mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2302951 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 décembre 2023, le 3 janvier 2024 et le 24 janvier 2024, Mme A D, représentée par Me Demars, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2023 par lequel la préfète de l'Allier a procédé au retrait de son attestation de demande d'asile et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
3°) de suspendre l'obligation de quitter le territoire et l'assignation à résidence prises à son encontre ;
4°) d'enjoindre à la préfète de l'Allier de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure accélérée, dans un délai de 48 heures sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) d'enjoindre à la préfète de l'Allier de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige est insuffisamment motivé en droit et en fait ;
En ce qui concerne la décision prononçant le retrait de l'attestation de demande d'asile :
- elle est entachée d'une erreur de droit, l'autorité préfectorale s'étant estimée en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'un recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ayant été introduit, sa demande d'asile n'a pas été définitivement rejetée ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant retrait de l'attestation de demande d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, l'autorité préfectorale s'étant estimée en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que son droit d'être entendu a été méconnu et qu'elle a été privée de la faculté de communiquer avec l'autorité préfectorale sur son intention de déposer une demande d'aide juridictionnelle en vue de contester la décision de l'OFPRA, sur la consistance de son récit et les risques sérieux pesant sur son intégrité physique en cas de retour en Géorgie, sur son état de santé et le suivi médical régulier et spécialisé dont elle bénéficie ainsi que sur divers éléments en sa possession ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 532-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle fait obstacle à ce qu'elle puisse assister physiquement à l'audience devant la CNDA et y présenter ses observations ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen dès lors qu'il ne résulte pas de la décision que la préfète a examinée si elle était susceptible d'être protégée à l'encontre d'une mesure d'éloignement compte tenu de motifs de santé et qu'il ne résulte pas non plus que l'intérêt supérieur de ses enfants ont été pris en compte ;
- elle méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle l'expose a de graves menaces et viole les dispositions des articles L. 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- la procédure d'appel est toujours en cours devant la Cour nationale du droit d'asile à laquelle elle a transmis de nouvelles pièces probantes postérieures à la décision de rejet de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ;
En ce qui concerne la décision octroyant un délai de départ volontaire :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 532-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2024, la préfète de l'Allier conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 24 janvier 2024 :
- le rapport de Mme B ;
- Me Bourg, substituant Me Demars, avocat de Mme D, présente et assistée de Mme C, interprète, qui se rapporte aux écritures de son confrère et précise que la requérante, eu égard au contexte de violences conjugales et de la position de garde du corps auprès de membres du gouvernement de son conjoint, a de sérieuses chances d'obtenir la protection subsidiaire.
La préfète n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante géorgienne, est entrée irrégulièrement en France en octobre 2023. Par une décision du 29 novembre 2023, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile. Un recours a été introduit devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) qui ne s'est pas encore prononcée. Par arrêté du 20 décembre 2023, la préfète de l'Allier a procédé au retrait de son attestation de demande d'asile et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par la présente requête, Mme D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté en litige comporte, dans toutes les décisions qu'il édicte, les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par ailleurs, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué que la préfète de l'Allier se serait estimée en situation de compétence liée pour édicter de telles mesures. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 () ". L'article L. 542-2 dudit code dispose que " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 ". Selon les dispositions de l'article L. 531-24 du même code, " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 ; () ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'un étranger dont la demande d'asile a été rejetée selon la procédure accélérée ne bénéficie pas du droit de se maintenir sur le territoire français durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile.
5. En l'espèce, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a procédé à l'examen de la demande d'asile présentée par Mme D selon la procédure accélérée prévue par l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle est originaire d'un pays inscrit sur la liste des pays d'origine sûrs.
Le 29 novembre 2023, l'Office a pris une décision de rejet, notifiée le 6 décembre 2023, de sorte que le droit au maintien de l'intéressée sur le territoire a pris fin à la date de la décision de l'OFPRA, soit le 29 novembre 2023. Dans ces conditions, la préfète de l'Allier pouvait, par l'arrêté litigieux du 20 décembre 2023, l'obliger à quitter le territoire français, sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté est entaché d'une erreur de droit et aurait été pris en méconnaissance des dispositions précitées.
6. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par la voie de l'exception de l'illégalité de la décision portant retrait de l'attestation de demande d'asile à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français non prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, une violation de ce droit n'entraîne l'annulation de la décision prise au terme de la procédure administrative en cause que si, en l'absence de cette irrégularité, cette procédure pouvait aboutir à un résultat différent.
