jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2202033 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 23 septembre 2022 et le 8 mars 2023, M. A B, représenté par l'AARPI Ad'vocare, Me Gauché, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 5 juillet 2022 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai, en tout état de cause, de lui délivrer, dans l'attente et sans délai, un récépissé avec autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'erreurs de droit ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un vice de procédure ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreurs manifestes d'appréciation ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entaché le refus de séjour ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense mais une pièce qui a été enregistrée le 23 mai 2023.
Par une ordonnance du 25 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 juin 2023.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 24 août 2022.
Par un courrier du 5 janvier 2024, les parties ont été informées de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur une substitution de base légale, et plus précisément sur une substitution du pouvoir discrétionnaire de régularisation aux dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire, enregistré le 9 janvier 2024, M. A B, représenté par l'AARPI Ad'vocare, Me Gauché, a présenté ses observations à la suite de l'information délivrée par courrier du 5 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Debrion,
- et les observations de Me Gauché, avocat de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 7 août 1997, a, le 14 avril 2021, sollicité du préfet du Puy-de-Dôme la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". Par des décisions du 5 juillet 2022, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces décisions du 5 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. Il résulte de la lecture de la décision attaquée que la demande de carte de séjour " salarié " de M. B a été instruite, par le préfet du Puy-de-Dôme, au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain et des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 9 de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". L'article 3 du même accord stipule que : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention ''salarié''() ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 421-21 de ce même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
5. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, traitant ainsi de ce point au sens de l'article 9 de cet accord, il fait obstacle à l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers lors de l'examen d'une demande d'admission au séjour présentée par un ressortissant marocain au titre d'une telle activité. Cet examen ne peut être conduit qu'au regard des stipulations de l'accord, sans préjudice de la mise en œuvre par le préfet du pouvoir discrétionnaire dont il dispose pour apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité de délivrer à titre de régularisation un titre de séjour à un étranger ne remplissant pas les conditions auxquelles cette délivrance est normalement subordonnée, pouvoir dont les stipulations de l'accord ne lui interdisent pas de faire usage à l'égard d'un ressortissant marocain.
6. En l'espèce, il ressort de la lecture de la décision en litige que le préfet du Puy-de-Dôme s'est notamment fondé sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. B. Compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, l'autorité administrative a commis une erreur de droit.
7. Toutefois, il ressort également de la lecture de la décision contestée que le préfet du Puy-de-Dôme a également procédé à l'examen du droit au séjour du requérant au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain cité au point 3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait sollicité son admission exceptionnelle au séjour, devant ainsi conduire le préfet à mettre en œuvre son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit à avoir fait application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il ressort de la lecture de la décision en litige que le préfet du Puy-de-Dôme a opposé à M. B l'absence de visa de long séjour lors de l'examen de sa demande de titre de séjour au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain et non lors de l'étude de son droit au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir que l'autorité administrative a commis une erreur de droit en lui opposant l'absence de visa de long séjour pour refuser de l'admettre au séjour à titre exceptionnel.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations () ".
10. Le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas refusé de délivrer un titre de séjour à M. B en raison du caractère incomplet de son dossier mais au motif qu'il ne remplissait pas les conditions de fond pour obtenir le titre sollicité. Par suite, le requérant ne peut utilement invoquer une méconnaissance des dispositions citées au point précédent au soutien de ses conclusions en annulation.
11. En quatrième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucune stipulation conventionnelle, ne fait obligation au préfet, saisi directement par l'étranger d'une demande d'admission en qualité de salarié sur le fondement des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain, de saisir préalablement, pour avis sur cette demande de titre, la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités. Par suite, M. B ne peut utilement soutenir que le préfet du Puy-de-Dôme a entaché sa décision d'un vice de procédure faute d'avoir saisi lui-même " sa propre administration " pour viser le contrat de travail.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ".
13. A supposer même que la condamnation du requérant par un jugement du tribunal judiciaire de Béziers en date du 15 juillet 2021 à 250 euros d'amende pour des faits de vol en réunion le 4 avril 2021 et le fait d'avoir commis, le même jour, des faits de dégradation ou détérioration volontaire du bien d'autrui causant un dommage léger et des faits de vol aggravé par deux circonstances ne suffiraient pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens des dispositions citées au point précédent, il résulte de l'instruction que le préfet du Puy-de-Dôme aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur l'absence de production d'un visa de long séjour, motif que M. B ne conteste pas, et sur le défaut de production d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, motif que l'intéressé n'est pas fondé à contester.
14. En sixième lieu, la circonstance que le préfet aurait retenu une durée de présence en France de M. B de six ans et non de neuf ans ne suffit pas à considérer que l'auteur de la décision en litige a commis une erreur manifeste dans l'appréciation du caractère ancien et stable des liens privés et familiaux de l'intéressé en France.
15. En dernier lieu, il ne ressort pas pièces du dossier que M. B aurait, dans sa demande de titre de séjour présentée en qualité de " salarié ", indiqué au préfet qu'il s'était marié en juin 2022 avec une ressortissante française qui attend un enfant et qu'il était impliqué dans le monde associatif, notamment par le biais de la pratique du football. A supposer même que ces informations aient été portées à la connaissance du préfet, elles ne suffisent pas à considérer, notamment dès lors que le mariage était très récent à la date de la décision en litige et que l'intéressé ne justifie pas de l'ancienneté de sa relation avec cette ressortissante française, que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences du refus de séjour sur la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
16. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, M. B n'est pas fondé à soutenir que cette décision est illégale en raison de l'illégalité dont est entaché le refus de séjour.
17. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
18. Si M. B est présent en France depuis janvier 2014, les formations qu'il a suivies, les diplômes qu'il a obtenus et les contrats dont il a bénéficié ne suffisent pas à établir l'existence de liens personnels qu'il aurait noués durant ses plus de huit années de présence sur le territoire français à la date de la mesure d'éloignement en litige. Son mariage avec une ressortissante française était très récent à la date de la décision contestée et le requérant ne justifie pas de l'ancienneté des liens avec cette ressortissante française avant leur union. S'il est désormais le père d'un enfant qu'il a eu avec son épouse, cette naissance est intervenue le 19 février 2023, soit postérieurement à la décision contestée. De plus, il ne justifie pas d'une intégration particulière par la seule pratique du football dans un cadre associatif. Enfin, il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales ou personnelles dans son pays d'origine. Par suite, en l'état des pièces du dossier, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Puy-de-Dôme a méconnu les stipulations citées au point précédent en l'obligeant à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
19. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, M. B n'est pas fondé à soutenir que cette décision est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée l'obligation de quitter le territoire français.
20. En second lieu, la décision en litige vise, en droit, notamment les dispositions de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En fait, cette décision mentionne que M. B n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, et dès lors que la motivation d'une décision ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision fixant le pays de renvoi doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les autres conclusions :
22. Par voie de conséquence du rejet des conclusions en annulation, il convient de rejeter les conclusions à fin d'injonction de M. B ainsi que celles qu'il présente en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bentéjac, présidente,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
C. BENTÉJAC La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202033
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026