jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2301253 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | DMMJB AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 juin 2023 et le 5 février 2024, M. B C, représenté par AVK Avocats associés, Me Gros, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le maire de Clermont-Ferrand a modifié le permis de construire délivré le 17 mai 2022 à la société Bouygues Immobilier pour la construction d'une résidence de 37 logements collectifs sur un terrain situé 157-159 rue sous les Vignes à Clermont-Ferrand ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Clermont-Ferrand la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- il justifie d'un intérêt pour agir suffisant à l'encontre de l'arrêté en litige ;
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente ;
- il est illégal dès lors que les modifications apportées remettent en cause la conception générale du projet initial ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UG 1.2 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UG 1.3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UG 5.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 juillet 2023 et le 15 mars 2024, la société Bouygues immobilier, représentée par la SELAS LEGA-CITE, Me Jacques, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- à titre principal, qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en raison du retrait de l'arrêté contesté ;
- à titre subsidiaire, que la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt pour agir du requérant ;
- que les moyens soulevés par le requérant postérieurement au délai de deux mois à compter de la communication du premier mémoire en défense sont inopérants ;
- que les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 avril 2024, la commune de Clermont-Ferrand, représentée par la SELARL DMMJB Avocats, Me Bonicel-Bonnefoi, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- à titre principal, que la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt pour agir du requérant ;
- à titre subsidiaire, que les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Nathalie Luyckx, rapporteure publique,
- les observations de Me Ferrandon, représentant M. C et de Me Lambert, représentant la commune de Clermont-Ferrand.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 17 mai 2022, le maire de Clermont-Ferrand a délivré un permis de construire à la société Bouygues immobilier pour la construction d'une résidence de 37 logements collectifs sur un terrain situé 157-159 rue sous les Vignes à Clermont-Ferrand. Par un arrêté du 11 avril 2023 le maire de Clermont-Ferrand a modifié le permis de construire délivré le 17 mai 2022. Par la présente requête, M. C demande au tribunal l'annulation de cet arrêté modificatif de permis de construire.
2. En premier lieu, par un arrêté en date du 19 février 2024 postérieur à l'introduction du recours, le maire de Clermont-Ferrand a rapporté l'arrêté attaqué. Ce retrait est devenu définitif. Ainsi la requête de M. C est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. En second lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. C, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. C sur le même fondement.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C.
Article 2 : Les conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la société Bouygues Immobilier et à la commune de Clermont-Ferrand.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Caroline Bentéjac, présidente,
M. Jean-Michel Debrion, premier conseiller,
M. Christophe Nivet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le rapporteur,
C. A
La présidente,
C. BENTÉJAC
La greffière,
C. PETIT
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2301253
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