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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400274

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400274

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400274
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAD'VOCARE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. C A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une carte de résident et de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable dix ans, ce qui a conduit M. C A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 février 2024, M. B D C A, représenté par l'AARPI Ad'vocare, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Puy de Dôme a refusé de lui délivrer une carte de résident ainsi que le renouvellement de la validité de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme, à titre principal, de lui délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois dès la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et dans l'attente de lui remettre un récépissé avec autorisation de travailler dans un délai quarante-huit heures à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire, de lui délivrer la carte pluriannuelle dans un délai d'un mois dès la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et dans l'attente de lui remettre un récépissé avec autorisation de travailler dans un délai quarante-huit heures à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard, ou à titre infiniment subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et dans l'attente de lui remettre un récépissé avec autorisation de travailler dans un délai quarante-huit heures à compter de la notification du jugement, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2024, le préfet du Puy de Dôme conclut au non-lieu à statuer, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 11 juillet 2024 au 10 juillet 2034 ayant été délivré à M. C A.

Par un mémoire, enregistré le 26 août 2024, M. C A déclare se désister de ses conclusions d'annulation, d'injonction et d'astreinte mais maintient sa demande présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné, Mme Bollon, première conseillère, pour statuer en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par un mémoire, enregistré le 26 août 2024, M. C A se désiste de ses conclusions d'annulation, d'injonction et d'astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose, dès lors, à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. C A de la somme de 500 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. C A.

Article 2 : L'Etat versera à M. C A une somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D C A et au préfet du Puy de Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 14 octobre 2024.

La magistrate désignée,

L. BOLLON

La République mande et ordonne au préfet du Puy de Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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