jeudi 7 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2202602 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | SCP ARSAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 décembre 2022, Mme A F, agissant en son nom et en qualité de représentante légale de ses enfants mineurs, M. C E et M. D E, représentée par la SCP Arsac, Me Arsac, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme totale de 853 963,38 euros, assortie des intérêts au taux légal, en réparation des préjudices qu'elle a subis ainsi que ses enfants en lien avec le décès de son compagnon ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le suicide de M. E est imputable à une faute de l'administration en raison de sa carence à assurer la sécurité et protéger la santé de ses agents et de sa négligence et son inertie à ne pas avoir pris les mesures nécessaires à la prévention des risques psychosociaux ayant conduit au décès de M. E ;
- le suicide de M. E a été reconnu par l'administration comme imputable au service ;
- les préjudices en lien avec le décès peuvent être évalués, s'agissant du préjudice moral subi par M. B E à la somme de 30 000 euros, s'agissant du préjudice subi par Mme F, à la somme de 3 988,38 euros au titre des frais d'obsèques, à la somme de 479 668 euros en réparation de son préjudice économique et à la somme de 50 000 euros en réparation de son préjudice d'affection ; s'agissant du préjudice subi par C E, à la somme de 79 797 euros en réparation de son préjudice économique et à la somme de 50 000 euros en réparation de son préjudice d'affection ; s'agissant du préjudice subi par D E, à la somme de 110 510 euros en réparation de son préjudice économique et à la somme de 50 000 euros en réparation de son préjudice d'affection.
Par une ordonnance du 27 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 juillet 2023.
Les parties ont été informées par courrier du 17 novembre 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'engagement de la responsabilité sans faute de l'Etat.
Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2023, Mme F, représentée par Me Arsac, a présenté des observations sur ce moyen relevé d'office.
Un mémoire produit par le recteur de l'académie de Clermont-Ferrand a été enregistré le 4 février 2024, soit postérieurement à la clôture d'instruction et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés ;
- le décret n° 82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique ;
- le décret n° 2014-940 du 20 août 2014 relatif aux obligations de service et aux missions des personnels enseignants exerçant dans un établissement public d'enseignement du second degré ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nivet,
- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,
- et les observations de Me Arsac, représentant Mme F.
Considérant ce qui suit :
1. M. E a obtenu son diplôme professionnel de professeur des écoles en 2002 et son certificat d'aptitude aux actions pédagogiques spécialisées d'adaptation et d'intégration scolaires en 2005. Après avoir exercé ses fonctions au sein de l'établissement médico-social des Galoubies à Chamalières, il a été affecté, en 2005, à l'établissement régional d'enseignement adapté de Lattre-de-Tassigny à Romagnat. En 2018, M. E sollicitait l'accès au corps des professeurs certifiés par voie d'inscription sur liste d'aptitude. Par arrêté du 1er juin 2018, M. E a été nommé professeur certifié de mathématiques à compter du 1er septembre 2018 et affecté, par arrêté du 11 juillet 2018, au collège Joliot-Curie d'Aubière pour l'année scolaire 2018-2019. M. E s'est suicidé le 6 septembre 2018 dans un bois à proximité de son domicile et de son lieu de travail. Par une décision du 12 juin 2019, le recteur de l'académie de Clermont-Ferrand a reconnu le suicide de M. E comme étant imputable au service. Par réclamation préalable du 5 août 2022, Mme F, compagne de M. E, a demandé à l'Etat, en son nom et en qualité de représentante légale de leurs deux enfants, l'indemnisation des préjudices résultant du suicide de son compagnon. Par la présente requête, la requérante demande au tribunal de condamner l'Etat à leur verser la somme de 853 963,38 euros en réparation des préjudices qu'elle et ses enfants estiment avoir subi en lien avec ce décès.
Sur les conclusions à fins d'indemnisation :
En ce qui concerne le principe de responsabilité :
S'agissant de la responsabilité pour faute :
2. Pour déterminer si l'accident de service ayant causé un dommage à un fonctionnaire est imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat, de sorte que ce fonctionnaire soit fondé à engager une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale par l'Etat de l'ensemble du dommage, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions en ce sens, de rechercher si l'accident est imputable à une faute commise dans l'organisation ou le fonctionnement du service.
