LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2300704

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2300704

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2300704
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 2

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus de son admission en Master 1 « santé publique » à l’université Clermont-Auvergne. Le tribunal a jugé que l’université avait légalement fixé une capacité d’accueil limitée à 20 places et que le requérant n’établissait pas d’erreur manifeste d’appréciation dans l’examen de son dossier. La décision s’appuie sur les articles L. 612-6 et suivants du code de l’éducation, qui permettent aux établissements de sélectionner les candidats lorsque les capacités d’accueil sont limitées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 avril 2023, M. A... C... demande au tribunal d’annuler la décision dont il a pris connaissance le 16 mars 2023 portant rejet de sa candidature en Master 1 mention « santé publique » parcours « sciences du risque en santé environnementale et santé au travail », ainsi que la décision du 31 mars 2023 par laquelle le président de l’université Clermont-Auvergne a rejeté son recours gracieux.

Il soutient que le rejet de sa candidature est injustifié au regard de ses résultats académiques au cours de ses trois années de licence et de son expérience professionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré 6 septembre 2023, le président de l’université Clermont-Auvergne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le moyen soulevé par le requérant est inopérant.

Par une ordonnance du 27 juin 2025, la clôture d’instruction a été fixée au 16 juillet 2025.


Vu les autres pièces du dossier ;


Vu :
le code de l’éducation ;
le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Trimouille Coudert ;
- les conclusions de M. Nivet, rapporteur public ;
- les observations de M. B..., représentant le président de l’université Clermont-Auvergne.


Considérant ce qui suit :

M. A... C... a sollicité son admission en Master 1 mention « santé publique » à l’université Clermont-Auvergne pour la rentrée universitaire 2023. Le 16 mars 2023, il a pris connaissance du rejet de sa candidature. Il a formé un recours gracieux, rejeté par courrier du président de l’université en date du 31 mars suivant. M. C... demande l’annulation de ces décisions.

Aux termes des dispositions de l’article L. 612-6 du code de l’éducation : « Les formations du deuxième cycle sont ouvertes aux titulaires des diplômes sanctionnant les études du premier cycle ainsi qu'à ceux qui peuvent bénéficier de l'article L. 613-5 ou des dérogations prévues par les textes réglementaires. Les établissements peuvent fixer des capacités d'accueil pour l'accès à la première année du deuxième cycle. L'admission est alors subordonnée au succès à un concours ou à l'examen du dossier du candidat. (…) ». Il résulte de ces dispositions et des travaux parlementaires ayant précédé leur adoption que, s’agissant des admissions en première année de master, les universités ont la possibilité de fixer des capacités d’accueil pour chaque mention de master et de soumettre les candidats à sélection, quelle que soit la mention de licence dont ils sont titulaires et quelle que soit leur université d’origine. Il résulte également des articles L. 612-6, L. 712-2, L. 712-3 et L. 712-6-1 du code de l’éducation que, au sein des universités, le conseil d’administration, auquel il appartient de déterminer la politique de l’établissement, est compétent pour fixer, s’il y a lieu, les capacités d’accueil et les modalités de sélection pour l’accès à la première année du deuxième cycle. Ces dispositions n’imposent pas aux établissements d’enseignement supérieur de préciser les éléments d’appréciation selon lesquels les mérites des candidats sont examinés en vue de leur admission dans une formation du deuxième cycle dont la capacité d’accueil est limitée.

3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment d’une délibération adoptée le 6 décembre 2022 par le conseil de la formation et de la vie universitaire de l’université Clermont-Auvergne, que les capacités d’accueil de deuxième cycle universitaire pour le master 1 mention « santé publique » parcours « sciences du risque en santé environnementale et santé au travail » ont été fixées à 20 places au titre de l’année universitaire 2023-2024. Par suite, alors que la capacité d’accueil du master 1 sollicité par M. C... avait été régulièrement déterminée, celui-ci, quand bien même il établit avoir obtenu de bons résultats au cours de ses trois années de licence au Togo et justifie d’une expérience professionnelle en lien avec le domaine de la santé, n’apporte pas d’éléments suffisants à établir que, en rejetant sa candidature, l’université Clermont-Auvergne aurait commis une erreur manifeste d’appréciation.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C... doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et à l’université Clermont-Auvergne.

Copie en sera donnée pour information au recteur de l’académie de Clermont-Ferrand.

Délibéré après l'audience du 18 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Bentéjac, présidente,
Mme Trimouille Coudert, première conseillère,
M. Perraud, conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2025.


La rapporteure,





C. TRIMOUILLE COUDERT


La présidente,





C. BENTÉJAC
La greffière,





C. PETIT


La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions