LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400527

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400527

jeudi 21 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400527
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 mars 2024, Mme A B, représentée par Me Demars, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision née du silence gardé par le préfet du Puy-de-Dôme sur sa demande du 22 septembre 2023 par laquelle celui-ci a implicitement refusé de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " ou une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ;

3°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer un récépissé assorti d'une autorisation de travail dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, le tout sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que :

* elle est fondée à se prévaloir de la présomption d'urgence consacrée par la jurisprudence du Conseil d'Etat dès lors qu'il existe une identité entre l'objet du visa séjour en qualité de mineur scolarisée dont elle était titulaire et l'objet de la carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " dont la délivrance est sollicitée ;

* la décision attaquée préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation dès lors qu'elle est désormais dans l'impossibilité de justifier de la régularité de son séjour sur le territoire français ; que son état psychologique est affecté en l'absence de perspective pour elle quant à sa situation ; qu'elle est dans l'impossibilité, d'une part, de bénéficier des droits associés à un séjour régulier, d'autre part, de travailler, la plaçant dans une situation précaire ; et, qu'enfin, elle est dans l'impossibilité d'effectuer un aller-retour vers son pays d'origine, à savoir le Maroc, pour rendre visite aux membres de sa famille ;

- la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée est remplie dès lors que :

* la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation dès lors que, malgré une demande en ce sens, l'administration n'en a pas communiqué les motifs ;

* elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle justifie, d'une part, d'une entrée régulière sur le territoire français sous couvert d'un passeport et d'un visa de long séjour portant la mention " mineur scolarisé ", d'autre part, de moyens d'existence suffisants : elle est notamment prise en charge financièrement par sa tante, qui exerce la profession d'ingénieur de recherche à Clermont-Ferrand sous couvert d'un contrat à durée indéterminée et qu'elle suit une scolarité en première année de licence " sciences technologies santé ", parcours " mathématiques et informatiques " au sein de l'Université Clermont-Auvergne ;

* elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle justifie de liens suffisamment intenses, stables et durables sur le territoire français ; qu'elle réside habituellement et régulièrement en France depuis le 14 août 2022 où elle y poursuit une scolarité, qu'elle dispose d'une parfaite maîtrise de la langue française, n'a jamais fait l'objet d'une condamnation pénale et n'est pas connue défavorablement des services de police.

La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Mme B a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 13 février 2024.

Vu :

- la requête enregistrée le 6 mars 2024 sous le n° 2400526 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision en litige ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 20 mars 2024, à 9h15, en présence de M. Morelière, greffier d'audience :

- le rapport de Mme C ;

- Me Demars, avocat de Mme B.

Le préfet du Puy-de-Dôme n'était ni présent ni représenté.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante marocaine, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision née, selon elle, le 26 janvier 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté implicitement sa demande de délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " ou " vie privée et familiale ".

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / 3° Les documents justifiants de l'état civil et de la nationalité de son conjoint, de ses enfants et de ses parents lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour pour motif familial. / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ". Aux termes de l'article R. 431-11 de ce code : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code ". Selon l'article R. 431-12 du même code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voir remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire français pour la durée qu'il précise. () ".

4. Enfin, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article

R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois () ".

5. Il résulte de l'instruction que Mme B a présentée auprès du préfet du Puy-de-Dôme, par un courrier du 22 septembre 2023 reçu le 25 suivant, une demande de carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " ou " vie privée et familiale ". Par un courrier du 19 octobre 2023, les services de la préfecture du Puy-de-Dôme ont retourné le dossier à l'intéressée en précisant que celui-ci était incomplet et ce, en précisant les documents manquants. Si le conseil de la requérante soutient que le dossier retourné à sa cliente était celui qu'elle aurait déposé en mars 2023, il ne justifie pas de cette double allégation. Dans ces conditions, la décision du préfet du Puy-de-Dôme doit être regardée comme une décision de refus d'enregistrement de la demande de titre de séjour présentée par Mme B et non, comme elle le soutient, comme une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour qui serait née à l'expiration du délai de quatre mois en application des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

6. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'admettre l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, les conclusions à fins de suspension de Mme B, qui sont donc dirigées contre une décision matériellement inexistante, doivent être rejetées comme irrecevables. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 21 mars 2024.

La présidente du tribunal,

juge des référés,

S. C

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.ZR

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions