mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2302543 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SHVEDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 novembre 2023, M. B E, représenté par Me Shveda, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler les décisions du 31 octobre 2023 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui restituer son passeport, de lui accorder un délai de départ supérieur à trente jours, de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " et dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Les décisions attaquées sont entachées de nullités de procédure dès lors qu'elles ne lui ont pas été notifiées, puisqu'il n'a été destinataire que des procès-verbaux de notification de ces actes, dans une langue qu'il ne comprend pas.
L'obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen suffisant de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Le refus de lui accorder un délai de départ volontaire est illégal dès lors qu'il n'existe aucun risque qu'il se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français ;
La décision fixant le pays de renvoi :
- n'est pas suffisamment motivée ;
- méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- est illégale dès lors que l'administration ne lui a pas laissé le temps de présenter une demande de régularisation pour motif de vie privée et familiale ;
L'assignation à résidence est disproportionnée par rapport au but recherché et n'est pas justifiée.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense mais produit des pièces, enregistrées les 4 et 6 novembre 2023.
Vu :
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Panighel, premier conseiller, pour statuer en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 novembre 2023 à 10h00, en présence de M. Morelière, greffier d'audience :
- le rapport de M. Panighel,
- et les observations de Me Shveda qui reprend le contenu de ses écritures et soutient en outre qu'en ne recevant copie de l'obligation de quitter le territoire français qu'en cours d'instance, M. E a été privé de ses droits à la défense.
Considérant ce qui suit :
1. M. B E demande au tribunal l'annulation de la décision du
31 octobre 2023 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délais, fixé le pays de renvoi, et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il demande également l'annulation de la décision du même jour par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
4. M. E soutient que les décisions en litiges sont irrégulières, faute de ne pas lui avoir été notifiées en main propres. Il produit toutefois deux procès-verbaux de notification des décisions en litige, précisant chacun que les décisions lui sont remis. Ces procès-verbaux ont été signé par le requérant, qui a déclaré avoir compris les droits qui venaient de lui être notifiés après lecture faite par le truchement d'un interprète en langue géorgienne. En tout état de cause, les conditions de notification des décisions en litige sont sans incidence sur leur légalité. Enfin, si son avocate a soutenu, à l'audience, que ses droits à la défense n'ont pas été respectés, ce moyen ne peut en tout état de cause qu'être écarté dès lors qu'il a été mis en mesure de présenter un recours contentieux contre les décisions en litige et a reçu communication de l'ensemble des décisions en cours d'instance, dans le cadre de laquelle il a pu utilement présenter toutes observations contre ces décisions, en particulier lors de l'audience publique.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, la décision en litige a été signée par M. D C, sous-préfet d'Issoire, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du 9 octobre 2023 pris par le préfet du
Puy-de-Dôme et publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Puy-de-Dôme du même jour, d'une délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme et du directeur de cabinet du préfet du Puy-de-Dôme, tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. M. E n'établissant pas que le secrétaire général et le directeur de cabinet précités n'étaient pas absents ou empêchés, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, l'obligation de quitter le territoire français, qui vise le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que le requérant ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles
L. 542-1 et L. 542-2 du même code, comporte les considérations en droit et en fait qui la fondent. Elle est par suite suffisamment motivée.
7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de M. E avant de prendre la décision en litige.
8. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E a présenté une demande de titre de séjour au préfet du Puy-de-Dôme, en particulier une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas examiné d'office s'il pouvait régulariser la situation de M. E sur le fondement de ces dispositions. Dans ces conditions, si le requérant a, dans le cadre de l'exposé du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, entendu soulever le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un tel moyen doit être écarté comme inopérant.
9. En cinquième lieu, M. E est entré sur le territoire français en avril 2023 selon ses déclarations, soit environ six mois avant la décision attaquée. S'il soutient qu'il fait l'objet d'une prise en charge médicale en France avec sa conjointe, aucun des éléments qu'il produit ne permet d'attester qu'ils ne pourraient pas bénéficier, dans leur pays d'origine, d'un accès aux traitements appropriés à leur pathologie. La conjointe de M. E fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Ainsi, la cellule familiale du requérant, composée de son conjoint et de leur fille mineure, peut se reconstituer dans son pays d'origine. Il n'est par ailleurs pas allégué par le requérant qu'il serait dépourvu de toute attache dans son pays d'origine. Dans ces conditions, l'obligation de quitter le territoire français en litige ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En sixième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : /
1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français () /
8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de de soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
12. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. E, le préfet du Puy-de-Dôme a considéré que le risque qu'il se soustraie à la décision l'obligeant à quitter le territoire français était établi dès lors que l'intéressé, qui ne justifiait pas disposer d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes. Pour soutenir que le risque qu'il se soustrait à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet n'est pas établi, M. E ne conteste pas le motif retenu par le préfet, mais doit être regardé comme soutenant que son épouse ne s'est pas soustraite à la précédente mesure d'éloignement dont elle a fait l'objet. Toutefois, cet élément ne constitue pas une circonstance particulière faisant obstacle à ce que le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne puisse pas être regardé comme établi. Le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, la décision attaquée, qui comprend les considérations en droit et en fait qui les fondent, est suffisamment motivée.
14. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
15. M. E soutient qu'il a fait valoir devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides risquer d'être la cible d'une atteinte grave à sa vie et à celle de son enfant, qu'il a eu des craintes de persécution de la part de son frère qui la violente et la menace et affirme qu'elle n'a pas pu bénéficier d'une protection de la part des autorités géorgiennes. Toutefois, il ne produit aucun élément au dossier permettant d'établir la réalité des risques qu'il invoque et l'incapacité des autorités géorgiennes à lui fournir une éventuelle protection. Dans ces conditions, il n'établit pas être exposé à des risques de peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ".
17. M. E ne produit aucun élément permettant de corroborer ses allégations selon lesquelles il ne peut bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine. Par ailleurs, les liens personnels et familiaux dont il se prévaut en France en dehors de sa cellule familiale qui peut se reconstituer dans son pays d'origine, ne présentent pas de caractère ancien, stable et intense. Ainsi, la situation médicale du requérant et ses liens personnels et familiaux ne présentent pas le caractère de circonstances particulières faisant obstacle au prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit, par suite, être écarté.
18. En second lieu, les dispositions de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon lesquelles l'autorité administrative peut à tout moment abroger l'interdiction de retour n'imposent pas à cette dernière de mettre à même l'étranger faisant l'objet d'une telle mesure de présenter une demande de régularisation de sa situation relative à son droit au séjour en France. Le moyen tiré de ce que le préfet ne l'a pas mis à même de présenter une telle demande ne peut, par suite, qu'être écarté.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
19. Si M. E soutient que l'obligation de présentation quotidienne qui lui est faite est disproportionnée et nullement justifiée, le requérant ne produit aucun élément relatif à sa situation personnelle permettant de corroborer ses allégations. Le moyen doit par suite être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 31 octobre 2023 par lesquelles le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de cette décision doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. E est admis à titre provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. E est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet du
Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.
Le magistrat désigné,
L. PANIGHEL Le greffier,
D. MORELIERE
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026