lundi 1 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2201753 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET SEBASTIEN PLUNIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 août 2022 et des mémoires enregistrés les 10 novembre 2022 et 1er décembre 2022, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 6 juillet 2022 par laquelle le maire de la commune de Monistrol-sur-Loire a délivré, au nom de l'Etat, un certificat d'urbanisme opérationnel déclarant non réalisable l'opération consistant en lotir les parcelles cadastrées BL 0790 et BL 0791 pour en faire trois lots et réaliser les viabilisations inhérentes.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est contradictoire avec la décision du 1er septembre 2017 par laquelle le maire de la commune de Monistrol-sur-Loire lui a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel déclarant réalisable la même opération ;
- depuis 2017, aucune nouvelle habitation n'a été construite, de sorte que la charge des équipements en eau potable et en électricité ne peut être regardée comme s'étant aggravée alors que les parcelles étaient considérées comme desservies par les réseaux qui étaient d'une capacité suffisante ;
- elle ne pouvait cristalliser ses droits à la suite du certificat d'urbanisme qui lui a été délivré en 2017, compte tenu des difficultés de succession qu'elle a rencontré pour les parcelles en litige ;
- les motifs de refus qui lui ont été opposés sont subitement survenus et illustrent une pratique de " deux poids - deux mesures " ;
- la décision attaquée lui a généré des pertes avérées et latentes.
Par des mémoires en défense enregistrés les 13 septembre 2022 et 22 novembre 2022, la commune de Monistrol-sur-Loire, conclut, dans le dernier état de ses écritures, d'une part, au rejet de la requête et, d'autre part, à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B les entiers dépens ainsi que la somme de 3 500 euros au titre des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 14 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 décembre 2022 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Par une décision du 6 juillet 2022, le maire de la commune de Monistrol-sur-Loire a délivré à Mme B un certificat d'urbanisme déclarant non réalisable l'opération consistant à lotir les parcelles cadastrées BL 0790 et BL 0791 pour en faire trois lots et réaliser les viabilisations inhérentes. Pour contester cette décision, la requérante se borne à soutenir que cette décision est en contradiction avec un précédent certificat d'urbanisme du 1er septembre 2017 déclarant réalisable l'opération. Toutefois, cette argumentation est sans incidence sur la légalité du certificat d'urbanisme du 6 juillet 2022 qui déclare non réalisable l'opération projetée en raison de l'insuffisance des réseaux d'eau potable et d'électricité. Dans ces conditions, la requête de Mme B ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Monistrol-sur-Loire au titre des dispositions des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Monistrol-sur-Loire au titre des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune de Monistrol-sur-Loire.
Fait à Clermont-Ferrand, le 1er septembre 2025.
La présidente de la 2ème chambre,
C. BENTÉJAC
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2201753
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026