LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400545

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400545

jeudi 14 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400545
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantREMEDEM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi du 7 mars 2024, la magistrate désignée du tribunal administratif de Lyon a transmis au tribunal administratif de Clermont-Ferrand la requête présentée le 4 mars 2024 par M. C B.

Par cette requête M. B, représenté par Me Remedem, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de prononcer la mise à disposition de son dossier par la préfecture ;

3°) d'annuler la décision du 3 mars 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

- les décisions attaquées ont été signées par une autorité incompétente ;

- elles sont insuffisamment motivées ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est ainsi entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et présente un caractère disproportionné au regard de son droit à sa vie privée et familiale.

La procédure a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a présenté aucun mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les observations de Me Remedem, représentant M. B, qui indique ne plus solliciter l'aide juridictionnelle ; il soutient également que M. B ne constitue pas une menace à l'ordre public, les faits qui lui sont reprochés de " menace de crime ou délit à l'encontre de l'entourage d'un magistrat ou d'un juré " ne sont pas établis, notamment au vu des déclarations incohérentes de la victime ; il est présumé innocent ; ces éléments sont constitutifs d'un défaut d'examen de sa situation de la part du préfet du Puy-de-Dôme ; il est présent en France depuis cinq années ; il est titulaire d'un contrat à durée indéterminée en qualité d'aide cuisine ; il vit avec sa compagne ; sa mère et sa sœur sont présentes sur le territoire français et sa sœur vient d'obtenir un titre de séjour,

- et les observations de M. B qui indique travailler, avoir une vie stable et ne pas représenter un danger pour la société.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, ressortissant albanais, a fait l'objet d'une décision du 3 mars 2024, par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Il a été placé au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry et a été libéré par une ordonnance du juge des libertés et de la détention le 5 mars 2024 confirmée par une ordonnance du premier président de la cour d'appel de Lyon le 6 mars 2024. Par décision du 6 mars 2024, le préfet du Puy-de-Dôme l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision du 3 mars 2024.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.

Sur la communication du dossier administratif :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par le requérant en vue de la communication de son dossier dès lors que l'affaire est en état d'être jugée et que le principe du contradictoire a été respecté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :

4. En premier lieu, les décisions en litige ont été signées par M. Jean-Paul Vicat, secrétaire général de la préfecture du Puy-de-Dôme, en vertu d'un arrêté du 9 octobre 2023, régulièrement publié le même jour, portant délégation de signature à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.

5. En deuxième lieu, les décisions contestées visent, en droit, les textes dont le préfet du Puy-de-Dôme a fait application pour les édicter. En fait, ces décisions mentionnent les éléments sur lesquels le préfet s'est fondé pour les prendre. Elles comportent donc bien les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, et alors que le caractère suffisant de la motivation d'un acte administratif ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

6. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme n'aurait pas examiné la situation personnelle de M. B. Par suite, ce moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, et aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. ".

8. Il ressort des termes de la décision en litige que le préfet du Puy-de-Dôme a vérifié le droit au séjour du requérant et tenu compte de sa durée de présence sur le territoire français et de la nature et de l'ancienneté des liens avec la France que celui-ci a porté à sa connaissance. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

9. En deuxième lieu, selon les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

10. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France en 2019 et a sollicité l'asile dont il a été définitivement débouté par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 11 décembre 2020. Il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en date du 5 février 2021 qu'il n'a pas exécutée. S'il se prévaut de sa relation amoureuse avec une ressortissante française, il ne produit à ce titre qu'une attestation de vie commune très peu circonstanciée et il ressort de l'audition du 2 mars 2024 par les services de police qu'il a déclaré être " en couple depuis quelques jours ". Par ailleurs, il ressort de la décision attaquée et n'est pas contesté que la mère du requérant séjourne irrégulièrement sur le territoire français et s'il indique que sa sœur vient d'obtenir un titre de séjour, il ne justifie pas qu'il entretiendrait avec elle une relation d'une particulière intensité. Enfin, M. B ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales et personnelles dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et alors même que M. B est titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée conclu à compter du 3 février 2024, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ;(). ".

12. Il ressort de la décision attaquée que si le préfet du Puy-de-Dôme a indiqué que M. B est défavorablement connu des forces de l'ordre, il a également entendu se fonder sur le motif tiré de ce que M. B ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des dispositions citées au point précédent. Ainsi, si M. B soutient que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public et que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis, il résulte de l'instruction que le préfet du Puy-de-Dôme aurait pris la même décision en ne lui opposant que le motif tiré de ce qu'il ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français que le requérant ne conteste pas. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

13. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

14. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. B, le préfet du Puy-de-Dôme s'est fondé sur le fait que son comportement constitue une menace pour l'ordre public et qu'il existe un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement prononcée à son encontre dès lors qu'il n'a pas exécuté l'obligation de quitter le territoire français du 5 février 2021 et qu'il ne présente pas de garanties de représentations suffisantes.

15. Si M. B fait valoir que les faits qui lui sont reprochés de " menace de crime ou délai à l'encontre de l'entourage d'un magistrat ou d'un juré " ne sont pas établis et qu'ainsi son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, il ne conteste toutefois pas qu'il a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 5 février 2021 qu'il n'a pas exécutée et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. En effet, il ressort des pièces du dossier qu'il a déclaré être hébergé dans un foyer et qu'il s'est soustrait aux obligations prévues par l'assignation à résidence dont il a fait l'objet le 21 mai 2021, cette dernière n'ayant été que partiellement annulée par jugement n° 2101087 du 27 mai 2021 du tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Dans ces conditions, le préfet du Puy-de-Dôme a fait une exacte application du 3° de l'article L. 612-2 et des 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code susvisé en estimant que le comportement de M. B présente un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, et ce, quand bien le comportement de l'intéressé ne constituerait pas une menace à l'ordre public.

En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans :

16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. " et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

17. Il ressort des pièces du dossier que M. B fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et ne justifie d'aucune circonstance humanitaire de nature à faire obstacle à ce que le préfet du Puy-de-Dôme prononce à son égard une interdiction de retour sur le territoire français. En outre, l'intéressé ne justifie pas ainsi qu'il a été dit au point 10 d'attaches privées ou familiales particulièrement stables et intenses en France et a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée. Dans ces conditions, et quand bien même M. B ne représenterait pas une menace pour l'ordre public, ce dernier n'est pas fondé à soutenir qu'en prononçant à son égard une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet du Puy-de-Dôme a méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'est pas davantage fondé à soutenir, pour les mêmes motifs, que cette décision porterait une atteinte disproportionnée à son droit à sa vie privée et familiale.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 3 mars 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. Par suite, la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.

La magistrate désignée,

L. A Le greffier,

P. MANNEVEAU

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions