du code de l'environnement, et à laquelle était joint le projet d'arrêté portant sur l'ouverture et la clôture de la chasse pour la campagne 2022-2023 dans le département de l'Allier, est un document en date du 22 avril 2022. La lecture de ce document permet de constater qu'il se borne à contenir des développements généraux sur le blaireau lui-même, sur les dégâts susceptibles d'être occasionnés par cette espèce, sur la justification du recours à la vénerie sous terre comme mode de prélèvement, sur l'absence d'incidence des périodes complémentaires de chasse du blaireau sur la reproduction de cette espèce, sur le fait que 97 % des blaireaux prélevés dans le département de l'Allier le sont au cours des périodes complémentaires, sur le fait que l'instauration d'une période complémentaire n'est pas incompatible avec le statut reconnu à cette espèce et sur le fait que les prélèvements durant ces périodes complémentaires permettent de limiter l'impact de l'espèce sur les cultures, les biens et les collisions routières. Toutefois, ce document ne précise pas les objectifs et le contexte local de la mesure projetée ; en particulier, il ne comporte aucune indication relative à la population de blaireaux dans le département de l'Allier ainsi qu'aux dégâts réellement occasionnés dans ce département, la mention de ces informations étant nécessaire afin de permettre le respect effectif du principe de participation du public au projet de décision en cause. Ce document ne satisfait dès lors pas aux exigences prévues au II de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement alors que l'arrêté en litige a, au sens de cet article L. 123-19-1, une incidence sur l'environnement.
11. Un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est toutefois de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
12. En l'espèce, le non-respect, par l'autorité administrative, de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement préalablement à l'édiction de l'arrêté en litige a privé le public, et notamment les associations de défense de l'environnement, d'une garantie, sans que la préfète puisse utilement se prévaloir du fait que des éléments complémentaires sur la chasse du blaireau sous terre figuraient dans le document intitulé " Participation du public-motifs de la décision " en date du 24 mai 2022 rédigé après la consultation du public, du fait que l'ensemble de ces éléments sont portés à la connaissance du public chaque année, du fait que les associations requérantes qui attaquent systématiquement les arrêtés de cette nature ne sauraient arguer de leur propre ignorance, du fait que ces associations sont dans l'incapacité de fournir des éléments qui concernent spécifiquement le département de l'Allier et du fait que les observations de l'association France Nature Environnement Allier ont été prises en compte au même titre que les autres observations.
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10 à 12 que l'arrêté en litige, en tant qu'il concerne l'instauration de périodes complémentaires pour la chasse au blaireau par vénerie sous terre, a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que les associations requérantes sont fondées à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Allier du 25 mai 2022 en tant qu'il prévoit à son article 3 des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2022 jusqu'à l'ouverture de la vénerie sous terre et du 15 mai au 30 juin 2023.
Sur les frais liés au litige :
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par les associations requérantes au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la fédération départementale des chasseurs de l'Allier est admise.
Article 2 : L'arrêté de la préfète de l'Allier n° 1109/22 du 25 mai 2022 relatif à l'ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2022-2023 dans le département est annulé en tant qu'il prévoit à son article 3 des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau du 1er juillet 2022 jusqu'à l'ouverture de la vénerie sous terre et du 15 mai au 30 juin 2023.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association France Nature Environnement (FNE) Allier, première dénommée pour l'ensemble des associations requérantes, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, et à la fédération départementale des chasseurs de l'Allier.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Allier.
Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Bentéjac, présidente,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2024.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
C. BENTÉJAC La greffière,
P. CHEVALIER
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026