lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2302901 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 décembre 2023 et un mémoire complémentaire enregistré le 23 janvier 2024, Mme A C, représentée par l'AARPI Ad'Vocare, Me Bourg, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 30 novembre 2023 par laquelle le préfet du
Puy-de-Dôme l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a astreinte à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand avec l'obligation de se présenter les jeudis à la gendarmerie d'Aigueperse et Combronde et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) à titre subsidiaire, d'ordonner la suspension de l'exécution de cette décision dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;
4°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de deux jours à compter de la notification du présent jugement ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou de l'article L. 761-1 du code de justice administrative si le bénéfice de l'aide juridictionnelle lui été refusé.
Elle soutient que :
Sur les conclusions à fins d'annulation :
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
- leur auteur ne justifie pas d'une délégation de signature l'autorisant à les édicter ;
- elles sont entachées d'une erreur de fait dès lors que les demandes d'asile de son fils et de son époux sont en cours d'instruction devant la Cour nationale du droit d'asile ; son époux ne se trouve pas dans la même situation administrative, qu'il détient toujours son attestation de demande d'asile en cours de validité et dispose toujours du droit de se maintenir sur le territoire français ;
- elles méconnaissent l'intérêt supérieur de son enfant dès lors que son fils a une demande d'asile en cours d'instruction, au regard de l'atteinte excessive portée à la vie privée et familiale dès lors qu'elles ont pour effet de l'empêcher de se maintenir auprès de sa famille ;
- elles méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'autorité préfectorale s'est crue en situation de compétence liée suite à la décision de rejet de l'OFPRA alors même que son époux bénéficie d'une attestation de demande d'asile toujours en cours de validité ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de la gravité de ses effets sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen suffisant, porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et méconnaît l'intérêt supérieur de son enfant dès lors que son fils et son époux ne peuvent retourner en Géorgie, la cellule familiale ne pouvant se reconstruire dans le pays d'origine ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que le créancier de son conjoint a été particulièrement menaçant et que l'intervention des services de police est restée vaine ; l'État géorgien est défaillant dans la protection de ses ressortissants dans le cadre des conflits privés ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'autorité préfectorale s'est estimée en situation de compétence liée ;
- elle est insuffisamment motivée au regard de la formule stéréotypée et dès lors qu'elle ne prend pas en compte sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que les éléments mentionnés ne justifient pas la nécessité d'édicter une interdiction de retour ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect à une vie privée et familiale.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
- elle justifie avoir saisi la Cour nationale du droit d'asile dans les délais de recours contentieux, son recours étant toujours en cours d'instruction ;
- il existe des éléments sérieux démontrant que son recours est susceptible d'entrainer l'annulation de la décision de l'OFPRA.
Le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas produit d'observations en défense mais a communiqué des pièces le 24 janvier 2024.
Mme C a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 24 janvier 2024.
Vu l'ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 24 janvier 2024 à 9h30, en présence de M. Morelière, greffier d'audience :
- le rapport de Mme B ;
- Me Bourg, avocate de Mme C, qui fait valoir, d'une part que l'époux de la requérante fait également l'objet d'une mesure d'éloignement identique et, d'autre part, que la demande de suspension est justifiée.
Le préfet du Puy-de-Dôme n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante géorgienne, est entrée sur le territoire français le 21 juillet 2023 et s'est vue refuser l'asile par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 11 octobre 2023. Par une décision du 30 novembre 2023, le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a astreinte à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand avec l'obligation de se présenter les jeudis à la gendarmerie d'Aigueperse et Combronde et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, Mme C ayant renoncé à se prévaloir du moyen tiré du défaut de motivation des décisions portant retrait de son attestation de demande d'asile, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, il n'y a pas lieu d'y répondre.
3. En deuxième lieu, la décision en litige a été signée par M. Jean-Paul Vicat, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme, en vertu d'un arrêté du 9 octobre 2023, régulièrement publié le même jour, portant délégation de signature à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
5. Si Mme C fait valoir que la décision portant obligation de quitter le territoire français, assignation à résidence et interdiction de retour sur le territoire français méconnaissent l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, elle n'apporte aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Au demeurant un tel moyen est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui n'a pas pour objet de fixer un pays de destination. Toutefois, en ce qui concerne plus particulièrement la décision fixant le pays de renvoi, si la requérante fait valoir que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissances des dispositions précitées dès lors qu'elle encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine, ses démarches auprès des autorités géorgiennes étant restées vaines, elle n'apporte pas d'élément de nature à établir la réalité et l'actualité des risques auxquels elle prétend être exposée en cas de retour en Géorgie et qui ont été par ailleurs examinés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le cadre de sa demande d'asile. En tout état de cause, en se bornant à soutenir que la Géorgie est défaillante dans la protection de ses ressortissants dans le cadre de conflits privés, elle ne démontre pas qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'une protection de la part des autorités géorgiennes alors qu'au demeurant, elle reconnaît, dans son courrier du 2 août 2023 adressé à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, ne pas avoir sollicité de protection de la part de celles-ci. Par suite, ce moyen doit être écarté.
6. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme C est entrée récemment en France accompagnée de son enfant mineur, dont la demande d'asile a été examiné sur le même fondement et a été rejetée par l'OFPRA, et de son époux qui fait l'objet d'une mesure d'éloignement identique. Par ailleurs, Mme C ne fait état d'aucun élément permettant de démontrer l'existence de liens personnels et familiaux anciens, stables et intenses sur le territoire français. Elle n'établit pas davantage que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer en Géorgie. Dans ces conditions, et au regard de ce qui a été dit au point précédent, la requérante, qui n'établit ni n'allègue être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 40 ans, et qui n'établit pas davantage que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer dans son pays, n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, qu'elle méconnaît l'intérêt supérieur de son enfant et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'intérêt supérieur de son enfant.
7. En cinquième lieu, il ne ressort ni de la lecture de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme, d'une part, n'aurait pas procédé à un examen circonstancié de la situation de la requérante avant d'édicter la mesure d'éloignement en litige et, d'autre part, se serait estimé en situation de compétence liée. Dès lors, et au regard de ce qui a été dit précédemment, les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur de fait et du défaut d'examen particulier doivent être écartés.
8. En sixième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
9. En septième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français en litige, que le préfet a précisé que si Mme C n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et ne constitue pas une menace pour l'ordre public, elle est toutefois entrée en France le 21 juillet 2023 où elle n'a pas de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables. Dans ces conditions, et au regard de tout ce qui précède, Mme C n'est pas fondée à soutenir que cette décision, qui comprend les considérants de droit et de fait, serait insuffisamment motivée, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'a
10. sile.
Sur les conclusions aux fins de susp nsion :
11. Ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, Mme C ne présente pas d'éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa dem'nde d'asile, son maintien sur le territoire du'ant l'examen de son recours par la Cour nationale du d'oit d'asile. Elle n'est par suite pas fondée à demander la suspension de l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre'jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asil' ou s'il est statué par ordonnance,'jusqu'à la date de la notification de celle-ci.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation, ou, à tout le moins, la suspension de la décision en litige. Le rejet des conclusions à fin d'annulation entraîne, par voie de conséquence, le rejet de ses conclusions aux fins d'injonction et de celles présentées en application des dispositions des article
L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
13. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus: " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 7 de cette loi : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive () ". Ces dispositions ont pour objet d'éviter que soient mises à la charge de l'Etat les dépenses afférentes aux actions qui, de manière manifeste, apparaissent dépourvues de toute chance de succès.
14. Il résulte des points précédents que la requête de Mme C ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés et des moyens stéréotypés non assortis d'éléments circonstanciés. Dès lors, et en vertu des dispositions précitées de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991, il n'y a pas lieu de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet du Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2024.
La présidente,
S. BLe greffier,
D. MORELIERE
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026