mardi 26 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2400419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | REMEDEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2024 et un mémoire complémentaire enregistré le 27 février 2024, Mme A C, représentée par la SCP Blanc-Barbier-Vert, Me Remedem, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 janvier 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office, l'a astreinte à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand avec l'obligation de se présenter aux services de la direction interdépartementale de la police nationale et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme, d'une part, de réexaminer sa situation en l'autorisant à déposer une demande de titre de séjour et, d'autre part, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au profit de son conseil en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondent à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris en son ensemble :
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'incompétence ;
- il méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et est entachée du défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle repose uniquement sur des considérations générales, stéréotypées et dès lors que sa situation personnelle et actuelle n'est pas prise en compte ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne prend pas en considération les exigences de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
- elle porte une atteinte manifestement disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit à être entendue ;
- les motifs retenus par le préfet du Puy-de-Dôme ne se rapportent au prononcé d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- elle entend transposer les moyens évoqués " plus avant dans sa contestation de la décision portant assignation à résidence " ;
- la décision ne fait l'objet d'aucune motivation spécifique permettant de justifier que cette mesure permettrait d'assurer l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français et serait justifiée par l'impossibilité de procéder à son expulsion à bref délai ;
- elle est illégale dès lors que le préfet n'a pas entendu justifier la durée de l'assignation à résidence ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à ses droits, en particulier à sa liberté d'aller et venir et à sa liberté individuelle entendue stricto sensu, laquelle comprend son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 mars 2024, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la prestation de serment de M. B, interprète en langue albanaise ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 20 mars 2024, en présence de M. Morelière, greffier d'audience :
- le rapport de Mme Bader-Koza, présidente ;
- Me Remedem, avocat de Mme C, présente, assistée de M. B, interprète.
Le préfet du Puy-de-Dôme n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante albanaise, est entrée sur le territoire français le 5 juillet 2023 et a présenté une demande d'asile le 28 juillet suivant. Cette demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 5 décembre 2023, notifiée le 13 décembre suivant. Par un arrêté en date du 23 janvier 2024, le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a contrainte à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand avec l'obligation de se présenter les lundis à 13 h auprès des services de la direction interdépartementale de la police nationale, l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a informée qu'elle faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 23 janvier 2023 a été signé par M. Jean-Paul Vicat, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme, en vertu d'un arrêté du 9 octobre 2023, régulièrement publié le même jour, portant délégation de signature à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. En outre, le requérant ne peut se borner à énoncer qu'il n'est pas " établi que [le] préfet du Puy-de-Dôme ait été empêché pour la signature d'un tel acte ", sans apporter le moindre élément tendant à démontrer le contraire. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué, dirigés contre ce dernier et l'obligation de quitter le territoire français en litige, ne peuvent qu'être écartés.
3. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient la requérante dans ses écritures, l'arrêté attaqué comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. En particulier, il vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le droit au maintien. Il mentionne également des éléments de faits propres à la situation personnelle de la requérante. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de l'intéressée, est suffisamment motivée. Enfin et, à supposer que la requérante entende soulever également le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, dès lors qu'elle expose qu'il " appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, de procéder à un examen particulier de la situation de l'intéressée ", il ne ressort pas des pièces du dossier et, notamment des termes de l'arrêté attaqué que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation, respectivement dirigés contre l'arrêté en litige, l'obligation de quitter le territoire en litige et la décision fixant le pays de destination, ne peuvent qu'être écartés.
4. En troisième lieu, si Mme C soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ce moyen n'est cependant pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, un tel moyen est inopérant à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire en français en litige dès lors que cette dernière n'a ni pour objet ni pour effet de renvoyer la requérante dans son pays d'origine. Les moyens soulevés en ce sens ne peuvent alors qu'être écartés.
5. En quatrième lieu, si Mme C soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et libertés fondamentales, il ressort des pièces du dossier que l'entrée en France de Mme C est particulièrement récente, en date du 5 juillet 2023 et que l'intéressée ne démontre pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-quatre ans. Si elle fait valoir à ce titre s'être inscrite dans un processus d'insertion sociale, en occupant notamment des activités bénévoles, cette circonstance, à la supposer établie en l'absence d'éléments ressortant des pièces du dossier, n'est pas de nature, à elle seule, à démontrer que la requérante a fixé ses attaches personnelles et familiales sur le territoire français. Dans ces conditions, Mme C n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté pris en son ensemble ou l'obligation de quitter le territoire français en litige méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que l'interdiction de retour porterait une atteinte manifestement disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale doit être écarté.
6. En cinquième lieu, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation, dirigés à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français en litige ne sont pas assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et doivent, dès lors, être écartés.
7. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger () ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " () Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ; () ". Aux termes de l'article L. 531-24 de ce code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 ; () ".
