vendredi 22 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2400647 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GOMMEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par trois ordonnances du 18 mars 2024, le président par interim du tribunal administratif de Lille a renvoyé les dossiers des trois requêtes déposées par M. B, au greffe du tribunal administratif de Clermont-Ferrand sur le fondement de l'article R. 776-16 du code de justice administrative.
I.- Par une requête enregistrée sous le n° 240650, le 15 mars 2024, M. A B, représenté par Me Gommeaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet du Nord en date du 26 septembre 2023, portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours, et interdiction de retour d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un certificat de résidence algérien dans le délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard en application des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
3°) à défaut, d'enjoindre au préfet de l'admettre provisoirement au séjour avec autorisation de travail, dans les quinze jours de la notification de la décision à intervenir et de procéder au réexamen de sa situation, ce sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2000 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de séjour est entachée :
* d'incompétence de son signataire,
* d'erreur de droit relative à la dénaturation de sa demande,
* d'erreur de droit quant aux conditions applicables à la demande,
* d'erreur d'appréciation quant au bien-fondé de sa demande sur le fondement de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
* d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision ;
- la décision d'obligation de quitter le territoire français est entachée :
* d'illégalité par voie de conséquence de l'annulation du refus de séjour ;
* d'insuffisance de motivation en droit ;
* de violation de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée :
* d'illégalité par voie de conséquence de l'annulation du refus de séjour et de l'OQTF ;
* de défaut de motivation ;
* de méconnaissance des articles L. 612-8 et L. 612-10 du Ceseda et d'erreur d'appréciation.
Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal administratif de Lille, en date du 4 décembre 2023, accordant à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle dans le cadre de cette requête.
II.- Par une requête enregistrée sous le n° 240647, le 15 mars 2024 à 11h31, et un mémoire complémentaire enregistré le 21 mars 2024, M. A B, représenté par Me Gommeaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme en date du 13 mars 2024, notifié le même jour à 18h30, portant prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de procéder à la suppression du signalement le concernant au fichier Système d'Information Schengen, et d'en justifier auprès de son conseil, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
3°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1800 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative du code de justice administrative, ou en cas de rejet de l'aide juridictionnelle, sur ce seul dernier fondement.
Il soutient que cet arrêté est entaché :
- d'exception d'illégalité de l'OQTF ;
- d'insuffisance de motivation ;
- de violation de l'article L.722-7 du Ceseda, " combiné avec l'article 8 de la CEDH et le droit au recours effectif " ;
- de " défaut d'examen sérieux " ;
- d'erreur manifeste d'appréciation en ce que la décision d'éloignement n'est pas exécutoire ;
- d'erreur de fait quant à l'absence de circonstance particulière ;
- de violation du droit au recours effectif.
Vu les pièces enregistrées le 22 mars 2024 pour le préfet du Puy-de-Dôme.
III.- Par une requête enregistrée sous le n° 240652, le 15 mars 2024 à 11h20, et un mémoire complémentaire enregistré le 21 mars 2024, M. A B, représenté par Me Gommeaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme en date du 13 mars 2024, notifié le même jour à 18h30, portant assignation à résidence pour une durée de 45 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet " de mettre fin à toutes mesures de surveillance immédiatement " ;
3°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1800 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative du code de justice administrative, ou en cas de rejet de l'aide juridictionnelle, sur ce seul dernier fondement.
Il soutient que cet arrêté est entaché :
- d'insuffisance de motivation ;
- d'exception d'illégalité de l'OQTF ;
- d'erreur de droit et erreur d'appréciation sur l'existence d'un risque de fuite, compte tenu du fait que le requérant se maintient en France dans le cadre d'un recours suspensif de la mesure d'éloignement précédente ;
- d'erreur de droit en ce que le périmètre de l'assignation à résidence ne correspond pas au lieu de résidence habituelle du requérant, et où il n'y a aucun domicile, et en violation de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- d'erreur manifeste d'appréciation ;
- de défaut d'examen complet de la situation ;
- de violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Vu les pièces enregistrées le 22 mars 2024 pour le préfet du Puy-de-Dôme.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 1991-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal administratif de Clermont-Ferrand a désigné Mme Luyckx, première conseillère, pour statuer sur le litige.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 22 mars 2024 à 11h15, en présence de Mme Chevalier, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Luyckx,
- et les observations de Me Gauché, substituant Me Gommeaux, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, entré en France sous couvert d'un visa " étudiant " en 2019, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour le 15 février 2023, avec changement de statut en qualité d'entrepreneur/ commerçant sur le fondement de l'article 5 de l'accord franco-algérien, auprès du préfet du Nord. Par un arrêté du 26 septembre 2023, le préfet lui a refusé la délivrance de ce titre de séjour, avec obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours, et interdiction de retour d'un an. Par la requête susvisée n° 240650, le requérant a demandé, dans le délai de recours, l'annulation de cet arrêté devant le tribunal administratif de Lille. Suite à un contrôle dans le train en direction de Clermont-Ferrand, il a été placé en retenue administrative, et a été assigné à résidence par le préfet du Puy-de-Dôme, par un arrêté du 13 mars 2024. Par un arrêté du même jour, ce préfet a également prolongé la durée de son interdiction de retour d'une durée supplémentaire de deux ans. Le requérant demande l'annulation de ces deux arrêtés du préfet du Puy-de-Dôme par les requêtes susvisées n° 240647 et 240650. Il y a lieu de statuer par un même jugement sur ces trois requêtes, lesquelles incombent à la compétence du tribunal administratif de Clermont-Ferrand du fait de l'assignation à résidence de l'intéressé.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans les affaires n° 240647 et 240652.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet du Nord du 23 septembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
4. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire ou après avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle en vue de l'introduction d'un tel recours, la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. () / Toutefois, lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. "
5. Il résulte de ces dispositions que le magistrat désigné pour statuer sur les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français concernant un étranger assigné à résidence ne peut statuer sur les conclusions à fin d'annulation du refus de séjour accompagnant cette obligation. Il s'ensuit que les conclusions de la requête n° 240650 tendant à l'annulation de la décision de refus de délivrance du titre de séjour du préfet du Nord, doivent être renvoyées à la formation collégiale compétente du tribunal.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour () ".
