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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2300642

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2300642

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2300642
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL ENVIRONNEMENT DROIT PUBLIC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de provision de la SMACL, visant à obtenir une indemnité de 476 491,22 euros pour un préjudice lié à une pollution aux PCB, était devenue sans objet. Cette décision fait suite au rejet, par deux jugements du même jour, des requêtes au fond de la SMACL contre l'État pour les mêmes faits. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de provision et sur l'appel en garantie formé par le préfet contre la SCI du Fer. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mars 2023, et un mémoire complémentaire, enregistré le 16 mai 2024, la société mutuelle d'assurances des collectivités locale (SMACL), représentée par la SELARL Cabinet d'Avocats Philippe Petit et Associés, Me Saban, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité provisionnelle de 476 491,22 euros à valoir sur l'indemnisation des conséquences dommageables résultant de la pollution aux polychlorobiphényles (PCB) de la station d'épuration " La Rouchouse ", assortie des intérêts à compter de la date de dépôt de la requête et des intérêts échus ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 avril 2023, le préfet de la Haute-Loire conclut au rejet de la requête et à ce que la SCI du Fer soit appelée en garantie des condamnations prononcées à son encontre au profit de la SMACL.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, la société civile immobilière (SCI) du Fer, représentée par la SELARL Environnement Droit Public, Me Metenier-Grand, conclut au rejet des conclusions à fin d'appel en garantie dirigées contre elle par le préfet de la Haute-Loire et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné Mme A, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".

2. Par des jugements n°2300641 et 2300982 du 20 septembre 2024, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes au fond présentées par la SMACL tendant à la condamnation de l'Etat à lui payer la somme de 476 491,22 euros en réparation du préjudice subi du fait de la pollution aux polychlorobiphényles (PCB) de la station d'épuration " La Rouchouse ". Par suite, les conclusions tendant au versement d'une provision à valoir sur la réparation des mêmes préjudices en faisant valoir des moyens identiques, présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative dans la présente requête, ainsi que celles à fin d'appel en garantie de la SCI du Fer présentées par le préfet de la Haute-Loire ont perdu leur objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la SMACL et la SCI du Fer sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentée par la SMACL.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société mutuelle d'assurances des collectivités locales (SMACL), à la société civile immobilière (SCI) du Fer et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera transmise pour information au préfet de la Haute-Loire.

Fait à Clermont-Ferrand, le 20 septembre 2024.

La juge des référés,

R. A

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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