8. Il ressort des pièces du dossier et, en particulier, des termes de la décision attaquée que cette dernière a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A ce titre, il ressort des termes de la décision attaquée, lesquels ne sont pas contestés que la demande d'asile de Mme C a été rejetée par une décision de l'OFPRA le 5 décembre 2023, notifiée le 13 décembre suivant, et que cette décision n'a pas été contestée par l'intéressée. Dès lors, la requérante, qui est au demeurant ressortissante d'Albanie, pays d'origine sûre, pouvait valablement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire dès lors que son droit au maintien a pris fin à compter de la décision de rejet de l'OFPRA. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dirigé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire en litige ne peut qu'être écarté.
9. En septième lieu, la méconnaissance de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a seulement pour conséquence de permettre aux demandeurs d'asile non régulièrement informés de demander, sans condition de délai, un titre de séjour sur un autre fondement que l'asile. La requérante ne saurait, ainsi, utilement se prévaloir de ces dispositions à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige.
10. En huitième lieu, Mme C n'a pas sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet du Puy-de-Dôme n'était pas tenu d'examiner d'office si l'intéressée remplissait les conditions prévues par cet article, ce à quoi au demeurant, elle n'a pas procédé. Par suite, Mme C ne peut utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 à l'encontre d'une obligation de quitter le territoire français.
11. En neuvième lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation
12. En dixième lieu, Mme C a pu présenter les observations sur sa situation qu'elle estimait utiles dans le cadre de l'examen de sa demande d'asile. Elle n'allègue pas avoir sollicité en vain un entretien auprès des services préfectoraux, ni même avoir empêché de présenter des observations ou de fournir des documents avant que ne soit prise la décision attaquée. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français a été prise en méconnaissance du droit d'être entendue.
13. En dernier lieu, il ressort des mentions des décisions portant interdiction de retour sur le territoire en litige que le préfet du Puy-de-Dôme a relevé que, compte tenu des éléments tenant à sa situation personnelle, notamment la durée de sa présence en France, l'absence de liens personnels et familiaux sur le territoire français et la circonstance qu'elle n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il y a lieu de prononcer à l'encontre de Mme C une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français. Contrairement à ce que fait valoir la requérante, ces motifs figurent parmi ceux pouvant être pris en considération par l'autorité préfectorale au titre de l'appréciation qu'elle est amenée à porter en application des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, Mme C n'est pas fondée à soutenir que les motifs retenus par le préfet du Puy-de-Dôme ne se rapportent pas au prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français.
En ce qui concerne plus particulièrement les mesures prises sur le fondement des articles L. 721-6 et L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
14. Le préfet du Puy-de-Dôme a contraint Mme C à résider dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand pendant le délai de départ volontaire de trente jours qui lui a été accordé et l'a astreinte à se présenter, pendant le même délai, aux services de la direction interdépartementale de la police nationale les lundis à 13h. Ces mesures ont été prises en application des dispositions des articles L. 721-6 et L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne sauraient être regardées comme constituant une assignation à résidence au sens des articles L. 731-1 ou L. 752-1 du même code.
15. En premier lieu, si Mme C soutient qu'elle entend " transposer les moyens évoqués plus avant dans sa contestation de la décision portant assignation à résidence ", il y a lieu d'écarter ces moyens pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment.
16. En deuxième lieu, si les décisions contraignant l'étranger à résider dans un lieu déterminé par l'administration et l'astreignant à une obligation de présentation pendant le délai de départ volontaire sur le fondement des articles L. 721-6 et L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont le caractère de décisions distinctes de l'obligation de quitter le territoire français, ces décisions, qui tendent à assurer que l'étranger accomplit les diligences nécessaires à son départ dans le délai qui lui est imparti, concourent à la mise en œuvre de l'obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, si l'article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration impose que ces décisions soient motivées au titre des mesures de police, cette motivation peut, outre la référence aux articles L. 721-6 et L. 721-7, se confondre avec celle de l'obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire.
17. En l'espèce, la décision attaquée, qui vise les articles L. 721-1 à L. 721-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait ainsi référence aux articles L. 721-6 et L. 721-7 de ce code. Il résulte de ce qui a été dit au point 4 du présent jugement que l'obligation de quitter le territoire français en litige est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doit être écarté.
18. En troisième lieu, contrairement aux allégations de la requérante, le préfet a précisé la durée des mesures en litige, laquelle correspond au délai de départ volontaire de trente jours qui a été accordé à Mme C.
19. En dernier lieu, Mme C soutient que les modalités des mesures contestées portent atteinte à sa liberté d'aller et venir, à sa liberté individuelle et au droit au respect de sa vie familiale dès lors qu'elle doit se présenter tous les lundis à 13h auprès des services de la direction interdépartementale de la police nationale. Toutefois, elle n'apporte aucune précision ni aucun élément de nature à établir que les modalités des mesures contestées, dont la durée est limitée au délai de départ volontaire de trente jours qui lui a été accordé, porteraient une atteinte disproportionnée à ses droits. Ce moyen doit par suite être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision en litige. Le rejet des conclusions à fin d'annulation entraîne, par voie de conséquence, le rejet de ses conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet du Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2024.
La présidente,
S. BADER-KOZALe greffier,
D. MORELIERE
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.zr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026