lundi 5 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2302949 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DMMJB AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2023, la société par actions simplifiée (SAS) 3J, représentée par Me Péricard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté municipal du 24 octobre 2023 par lequel le maire de Cournon d'Auvergne a délivré au Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération clermontoise (SMTC) un permis de construire PC n° 063 124 23 G0031 ayant pour objet la construction d'un centre de maintenance et d'exploitation sur un terrain situé 90 rue de Sarliève ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Cournon d'Auvergne la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. ".
2. En vertu de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () / La demande de régularisation mentionne qu'à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne saurait être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".
3. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".
4. La société requérante, dans sa requête introductive d'instance, n'invoque aucune atteinte susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation de son bien conformément au principe exposé au point précédent mais se borne à indiquer qu'elle est propriétaire d'un terrain situé également " Plaine de Sarliève " donc riverain du projet. Une demande de régularisation de son intérêt pour agir lui a été adressée le 8 janvier 2024. Ce courrier a été mis à disposition le même jour dans le téléservice mentionné à l'article R. 414-2 du code de justice administrative, dit " A citoyen " et précisait qu'en l'absence de régularisation dans le délai imparti, la requête pourrait être rejetée par ordonnance pour irrecevabilité. En dépit de cette demande de régularisation, la société n'a apporté, avant l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, aucun élément complémentaire de nature à justifier de son intérêt à agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Par suite, la requête de la SAS 3J est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société SAS 3J est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée SAS 3J.
Fait à Clermont-Ferrand, le 5 février 2024.
La présidente de la 2ième chambre,
C. BENTÉJAC
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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