LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400584

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400584

mercredi 3 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400584
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationR
Avocat requérantSCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 mars 2024, la société par actions simplifiées TDF, représentée par Me Bon-Julien, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 20 octobre 2023 par lequel le maire de la commune de Bellerive-sur-Allier s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux tendant à l'installation d'une infrastructure TDF pour accueillir les équipements de l'opérateur Free sur le tout terrasse de l'immeuble Les Chênes situé rue Jean Moulin à Bellerive-sur-Allier, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 18 janvier 2024 par lequel le maire de la commune de Bellerive-sur-Allier a rapporté l'arrêté précité du 20 octobre 2023 et s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux tendant à l'installation d'une infrastructure TDF pour accueillir les équipements de l'opérateur Free sur le tout terrasse de l'immeuble Les Chênes situé rue Jean Moulin à Bellerive-sur-Allier ;

3°) d'enjoindre à la commune de Bellerive-sur-Allier de lui délivrer un certificat provisoire de non-opposition tacite à sa déclaration préalable, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à la commune de Bellerive-sur-Allier de prendre un arrêté provisoire de non opposition à sa déclaration préalable, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Bellerive-sur-Allier une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la condition tenant à l'urgence :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il existe un intérêt public aux travaux en litige, lié à la couverture du territoire de la commune par les réseaux de téléphonie mobile ;

- ces travaux permettront à la société Free mobile de remplir ses engagements auprès de l'Etat ;

- ces travaux lui permettront de remplir ses propres engagements contractuels ;

- la commune de Bellerive-sur-Allier n'est que partiellement couverte par les réseaux de Free mobile ;

S'agissant de la condition tenant au doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 18 janvier 2024 :

- l'arrêté en litige a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire ; le délai de deux semaines, imparti pour qu'elle puisse donner ses observations, n'a pas été respecté ;

- elle bénéficiait, à la date du 22 octobre 2023, d'une décision tacite de non opposition ; dès lors, l'arrêté en litige, qui retire la décision du 20 octobre 2023, a pour conséquence de faire réapparaitre cette décision tacite, et méconnaît alors l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme dès lors que la décision du 20 octobre 2023 a été retirée plus de trois mois après son édiction ;

- l'arrêté est entaché d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dès lors que le projet n'est pas soumis à l'article UB 10 du plan local d'urbanisme ; l'article 9 du plan local d'urbanisme s'applique aux permis de construire et non aux déclarations préalables ; en tout état de cause, le projet n'entraîne pas l'édification d'un bâtiment et ne modifie pas les caractéristiques du bâtiment ;

S'agissant de la condition tenant au doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 20 octobre 2023 :

- il est entaché d'un défaut de motivation ;

- cette décision doit s'analyser comme une décision de retrait, pour laquelle aucune procédure contradictoire n'a été respectée ;

- l'arrêté est entaché d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dès lors que le projet n'est pas soumis à l'article UB 10 du plan local d'urbanisme ; l'article 9 du plan local d'urbanisme s'applique aux permis de construire et non aux déclarations préalables ; en tout état de cause, le projet n'entraîne pas l'édification d'un bâtiment et ne modifie pas les caractéristiques du bâtiment.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2024, la commune de Bellerive-sur-Allier, représentée par la SCP Teillot et associés, Me Marion, conclut au non-lieu à statuer et au rejet de la requête pour le surplus.

Elle fait valoir que par arrêté du 29 mars 2024, elle a procédé à l'abrogation des arrêtés des 20 octobre 2023 et 18 janvier 2024, et a décidé de ne pas s'opposer à la déclaration préalable de la société requérante.

Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2024, la société par actions simplifiées TDF, représentée par Me Bon-Julien, déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu :

- la requête enregistrée le 12 mars 2024 sous le n° 2400582 par laquelle la société TDF demande l'annulation des arrêtés en litige ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné Mme A, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. La société TDF demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution des arrêtés du 20 octobre 2023 et du 18 janvier 2024 par lesquels le maire de la commune de Bellerive-sur-Allier s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux tendant à l'installation d'une infrastructure TDF pour accueillir les équipements de l'opérateur Free sur le tout terrasse de l'immeuble Les Chênes situé rue Jean Moulin à Bellerive-sur-Allier, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du même code, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

4. Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2024, la société TDF déclare se désister des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société TDF.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiées TDF et à la commune de Bellerive-sur-Allier.

Fait à Clermont-Ferrand, le 3 avril 2024.

La juge des référés,

C. A

La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No2400584JC

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions