jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2300884 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | BEKPOLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 mai 2023, Mme B C A, représentée par Me Bekpoli, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 mars 2023 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il a été pris en méconnaissance de la circulaire du 7 octobre 2008 ;
- il a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entaché le refus de titre de séjour ;
- elle été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :
- elle justifie de circonstances propres de nature à lui permettre de bénéficier d'une prorogation de ce délai ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a produit ni mémoire en défense, ni pièces dans cette instance.
Par une ordonnance du 6 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 août 2023.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juin 2023.
Par un courrier du 17 juin 2024, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de substituer d'office l'article 9 de la convention franco-togolaise du 13 juin 1996 aux articles L. 433-1 et L. 411-4 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels le préfet a entendu se fonder pour refuser d'admettre Mme A au séjour.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République togolaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Lomé le 13 juin 1996 et publiée par décret n° 2001-1268 du 20 décembre 2001 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Debrion a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante togolaise née en 1999, est entrée régulièrement en France le 22 août 2017 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant " valable du 21 août 2017 au 21 août 2018. Puis, elle s'est vu délivrer quatre titres de séjour portant la mention " étudiant " entre 2018 et 2022. Le 22 novembre 2022, Mme A a sollicité le renouvellement de son titre de séjour " étudiant ". Par des décisions du 17 mars 2023, le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et d'une décision fixant le pays de renvoi. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de ces décisions du 17 mars 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision portant refus de séjour en litige a été signée par M. Laurent Lenoble, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme, qui disposait, en vertu d'un arrêté n° 20221918 du préfet du Puy-de-Dôme du 27 décembre 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, correspondances relevant des attributions de l'Etat dans le département du Puy-de-Dôme à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figure pas la décision contestée. La portée de cette délégation est ainsi suffisamment précise. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 9 de la convention franco-togolaise du 13 juin 1996 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation dans des disciplines spécialisées qui n'existent pas dans l'État d'origine sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. ". Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'administration de rechercher, à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement des études, en appréciant la réalité, le sérieux et la progression dans les études.
5. D'une part, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, sous réserve, dans ce cas, que les parties aient été mises à même de présenter des observations sur ce point.
6. En l'espèce, la décision portant refus de titre de séjour trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-togolaise rappelées au point 4, qui peuvent être substituées aux dispositions des articles L. 433-1 et L. 411-4 8° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme s'est fondé dès lors que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver Mme A d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'un ou l'autre des textes précités.
7. D'autre part, pour refuser de délivrer à la requérante un titre de séjour portant la mention " étudiant ", le préfet du Puy-de-Dôme s'est fondé sur le fait que l'intéressée ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études depuis son arrivée sur le territoire français.
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme A n'a pas validé sa première année de licence " Sciences pour la santé " à l'issue de l'année universitaire 2017/2018. Elle s'est ensuite réorientée en licence " Psychologie " et si elle a obtenu la première année de cette licence à l'issue de l'année universitaire 2018/2019 et la deuxième année de la même licence à l'issue de l'année universitaire 2019/2020, elle a échoué à obtenir sa troisième et dernière année de licence à deux reprises lors des années universitaires 2020/2021 et 2021/2022. Ainsi, la requérante n'a obtenu aucun diplôme depuis qu'elle a débuté des études en France en septembre 2017. Dans ses écritures, Mme A explique que ses échecs successifs ont pour origine des difficultés relationnelles avec son père qui ne lui apporte plus aucun soutien financier, le contexte sanitaire lié à la Covid-19, un stress accru en raison d'un changement des modalités de sélection en master 1 et l'exercice d'une activité professionnelle pour financer ses études. Elle ajoute que ces difficultés ont engendré chez elle des troubles anxieux et une phobie sociale. Toutefois, Mme A ne produit aucun élément de nature à établir les raisons avancées pour lesquelles elle aurait échoué à l'obtention de sa dernière année de licence " Psychologie ". Au demeurant, la requérante ne justifie pas d'une progression dans ses études au regard des notes obtenues au cours des années universitaires 2020/2021 et 2021/2022 et alors qu'elle a été déclarée défaillante à plusieurs épreuves. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de titre de séjour en litige est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.
9. En quatrième lieu, Mme A ne peut utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur 7 octobre 2008 relative à l'appréciation du caractère réel et sérieux des études des ressortissants étrangers, qui est dépourvue de valeur réglementaire.
10. En dernier lieu, la requérante ne peut utilement invoquer une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre du refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant, qui résulte seulement d'une appréciation de la réalité et du sérieux des études poursuivies.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre est illégale en raison de l'illégalité dont est entaché le refus de titre de séjour.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
13. Si Mme A est entrée en France en août 2017, elle ne justifie pas de l'existence de liens avec ses oncles et tantes et demi-frères présents sur le territoire français. Mme A ne justifie pas non plus avoir noué des liens d'une particulière intensité en France avec les personnes qui se présentent comme des amis proches dans leurs attestations pourtant peu circonstanciées. La requérante, célibataire et sans enfant, n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales ou personnelles dans son pays d'origine dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans et où résident ses parents, peu importe que des tensions existent avec son père, à les supposer avérées. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Puy-de-Dôme a méconnu les stipulations citées au point précédent en décidant de l'obliger à quitter le territoire français.
14. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, la décision en litige n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :
15. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
16. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait demandé au préfet du Puy-de-Dôme à bénéficier d'une prolongation du délai accordé pour exécuter volontairement l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. En tout état de cause, la requérante ne justifie pas de circonstances propres de nature à lui permettre de bénéficier d'une prorogation du délai de trente jours qui lui a été accordé en se bornant à soutenir qu'elle s'est réinscrite en licence 3 de psychologie pour l'année universitaire 2022/2023 et qu'elle suit régulièrement les cours, assiste avec assiduité aux travaux scientifiques et prépare actuellement les examens du deuxième semestre.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
17. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
18. En se bornant à faire état d'une profonde précarité financière compte tenu du contexte familial et des risques de représailles de la part de son père avec lequel les rapports sont dégradés, la requérante ne justifie pas être exposée à des traitements inhumains ou dégradants au sens des dispositions citées au point précédent en cas de retour dans son pays d'origine.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions prises à son encontre par le préfet du Puy-de-Dôme le 17 mars 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C A et au préfet du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Bentéjac, présidente,
- Mme Jaffré, première conseillère,
- M. Debrion, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
C. BENTÉJAC La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026