lundi 6 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2302533 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | VAZ DE AZEVEDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et un mémoire, enregistrés les 1er et 3 novembre 2023, M. B C, représenté par Me Vaz de Azevedo, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler les décisions du 30 octobre 2023 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder à l'effacement du signalement le concernant dans le fichier européen de non-admission et de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travailler, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1200 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient, dans sa requête sommaire, que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- il n'a pas été procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- le préfet a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet méconnaît le principe du respect des droits de la défense ;
- le préfet méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant ;
- le préfet méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Il soutient, dans son mémoire complémentaire, que :
L'obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'incompétence ;
La décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'assignation à résidence :
- est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'incompétence ;
- est entachée d'un défaut de motivation.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense mais des pièces enregistrées le 4 novembre 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Panighel, premier conseiller, pour statuer en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 novembre 2023 à 10h00, en présence de M. Morelière, greffier d'audience :
- le rapport de M. Panighel,
- et les observations de Me Vaz de Azevedo, avocate de M. C, qui déclare abandonner les moyens soulevés dans la requête sommaire et reprend le contenu de son mémoire enregistré le 3 novembre 2023, en particulier les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant albanais, demande l'annulation de la décision du 30 octobre 2023 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé d'office et l'a interdit de retour sur le territoire national pour une durée d'un an. Il demande également l'annulation de la décision du même jour par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, les décisions attaquées du 30 octobre 2023 ont été signées par
M. Jean-Paul Vicat, secrétaire général, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du 9 octobre 2023 pris par le préfet du Puy-de-Dôme et publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du
Puy-de-Dôme du même jour, d'une délégation à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit dès lors être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Toutefois, lorsque l'étranger est assigné à résidence aux fins d'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français ou placé ou maintenu en rétention administrative en application du titre IV du livre VII, l'avis est émis par un médecin de l'office et transmis sans délai au préfet territorialement compétent ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'elle envisage de prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger en situation irrégulière, l'autorité préfectorale n'est tenue de recueillir préalablement l'avis prévu à l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que si elle dispose d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir que l'intéressé, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une telle mesure d'éloignement.
6. Si M. C fait valoir qu'il s'est fait opérer de l'œil gauche en mai 2023 et présente des céphalées hémi crâniennes pour le traitement desquelles il a fait l'objet d'un scanner cérébral, il ressort des pièces du dossier que cet examen médical n'a relevé aucune anomalie notable pouvant expliquer sa symptomatologie. Aucun élément du dossier ne permet d'en déduire que le défaut de prise en charge médicale de M. C pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité ni, le cas échéant, que ce dernier ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par ailleurs, au vu des informations portées à sa connaissance lors de l'édiction de l'acte en litige, le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas entaché sa décision d'un vice de procédure en raison de l'absence de l'avis prévu à l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En troisième lieu, au soutien du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, M. C fait valoir que le préfet se borne à faire état de ce qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales alors qu'il exprime des craintes concernant sa fille et lui-même, fait valoir que le préfet n'évoque pas les conséquences d'un retour en Albanie pour ses enfants et expose qu'un retour en Albanie serait particulièrement brutal pour sa famille, qui a fui une vie de menaces, de craintes et de discrimination en raison de l'appartenance des parents aux communautés roms et égyptiennes. Toutefois, l'obligation de quitter le territoire français contestée n'a ni pour objet ni pour effet de renvoyer M. C en Albanie. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, tel que soulevé par le requérant, ne peut donc qu'être écarté.
8. En quatrième lieu, ainsi qu'il vient d'être dit au point 7, la décision obligeant M. C à quitter le territoire français n'a ni pour objet ni pour effet de le renvoyer en Albanie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, invoqué à l'encontre de cette décision, est inopérant et doit être écarté.
9. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C, sa conjointe et leurs quatre enfants âgés de 2 à 16 ans, ne sont entrés sur le territoire français que depuis environ 13 mois à la date de la décision attaquée. La conjointe de M. C fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Les allégations du requérant selon lesquelles sa famille est victime de discriminations, menaces et agressions dans son pays d'origine ne sont corroborées par aucune pièce du dossier, ainsi qu'il sera dit au point 16. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que les enfants de M. C qui sont scolarisés en France ne peuvent pas poursuivre leur scolarité hors du territoire français, en particulier en Albanie. Dans ces conditions, la cellule familiale de M. C peut se reconstituer hors du territoire français. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale. Elle ne porte pas davantage atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
11. Le refus d'accorder un délai de départ volontaire à M. C est fondé sur le risque qu'il se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français, au motif qu'il est démuni de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité et ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale.
12. Si M. C a déclaré une adresse de domiciliation à Clermont-Ferrand lors de son audition le 30 octobre 2023 par les services de police, il ne produit aucun élément permettant de constater qu'il dispose effectivement à cette adresse d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Il ne conteste pas sérieusement, dans ces conditions, l'appréciation du préfet selon laquelle il ne justifie pas d'une telle résidence. Ce dernier a pu, dans ces conditions, et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, regarder comme établi le risque qu'il se soustraie à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, alors même qu'il justifie devant le tribunal être en possession d'un passeport en cours de validité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13, M. C n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui accorder un délai de départ volontaire méconnait les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que rien ne fait obstacle à ce que les enfants scolarisés de M. C poursuivent leur scolarité dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui accorder un délai de départ volontaire porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. Aux termes de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Ce dernier texte énonce que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
16. M. C soutient qu'il encourt un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Albanie, ainsi que l'ensemble des membres de sa famille, du fait des menaces et agressions qu'ils ont subies dans leur pays d'origine, et de l'absence de protection des autorités de cet Etat en raison de l'appartenance de la famille aux communautés " égyptiennes " et roms, victimes de discrimination dans ce pays. Toutefois, il n'établit pas, par la production de son compte-rendu d'audition auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de rapports de l'ERCI et d'Amnesty international sur la situation en Albanie, la réalité des faits allégués et l'existence de risques personnels et actuels en cas de retour dans ce pays. Par suite, en désignant ce pays comme pays de renvoi, le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français sans délai est illégale. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, doit être écarté.
18. En second lieu, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
19. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français sans délai est illégale. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, invoqué à l'encontre de la décision l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, doit être écarté.
20. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4.
21. En troisième lieu, la décision attaquée vise l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que M. C fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prononcée le même jour et pour laquelle le délai de départ volontaire n'a pas été accordé, et indique que l'éloignement de M. C, qui ne peut quitter immédiatement le territoire français, demeure une perspective raisonnable. Cette décision, qui comporte les considérations en droit et en fait qui la fondent, est dès lors suffisamment motivée. Si le requérant soutient que le préfet ne justifie pas de la perspective raisonnable d'éloignement et affirme que l'obligation de présentation quotidienne aux services de police est manifestement disproportionnée, ces circonstances sont sans incidence sur le caractère suffisamment motivé de la décision attaquée. En tout état de cause, M. C ne produit aucun élément relatif à sa situation personnelle permettant de considérer qu'en l'espèce, la perspective de son éloignement ne demeurerait pas raisonnable ou que l'obligation de présentation dont il fait l'objet serait disproportionnée.
22. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 30 octobre 2023 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de ces décisions doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis à titre provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet du
Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2023.
Le magistrat désigné,
L. PANIGHEL Le greffier,
D. MORELIERE
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026