jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2201698 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | AARPI THEMIS (MAÎTRES MONTRICHARD / CIAUDO) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 juillet 2022 et le 23 mai 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la SCI O Naturel, représentée par l'AARPI Themis, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Chambon-sur-Lignon a délivré un permis de construire à la société TNM pour la construction de trois gîtes et d'un local chaufferie au lieu-dit Riou la Grange à Chambon-sur-Lignon ;
2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que :
- elle justifie d'un intérêt pour agir suffisant à l'égard de l'arrêté contesté ;
- l'arrêté en litige a été délivré sur la base d'un dossier de permis de construire insuffisant en raison de l'absence d'informations relatives à la situation du terrain à l'intérieur de la commune, de l'absence de notice de présentation du projet, de plan de masse coté dans les trois dimensions, d'informations sur les modalités de raccordement aux réseaux, de mention sur l'existence d'une servitude de passage et de document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement ;
- il méconnaît l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme et l'article 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable ;
- il est illégal en raison de l'absence de justification de l'existence d'une servitude de passage permettant la desserte du projet ;
- il est illégal en raison de l'absence de raccordement des constructions aux réseaux ;
- il méconnaît l'article NL2 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet du pétitionnaire n'est pas de créer des gîtes ruraux comme il l'a frauduleusement déclaré dans sa demande de permis de construire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2022, la commune de Chambon-sur-Lignon, représentée par la SCP Teillot et associés, Me Marion, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- à titre principal, que la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt pour agir de la société requérante ;
- à titre subsidiaire, que les autres moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2022, la société TNM, représentée par la SELARL BLT Droit Public, Me Thiry, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- à titre principal, que la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt pour agir de la société requérante ;
- à titre subsidiaire, que les autres moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 21 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 mai 2023.
Un mémoire produit par la SCI O Naturel a été enregistré le 5 juin 2024 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Nathalie Luyckx, rapporteure publique,
- les observations de Me Weber, représentant la SCI O Naturel, Me Thiry, représentant la société TNM et Me Marion, substituant Me Maisonneuve, représentant la commune de Chambon-sur-Lignon.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 7 juin 2022, le maire de la commune de Chambon sur Lignon a délivré un permis de construire à la société TNM pour la construction de trois gîtes et d'un local chaufferie au lieu-dit Riou la Grange à Chambon-sur-Lignon. Par la présente requête, la SCI O Naturel demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-7 du code de l'urbanisme : " Sont joints à la demande de permis de construire : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Le projet architectural défini par l'article L. 431-2 et comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 431-8 à R. 431-12 ". Selon les dispositions de l'article R. 431-8 du même code : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". L'article R. 431-9 prévoit : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; () / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; () / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. La société requérante soutient que l'arrêté a été délivré sur la base d'un dossier de permis de construire insuffisant en raison de l'absence d'informations relatives à la situation du terrain à l'intérieur de la commune, de l'absence de notice de présentation du projet, de l'absence de plan de masse coté dans les trois dimensions, de l'insuffisance d'informations sur les modalités de raccordement aux réseaux, d'absence de mention sur l'existence d'une servitude de passage et de l'insuffisance des documents graphiques permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le dossier de permis de construire comportait un plan de situation permettant à l'autorité administrative d'apprécier la situation du terrain à l'intérieur de la commune. Il comportait également des notices descriptives réalisées pour chacune des constructions édifiées sur le terrain. A cet égard, contrairement à ce que soutient la requérante, la circonstance qu'aucune notice descriptive globale n'ait été réalisée pour l'ensemble du projet est sans incidence sur la légalité du dossier de demande de permis de construire. Le dossier de demande de permis de construire comportait par ailleurs, pour chaque construction, des plans de masse aux échelles 1/500ème et 1/750ème, un plan en coupe à l'échelle 1/100ème et des plans de l'ensemble des façades à la même échelle. Au titre des modalités de raccordement aux réseaux, les notices descriptives précisaient que les constructions seraient équipées de dispositifs d'assainissement non collectif et un plan de masse du projet à l'échelle 1/1000ème permettaient d'identifier la présence des réseaux d'eau et d'électricité situés à proximité immédiate du terrain d'assiette du projet. Le dossier a, par ailleurs, été soumis aux services des gestionnaires de réseaux compétents en matière d'électricité et d'eau potable qui ont émis des avis favorables en septembre et octobre 2021. Par ailleurs, au titre de la desserte du terrain, il ressort des pièces du dossier que le projet est desservi par le chemin de Gory, voie privée faisant l'objet d'une servitude de passage, qui figure sur le plan de masse du projet établi à l'échelle 1/1000ème. La circonstance que les caractéristiques de cette voie d'accès n'aient pas été reportées sur ce plan n'est pas de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative de la conformité du projet à la règlementation applicable. Enfin, contrairement à ce que soutient la société requérante, le dossier de demande de permis de construire comportait de multiples documents graphiques permettant d'apprécier l'insertion des constructions dans leur environnement paysager. Il résulte de ces éléments que le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire doit être écarté dans toutes ses branches.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " Sont et demeurent applicables, malgré les dispositions de ce plan local d'urbanisme : () Article R. 111-5, relatif aux accès ". Selon l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic ".
6. La société requérante soutient que la desserte des constructions est insuffisante au regard de la nature du projet, d'une part, qui doit accueillir une activité touristique, et des caractéristiques du chemin d'accès, d'autre part. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la desserte du terrain s'effectue par le chemin de Gory qui se présente sous la forme d'un chemin de terre carrossable dont les caractéristiques sont adaptées à la desserte de trois gîtes ruraux. Au demeurant, le chemin d'accès dessert déjà le domaine de Gory qui exerce également une activité touristique. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance des capacités de desserte du projet doit être écarté.
7. En troisième lieu, le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Dès lors, si l'administration et, en cas de recours, le juge administratif, doivent s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie, il ne leur appartient de vérifier ni la validité de cette servitude ni l'existence d'un titre permettant l'utilisation de la voie qu'elle dessert, si elle est privée, lorsque celle-ci est ouverte à la circulation publique. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir que l'arrêté est illégal en raison de l'absence de justification de l'existence d'une servitude de passage permettant la desserte du projet et ce moyen doit être écarté comme inopérant.
8. En quatrième lieu, la société requérante soutient que l'arrêté est illégal dès lors que le dossier de permis de construire ne permet pas de s'assurer que les constructions litigieuses seront effectivement raccordées aux réseaux. Le requérant, qui invoque la méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, n'apporte aucun élément complémentaire permettant de distinguer le moyen qu'il entend développer de celui tiré de l'incomplétude des pièces du dossier auquel il a été répondu au point 4 du présent jugement. Par ailleurs, la circonstance, à la supposer établie, que la société ne dispose d'aucune servitude de tréfonds n'a aucune incidence sur la légalité de l'arrêté en litige qui est délivré sous réserve des droits des tiers. Par suite, le moyen tiré de l'absence de raccordement des constructions aux réseaux doit être écarté.
9. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article NL2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " Sont admis : / En NLd uniquement : / - les gîtes ruraux, les gîtes d'étapes, les chambres d'hôtes, les auberges, les hébergements de vacances () / - les constructions nécessaires au fonctionnement et à la gestion du site () ". Un permis de construire n'a d'autre objet que d'autoriser la construction d'immeubles conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. La circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés ou que ces immeubles risqueraient d'être ultérieurement transformés et affectés à un usage non conforme aux documents et règles générales d'urbanisme n'est pas par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance du permis, de nature à affecter la légalité de celui-ci.
10. Il ressort des pièces du dossier que le projet consiste en la construction de trois gîtes ruraux et d'un local chaufferie destiné à assurer le fonctionnement du site. Il répond ainsi à la définition prévue par l'article NL2 du règlement du plan local d'urbanisme précité. L'allégation de la société requérante selon laquelle l'objectif du pétitionnaire est, en réalité, de réaliser une exploitation forestière et des maisons d'habitation n'est assortie d'aucun élément permettant d'établir l'existence d'une fraude de nature à affecter la légalité du permis de construire attaqué. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que le projet méconnaît l'article NL2 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté en litige doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la SCI O Naturel, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de la commune de Chambon-sur-Lignon, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCI O Naturel une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Chambon-sur-Lignon et non compris dans les dépens et une somme d'un même montant au titre des frais exposés par la société TNM.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de la SCI O Naturel est rejetée.
Article 2 : La SCI O Naturel versera à la commune de Chambon-sur-Lignon une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La SCI O Naturel versera à la société TNM une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SCI O Naturel, à la société TNM et à la commune de Chambon-sur-Lignon.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Caroline Bentéjac, présidente,
M. Jean-Michel Debrion, premier conseiller,
M. Christophe Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le rapporteur,
C. A
La présidente,
C. BENTÉJAC
La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2201698
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026