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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2302031

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2302031

mardi 17 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2302031
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, saisi par la SAS Gaia Avenir d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral modifiant les prescriptions d’exploitation d’une unité de valorisation de biogaz, constate que le délai de dix mois qui lui est imparti pour statuer est expiré. En application de l’article R. 311-6 du code de justice administrative, il ordonne la transmission de la requête à la Cour administrative d’appel de Lyon, compétente pour connaître du litige. La solution retenue est donc un renvoi pour raison de compétence temporelle, sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 août 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Gaia Avenir, représentée par la SCP Boivin et Associés, Me Hercé, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'article 2 de l'arrêté du 25 avril 2023 en tant que la préfète de l'Allier a modifié les prescriptions de l'arrêté du 25 janvier 2010 autorisant l'exploitation d'une unité d'épuration de biogaz produit par l'installation de stockage de déchets non dangereux exploitée sur le territoire de la commune de Cusset et Saint-Etienne-de-Vicq aux lieux-dits " Le Guègue ", " Le Fin Le Neuf " et " Chez Battay " avec réinjection de biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel en classant le moteur de valorisation dans la rubrique 2910-B-A de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement ;

2°) d'annuler l'article 8 de l'arrêté du 25 avril 2023 en tant que la préfète de l'Allier a fixé les nouvelles valeurs seuils concernant les NOX en équivalent NO² et le SO² ;

3°) d'annuler les visas de l'arrêté du 3 août 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l'enregistrement au titre de la rubrique 2910 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2024, la préfète de l'Allier conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 311-6 du code de justice administrative : " I.- Le présent article régit les litiges portant sur les installations et ouvrages suivants, y compris leurs ouvrages connexes : -installation de méthanisation de déchets non dangereux ou de matière végétale brute, à l'exclusion des installations de méthanisation d'eaux usées ou de boues d'épuration urbaines lorsqu'elles sont méthanisées sur leur site de production ; / () / Il s'applique aux décisions suivantes, y compris de refus, à l'exception des décisions prévues à l'article R. 311-1 et des décisions entrant dans le champ de l'article R. 811-1-1 du présent code : 1° L'autorisation environnementale prévue à l'article L. 181-1 du code de l'environnement ; () / 5° L'enregistrement d'installations mentionné à l'article L. 512-7 du code de l'environnement ; / 6° La déclaration d'installations mentionné à l'article L. 512-8 du code de l'environnement ; () / 24° Les décisions modifiant ou complétant les prescriptions contenues dans les décisions mentionnées au présent I. () / III.- Le tribunal administratif statue dans un délai de dix mois à compter de l'enregistrement de la requête. Si à l'issue de ce délai il ne s'est pas prononcé ou en cas d'appel, le litige est porté devant la cour administrative d'appel, qui statue dans un délai de dix mois (). / IV.- Les dispositions du présent article s'appliquent aux décisions mentionnées au I prises entre le 1er novembre 2022 et le 31 décembre 2026 ".

2. L'arrêté du 25 avril 2023 a pour objet de compléter certaines des dispositions de l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2010 fixant les prescriptions de fonctionnement de l'installation de stockage de déchets non dangereux de Cusset et Saint-Etienne de Vicq en vue notamment de prendre en compte le projet d'installation de valorisation du biogaz. La requête concluant à l'annulation des articles 2 et 8 de cet arrêté a été enregistrée le 25 août 2023. Ainsi le délai de dix mois imparti au tribunal pour statuer est expiré. Par suite, la requête doit être transmise à la Cour administrative d'appel de Lyon en application des dispositions de l'article R. 311-6 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête n° 2302031 est transmis à la Cour administrative d'appel de Lyon.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la Cour administrative d'appel de Lyon, à la société par actions simplifiée (SAS) Gaia Avenir et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera transmise à la préfète de l'Allier.

Fait à Clermont-Ferrand, le 17 septembre 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

R. CARAËS

La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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