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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400328

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400328

vendredi 15 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400328
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 février 2024, Mme B A demande au tribunal l'annulation des arrêtés du 10 septembre 1992, 3 août 1993 et 25 septembre 1994, par lesquels le garde des sceaux, ministre de la justice, l'a autorisée à exercer ses fonctions à temps partiel pour une durée d'un an avec une durée du service fixée à 80 % ainsi que l'arrêté du 8 mars 1996 par lequel la même autorité l'a autorisée à exercer ses fonctions à temps partiel pour une durée d'un an avec une durée du service fixée à 50 %.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance :() / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

3. Mme A demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 10 septembre 1992, 3 août 1993, 25 septembre 1994, par lesquels le garde des sceaux, ministre de la justice, l'a autorisée à exercer ses fonctions à temps partiel pour une durée d'un an avec une durée du service fixée à 80 % ainsi que l'arrêté du 8 mars 1996 par lequel la même autorité l'a autorisée à exercer ses fonctions à temps partiel pour une durée d'un an avec une durée du service fixée à 50 % uniquement en tant que ces arrêtés ne précisent pas que ces périodes " ne sont pas indiquées comme temps partiel de droit pour élever un enfant de moins de trois ans ". Toutefois, cette mention, qui se borne à délivrer une information quant aux conséquences de cette position sur le calcul futur de la retraite, ne peut être regardée comme ayant une incidence sur l'exercice des fonctions à temps partiel de l'intéressée conformément à ses demandes et ne saurait constituer une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En tout état de cause, à supposer qu'elle puisse être regardée comme une décision faisant grief, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme A enregistrée au greffe du tribunal le 13 février 2024, sont manifestement tardives.

4. Par suite, la requête de Mme A est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Clermont-Ferrand, le 15 mars 2024.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.AA

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