3. La requérante soutient que le suicide de son compagnon est imputable aux dysfonctionnements fautifs de l'éducation nationale qui est tenue à une obligation de prévention et de protection de la santé physique et mentale des agents placés sous son autorité. Elle indique que M. E était le seul fonctionnaire de l'académie à bénéficier d'un accès au corps des professeurs certifiés par la voie de la liste d'aptitude et que sa rentrée scolaire n'a pas été organisée et anticipée alors même qu'il appréhendait ses nouvelles fonctions et responsabilités. Elle fait valoir ainsi que l'emploi du temps de M. E ne lui a été communiqué que tardivement, le 28 août précédant la rentrée, que cet emploi du temps était basé sur un temps plein de 19 heures par semaine, au lieu des 18 heures mentionnées dans son courrier d'affectation et alors que les fonctionnaires stagiaires ne peuvent effectuer un service de plus de 9 heures de cours par semaine. Elle indique également que M. E a dû prendre en charge de nombreux élèves souffrant de troubles cognitifs de type dyslexiques ou dyspraxiques et qu'il s'est vu contraint de partager une classe trop petite avec un autre enseignant qui utilisait le logiciel " Powerpoint " qu'il ne maîtrisait pas. Enfin, la requérante soutient qu'aucun accueil personnalisé, aucun tutorat ni aucune visite médicale n'a été mise en œuvre au cours des premières journées de rentrée scolaire.
4. Il ne résulte toutefois pas de l'instruction que la durée hebdomadaire de travail fixée par l'établissement n'était pas conforme aux dispositions régissant le temps de travail des professeurs certifiés. Par ailleurs, les circonstances tenant à la communication tardive de l'emploi du temps, à la prise en charge d'élèves souffrant de troubles cognitifs, à la mise à disposition d'une salle de classe de faible dimension ou à la nécessité de collaborer avec un enseignant n'utilisant pas les mêmes méthodes de travail relèvent de contraintes inhérentes à l'exercice des fonctions professionnelles de professeur, auxquelles les enseignants sont régulièrement confrontés qui ne sont pour autant pas constitutives de fautes dans l'organisation et le fonctionnement du service public. Enfin, la circonstance que M. E n'ait pu bénéficier d'un accompagnement spécifique, d'un tutorat ou d'une visite médicale dans les premiers jours du mois de septembre 2018 ne révèle pas davantage l'existence d'une faute de l'éducation nationale en l'absence notamment de difficultés portées à la connaissance de sa hiérarchie. Dans ces conditions, les faits invoqués par Mme F, ne sont pas constitutifs de fautes et ne sauraient engager la responsabilité de l'Etat à ce titre.
S'agissant de la responsabilité sans faute :
5. Il résulte de l'instruction que le suicide de M. E n'est pas dénué de lien avec l'exercice des fonctions exercées par celui-ci. Par une décision du 12 juin 2019, le recteur de l'académie de Clermont-Ferrand a d'ailleurs reconnu le décès de M. E comme étant imputable au service. En conséquence, la responsabilité sans faute de l'Etat est engagée.
En ce qui concerne l'évaluation des préjudices :
6. Les dispositions des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente viagère d'invalidité, doivent être regardées comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle. Les dispositions instituant ces prestations déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Ces dispositions ne font en revanche pas obstacle à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice. Il en va de même s'agissant du préjudice moral subi par ses ayants droits. Ces dispositions ne font pas davantage obstacle à ce qu'une action de droit commun, pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage, soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne.
S'agissant du préjudice économique :
7. Aux termes de l'article L. 38 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " Les conjoints d'un fonctionnaire civil ont droit à une pension de réversion égale à 50 % de la pension obtenue par le fonctionnaire ou qu'il aurait pu obtenir au jour de son décès. () / A la pension de réversion s'ajoutent, le cas échéant : / 1° La moitié de la rente d'invalidité dont le fonctionnaire bénéficiait ou aurait pu bénéficier ; () ". Selon l'article L. 43 du même code : " La pension définie à l'article L. 38 est répartie comme suit : / a) A la date du décès du fonctionnaire, les conjoints survivants ou divorcés ayant droit à pension se partagent la part de la pension de réversion correspondant au rapport entre le nombre de conjoints survivants ou divorcés et le nombre total de lits représentés. Cette part est répartie entre les conjoints au prorata de la durée respective de chaque mariage. () / b) La différence entre la fraction de la pension prévue à l'article L. 38 et les pensions versées aux conjoints survivants ou divorcés du fonctionnaire en application du a est répartie également entre les orphelins ayant droit à la pension prévue à l'article L. 40 qui représentent un lit ".
8. Il résulte de l'instruction, et conformément aux dispositions précitées, que Messieurs C et D E, enfants de M. E, ont bénéficié, conformément au dispositif prévu à l'article L.43 du code des pensions civiles et militaires de retraite, de la pension prévue à l'article L. 38 de ce même code, Mme F n'ayant pas la qualité de conjointe lui permettant d'en bénéficier. Cette pension a pour objet de réparer la perte de revenu et l'incidence professionnelle résultant du décès de M. E. Ainsi, les requérants ne sont pas fondés à demander la réparation des préjudices économiques subis résultant de la perte de revenus de M. E.
S'agissant du préjudice moral subi par M. E :
9. Il résulte de l'instruction, que la souffrance psychique et morale endurée par le défunt en lien avec l'exercice de ses fonctions et ayant conduit à son suicide peut être évaluée à la somme de 10 000 euros. Ce chef de préjudice, entré dans le patrimoine de M. E avant son décès, est transmis à ses héritiers, C et D E.
S'agissant du préjudice moral de Mme F et de ses enfants :
10. Il résulte de l'instruction que Mme F et M. E formaient vie commune et ont eu deux enfants, M. C E, né le 22 janvier 2006 et M. D E, né le 20 décembre 2011. Au regard de l'ancienneté de leur vie commune, des circonstances du décès de M. E, alors âgé de 40 ans, et de la persistance des effets du deuil pour Mme F, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par Mme F en lui accordant une somme de 25 000 euros.
11. Par ailleurs, les enfants du couple, C et D, qui étaient respectivement âgés de 12 ans et 6 ans au jour du décès de leur père, ont subi du fait de ce suicide un préjudice moral dont il sera fait une juste appréciation en l'évaluant à la somme de 20 000 euros chacun.
S'agissant des frais d'obsèques :
12. Il résulte de l'instruction que les frais d'obsèques, qui relèvent des préjudices patrimoniaux d'une autre nature que ceux résultant de la perte de revenus et de l'incidence professionnelle de l'accident, s'élèvent à 3 988,38 euros et doivent être pris en charge par l'administration dans le cadre de l'engagement de sa responsabilité sans faute.
S'agissant de la répartition des sommes :
13. Il résulte de ce qui précède que l'Etat doit être condamné à verser à Mme F la somme de 28 988,38 euros au titre de ses préjudices propres et celle de 25 000 euros en sa qualité de représentante de son fils mineur, D E soit une somme totale de 53 988,38 euros.
14. Par ailleurs, l'Etat doit être condamné à verser à M. C E, majeur à la date du présent jugement, la somme totale de 25 000 euros.
Sur les intérêts :
15. Mme F et ses enfants ont droit aux intérêts au taux légal, applicables à l'ensemble des indemnités prononcées, à compter du 8 août 2022, date de réception de la réclamation préalable par l'administration.
Sur les frais liés au litige :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à Mme A F la somme de 53 988,38 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 août 2022.
Article 2 : L'Etat est condamné à verser à M. C E la somme de 25 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 août 2022.
Article 3 : L'Etat versera à Mme F une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F, à M. C E et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Clermont-Ferrand.
Délibéré après l'audience du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bentéjac, présidente,
M. Debrion, premier conseiller,
M. Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.
Le rapporteur,
C. NIVET
La présidente,
C. BENTÉJAC La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°220260
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026