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D aurait été, à un moment de la procédure, informée de ce qu'elle était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ou mis à même de présenter des observations, la procédure de demande d'asile n'ayant pas une telle finalité. Toutefois, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier qu'en cas d'audition de l'intéressée, cette procédure pouvait aboutir à un résultat différent. Enfin, Mme D a pu présenter les observations qu'elle estimait utiles dans le cadre de sa demande d'asile. Par ailleurs, elle ne démontre pas avoir sollicité en vain un entretien auprès des services préfectoraux, ni même avoir été empêchée de présenter des observations ou de fournir des documents avant que soit prise la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ".
10. Mme D ne saurait sérieusement ni utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que son état de santé nécessite un suivi médical régulier et spécialisé, dès lors qu'elle n'établit, ni même n'allègue, avoir informé le préfet de son état de santé. Elle n'établit pas davantage avoir sollicité son admission au séjour en raison de son état de santé ou qu'elle serait dans l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit et du défaut d'examen de sa situation personnelle doit être écarté.
11. En sixième lieu, en se bornant à alléguer qu'il ne résulte pas des énonciations de l'arrêté que la préfète de l'Allier a pris en compte l'intérêt supérieur de ses deux enfants mineurs, qui, au demeurant, ont vocation à suivre leur mère, la requérante n'assortit son allégation d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. De plus, Mme D ne peut se borner à soutenir qu'il ne ressort pas des énonciations de la décision en litige que la préfète de l'Allier a examiné si elle pouvait bénéficier d'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours dès lors qu'il appartient à l'intéressée de démontrer que des circonstances propres à sa situation justifient que l'autorité administrative accorde, à titre exceptionnel, un délai de départ supérieur au délai de droit commun de trente jours. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
12. En septième lieu, l'intéressée ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l'article L. 532-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions n'ont pas pour objet de lui accorder un droit de se maintenir sur le territoire français. Au demeurant, Mme D, qui est représentée par une avocate devant la Cour nationale du droit d'asile, est mise à même par ses écritures et les observations de son conseil, de porter à la connaissance de cette juridiction l'ensemble des éléments utiles à son office. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 532-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
13. En huitième lieu, la demande d'asile de Mme D a été rejetée par l'OFPRA qui a notamment considéré que " bien que l'intéressée ait tenu des propos solides et circonstanciées concernant les violences dont elle était victime de la part de son mari () la réalité du risque qu'elle soit exposée à une atteinte grave en cas de retour dans son pays ne peut être tenue pour établie ". Si l'intéressée fait valoir qu'elle encourt des risques en cas de retour en Géorgie, en raison du comportement violent de son époux qui occuperait un poste de garde du corps auprès des membres du gouvernement géorgien, il ressort des pièces du dossier, notamment de la décision de l'OFPRA, qu'elle a quitté le domicile conjugal pour se réfugier avec ses enfants chez ses parents, que " ses déclarations sont demeurées confuses () s'agissant du contexte dans lequel son époux se serait rendu chez ses parents durant cette période ", qu'elle " indique que son père et son frère étaient en mesure d'empêcher son époux d'entrer au domicile de ses parents ", qu'elle " a tenu des propos vagues () s'agissant du contenu des menaces que son époux aurait alors proféré et du contexte dans lequel il aurait menacé son frère " et que " si elle indique ne pas être en mesure de bénéficier de la protection des autorités de son pays car son époux serait un garde du corps dans les forces de sécurité, ses déclarations sont demeurées vagues () au sujet de la nature de la profession de son conjoint et des modalités par lesquelles il aurait obtenu un tel poste sans avoir travaillé dans les forces de sécurité auparavant ". Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté en litige méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
14. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé par la voie de l'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre des décisions octroyant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination ne peuvent qu'être écartés.
Sur les conclusions à fin de suspension :
15. Aux termes des dispositions de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 752-11 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
16. Il résulte de ce qui a été exposé au point 13 que Mme D ne fait état d'aucun élément sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire français dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. Dans ces conditions, et au regard de tout ce qui précède, la requérante n'est pas fondée à demander la suspension de l'obligation de quitter le territoire en litige. Au surplus, il n'a été pris aucune mesure d'assignation à résidence à son encontre.
17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté en litige, ou, à tout le moins, la suspension de cet acte. Le rejet des conclusions à fin d'annulation entraîne, par voie de conséquence, le rejet des conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
18. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 7 de cette loi : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive () ". Ces dispositions ont pour objet d'éviter que soient mises à la charge de l'Etat les dépenses afférentes aux actions qui, de manière manifeste, apparaissent dépourvues de toute chance de succès.
19. Il résulte des points précédents que les conclusions présentées par Mme D sont manifestement infondées. Dès lors, et en vertu des dispositions précitées de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991, il n'y a pas lieu de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à la préfète de l'Allier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
La présidente,
S. B Le greffier,
D. MORELIERE
La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
AC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026