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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2201713

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2201713

vendredi 7 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2201713
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 1
Avocat requérantAD'VOCARE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B, ressortissant béninois, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressé une carte de séjour "vie privée et familiale" valable un an. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de refus, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Les conclusions accessoires présentées par M. B ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2022, et un mémoire complémentaire, enregistré le 17 janvier 2023, M. A B, représenté par l'AARPI Ad'vocare, Me Bourg, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il maintient ses conclusions à fin d'annulation dès lors qu'il subsiste une décision de refus implicite entre le 8 mars 2022 et le 23 novembre 2023 ;

- la décision n'est pas motivée alors qu'il en a sollicité les motifs ;

- elle méconnaît les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas produit de mémoire en défense mais une pièce enregistrée le 9 janvier 2023 relative à la délivrance le 3 décembre 2022 d'un titre de séjour d'un an valable du 23 novembre 2022 au 23 novembre 2023 portant la mention " vie privée et familiale ".

Par une ordonnance du 23 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 10 février 2023.

Par une décision du 28 septembre 2022, confirmée en appel par une décision du 16 novembre 2022, M. A B n'a pas été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Caraës,

- et les observations de Me Bourg, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant béninois né le 24 décembre 1987, est entré en France irrégulièrement le 2 août 2020 selon ses déclarations. Le 8 novembre 2021, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 25 mai 2022, l'intéressé a complété sa demande en se prévalant des dispositions de l'article L. 423-7 du code précité. M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardée par le préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande de titre de séjour.

2. Il ressort des pièces des dossiers que, postérieurement à l'introduction de sa requête, le préfet du Puy-de-Dôme a délivré à M. C une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 23 novembre 2022 au 23 novembre 2023. Dans ces conditions, les conclusions du requérant tendant à l'annulation de la décision implicite de refus d'admission au séjour prise à son encontre sont devenues sans objet, peu important la circonstance que le titre de séjour délivré ne soit valable qu'à compter du 23 novembre 2022. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. B demande au titre des dispositions de l'articles L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Délibéré après l'audience du 24 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Caraës, présidente,

M. Jurie, premier conseiller,

Mme Bollon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2025.

La présidente-rapporteure,

R. CARAËS

L'assesseur le plus ancien,

G. JURIE La greffière,

F. LLORACH

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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