7. Aux termes de l'article 5 de l'accord franco-algérien susvisé : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis. " Aux termes de l'article 7 de cet accord, " a) Les ressortissants algériens qui justifient de moyens d'existence suffisants et qui prennent l'engagement de n'exercer, en France, aucune activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent après le contrôle médical d'usage un certificat valable un an renouvelable et portant la mention " visiteur " ; () c) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent, s'ils justifient l'avoir obtenue, un certificat de résidence valable un an renouvelable et portant la mention de cette activité ;() ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B, au terme de ses études sanctionnées par un diplôme de licence en sciences et technologies mention électronique, énergie électrique et automatique, a déposé auprès de la préfecture du Nord un dossier de demande de délivrance d'un certificat de résidence algérien mention " entrepreneur/profession libérale ", en vue de créer son entreprise de pose et installation d'équipements de télécommunication, " Integral Business Services ", qu'il a immatriculée le 28 février 2023 au registre du commerce et des sociétés (RCS). Ainsi que le soutient le requérant, cette demande devait être examinée au regard des stipulations de l'article 5 et de l'article 7 c), nonobstant les termes " activité professionnelle soumise à autorisation ", cette activité n'étant ni salariée ni soumise à une autre formalité que celle de son enregistrement au RCS. Dès lors, en examinant la demande de l'intéressé au regard des seules stipulations de l'article 7 a) relatives au certificat de résidence mention " visiteur ", qui n'était pas sollicité, et en tirant des circonstances inopérantes que l'intéressé ne justifiait ni de la réalité de cette activité ni de moyens de subsistance suffisants, le préfet du Nord a commis une erreur de droit dans l'examen de la demande.
9. Il résulte de ce qui précède que le requérant est fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour pour demander l'annulation des autres décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d'un an contenues dans l'arrêté du 26 septembre 2023.
Sur les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du préfet du Puy-de-Dôme du 13 mars 2024 portant prolongation de la durée d'interdiction de retour et assignation à résidence :
10. Il résulte de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour du 23 septembre 2023 que la décision de prolongation de la durée de l'interdiction de retour décidée par le préfet du Puy-de-Dôme doit être annulée par voie de conséquence, outre que cette autorité ne pouvait légalement se fonder sur le non-respect du délai de départ accordé à M. B, dont le caractère exécutoire était suspendu par l'effet de son recours en annulation contre l'arrêté du 23 septembre 2023.
11. L'arrêté portant assignation à résidence de l'intéressé dans l'arrondissement de Clermont-Ferrand doit également être annulé par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. D'une part, le présent jugement implique nécessairement que le préfet du Nord réexamine la demande de M. B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
13. D'autre part, le présent jugement implique nécessairement que le préfet du Puy-de-Dôme mette fin sans délai aux mesures de surveillance découlant de l'assignation à résidence et fasse procéder à la suppression du signalement de M. B au fichier Système d'Information Schengen, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Il n'y a pas lieu d'assortir ces injonctions d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
15. M. B a obtenu dans l'affaire enregistrée sous le n° 240650 le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 55 %, et est admis provisoirement à l'aide juridictionnelle dans les deux autres affaires. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme globale de 1500 euros au profit de Me Gommeaux sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que Me Gommeaux renonce à percevoir la part contributive de l'Etat en matière d'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les conclusions de la requête n° 2400650 sont renvoyées à la formation collégiale de jugement du tribunal.
Article 3 : L'arrêté du préfet du Nord en date du 23 septembre 2023 est annulé en toutes ses décisions à l'exclusion de la décision de refus de délivrance du titre de séjour.
Article 4: Les arrêtés du préfet du Puy-de-Dôme en date du 13 mars 2024 portant prolongation de la durée de l'interdiction de retour et assignation à résidence sont annulés.
Article 5 : Il est enjoint au préfet du Nord de réexaminer la demande de M. B, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 6 : Il est enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de mettre fin sans délai aux mesures de surveillance découlant de l'assignation à résidence et de procéder à la suppression du signalement de M. B au fichier Système d'Information Schengen.
Article 7 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet du Nord, et au préfet du Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mars 2024.
La magistrate désignée,
N. LUYCKX
La greffière,
P. CHEVALIER
La République mande et ordonne aux préfets du Nord et du Puy-de-Dôme, chacun en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2400650, 240065
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026