jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2300020 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 janvier 2023, M. M'hamed A, représenté par l'AARPI Ad'vocare, Me Bourg demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2022 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et, en tout état de cause, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisation à travailler dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les décisions litigieuses sont insuffisamment motivées ;
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas justifié du nom du médecin instructeur qui a rédigé le rapport médical pour le collège des médecins de l'OFII, ni de la date de transmission de ce rapport au collège des médecins ni de ce que l'auteur du rapport n'aurait pas siégé au sein de ce collège de médecins, conformément aux articles R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation ;
- elle méconnaît le 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; en effet, il est affecté d'un trouble incurable pour lequel il a bénéficié d'un titre de séjour pour raisons médicales ; en outre, il justifie par un certificat médical l'impossibilité de bénéficier du suivi que son état de santé nécessite en cas de retour dans son pays d'origine ;
- elle méconnaît le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien dès lors que ses trois sœurs sont de nationalité française, qu'il entretient avec elles des liens stables et ininterrompus depuis 2018 et qu'il démontre une insertion sociale et professionnelle ;.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît le droit à être entendu ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire supérieur à 30 jours :
- elle méconnaît l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en effet, un tel délai ne lui permet pas de mettre en place un traitement de substitution dans son pays d'origine afin qu'il ne connaisse pas d'interruption de suivi ;
Sur la décision portant pays de destination :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jaffré,
- et les observations de Me Gauché, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, est entré en France en 2018 sous couvert d'un visa court séjour. Il a bénéficié d'un certificat de résidence valable du 5 octobre 2020 au 4 avril 2021 pour raison de santé. Il a présenté le 23 décembre 2020 le renouvellement de ce titre de séjour et a sollicité le 16 mai 2022 la délivrance d'un titre de séjour au regard de sa vie privée et familiale sur le fondement du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et a été mis en possession de récépissés valant autorisation de séjour régulièrement renouvelés. Par un arrêté du 30 novembre 2022, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi, Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 30 novembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment les dispositions des 5) et 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, mentionne les éléments de la situation du requérant et comporte une appréciation du droit au séjour de l'intéressé au regard de ces circonstances. Elle comporte, ainsi, l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet a procédé à un examen effectif et suffisant de la demande de titre de séjour de M. A. Par suite, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. () ".
5. Par son avis du 1er septembre 2021, le collège des médecins de l'OFII a estimé que si l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans ce pays.
6. D'une part, il ressort des termes de l'avis produit par le préfet qu'il a été émis par les trois médecins composant ce collège et que la médecin chargée du rapport médical ne siégeait pas au sein de ce collège de médecins de l'OFII. Le bordereau de transmission de cet avis produit à l'instance précise que le rapport médical a été établi le 9 août 2021 et transmis au collège des médecins le 18 août 2021. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du vice de procédure dont serait entaché la décision attaquée doit être écarté.
7. D'autre part, M. A soutient qu'il est affecté d'une pathologie psychiatrique incurable pour laquelle il avait bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour dont il a demandé le renouvellement. Il produit des certificats médicaux datés du 12 décembre 2022 et du 25 janvier 2023 attestant de la gravité et du caractère instable de son affection ainsi que de l'importance des membres de sa famille à ses côtés qui l'assistent en France pour la réussite et la continuité de son suivi et de la prise de ses traitements. Toutefois il est constant que le requérant dispose d'attaches familiales en Algérie où résident ses parents. Si le requérant soutient que ces derniers habitent loin d'une offre de soin adaptée et ne peuvent pas faire face à sa pathologie, il procède par affirmation sans apporter le moindre commencement de preuve de ce qu'il allègue. Par suite, le requérant ne démontre pas qu'en lui refusant un titre de séjour, le préfet du Puy-de-Dôme aurait commis une erreur d'appréciation de sa situation et aurait méconnu le 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
8. En quatrième lieu, aux termes du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précitées ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A résidait en France depuis quatre ans à la date de la décision attaquée. Il établit avoir trois sœurs de nationalité française dont une qui l'héberge et l'assiste dans ses démarches médicales et produit des pièces relatives à ses efforts d'intégration professionnelle. Toutefois, eu égard au caractère récent du séjour du requérant en France, et alors que l'intéressé n'est pas dépourvu de toute attache familiale effective dans son pays d'origine où vivent ses parents, la décision de refus de titre de séjour attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de titre de séjour litigieuse est illégale. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
11. En deuxième lieu, la mesure d'éloignement litigieuse vise le 3° de l'article L. 611-1 et comporte la motivation du refus de titre de séjour sur laquelle elle est fondée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
12. En troisième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet a procédé à un examen suffisant de la demande de titre de séjour de M. A. Par suite, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux.
13. En quatrième lieu, la mesure d'éloignement litigieuse a été prise à la suite du rejet des demandes de titre de séjour présentées par M. A et au soutien desquelles l'intéressé a présenté les éléments de sa situation. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance du droit d'être entendu.
14. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 7 et 9, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent être accueillis.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de titre de séjour litigieuse est illégale. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
16. En second lieu, l'arrêté litigieux vise l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que l'intéressé est de nationalité algérienne. Elle comporte en outre une appréciation des risques dont M. A pourrait faire l'objet en cas de retour dans son pays. Par suite, la décision fixant le pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être, dès lors, écarté.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
17. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
18. Il ressort des pièces du dossier et en particulier de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 1er septembre 2021 que M. A souffre d'une pathologie psychiatrique grave qui nécessite des soins dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il ressort des certificats médicaux, datés du 12 décembre 2022 et du 25 janvier 2023 que la pathologie du requérant est instable, nécessite une surveillance régulière dont l'interruption pourrait avoir de graves conséquences. Dans ces conditions, en octroyant un délai de trente jours à l'intéressé pour organiser son retour en Algérie et mettre en place un suivi psychiatrique à son arrivée dans son pays d'origine, le préfet du Puy-de-Dôme a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
19. Il résulte de ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français en tant que cette décision ne lui octroie pas un délai supérieur à trente jours.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
20. Eu égard aux motifs sur lesquels il se fonde, le présent jugement n'implique aucune mesure d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
21. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 30 novembre 2022 portant délai de départ volontaire de trente jours est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. M'hamed A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024 , à laquelle siégeaient :
- Mme Bentéjac, présidente,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
La rapporteure,
M. JAFFRÉ
La présidente,
C. BENTÉJAC
La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2300020
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026