lundi 25 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2400661 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée 20 mars 2024, et un mémoire enregistré le 21 mars 2024, M. A B, représenté par Me Demars (AARPI Ad'vocare), demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté de la préfète de l'Allier, en date du 20 mars 2024, portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et interdiction de retour (IRTF) de trois ans ;
2°) d'annuler l'arrêté de la préfète de l'Allier, en date du 20 mars 2024, portant assignation à résidence ;
3°) d'enjoindre à cette autorité de procéder à la restitution de son passeport et de sa carte de résident " longue durée-UE " délivrée par les autorités italiennes, dans un délai de 24 heures suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre à cette autorité de procéder sans délai à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen de deuxième génération, et de mettre fin sans délai à la mesure de surveillance le concernant ;
5°) subsidiairement d'enjoindre à cette autorité de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, et dans l'attente, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 48 heures suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les arrêtés dans leur ensemble sont entachés de vice de procédure en violation du droit d'être entendu préalablement à la mesure ;
- l'OQTF est entachée :
* d'incompétence ;
* d'erreur de droit dès lors qu'il justifie être entré régulièrement sur le territoire alors qu'il disposait d'une carte de séjour italienne " résident UE-longue durée " expirant le 4 juillet 2032 ;
* d'erreur de droit et de défaut d'examen de la vérification de son droit au séjour, conformément aux nouvelles dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* d'erreur de droit en ce que le préfet aurait dû le remettre à l'Italie en application de l'article L. 621-4 CESEDA ;
- le refus de délai de départ volontaire est entaché :
* d'illégalité de l'OQTF par la voie de l'exception ;
* d'erreur de droit en ce qu'il justifie être entré régulièrement sur le territoire et qu'il n'a pas explicitement déclaré son intention de se soustraire à l'OQTF ;
- la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'illégalité de l'OQTF par la voie de l'exception ;
- l'IRTF est entachée :
* d'illégalité de l'OQTF par la voie de l'exception ;
* d'erreur de droit en ce qu'il justifie être entré régulièrement sur le territoire et que cette mesure prive de tout effet sa carte de résident UE ;
* d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit quant aux critères appliqués ;
* d'erreur d'appréciation ;
- l'assignation à résidence est entachée :
* d'illégalité de l'OQTF par la voie de l'exception ;
* d'insuffisance de motivation ;
* d'erreurs de droit en ce que cette mesure ne vise pas à l'exécution forcée de la décision et que l'autorité préfectorale n'a effectué aucune démarche en vue de son retour vers la Tunisie ;
* que la " première mesure de contrainte " est entachée d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et d'assignation au regard des dispositions de l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* que la " seconde mesure de contrainte " est entachée d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, la préfète de l'Allier conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- les traités sur l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a désigné Mme Luyckx, premier conseiller, pour statuer sur le litige.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 22 mars 2024 à 11h15 :
- le rapport de Mme Luyckx, magistrate désignée,
- les observations de Me Demars pour M. B.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 23 mars 2024, pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien, demande l'annulation des arrêtés de la préfète de l'Allier en date du 20 mars 2024, portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour et assignation à résidence.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le respect du droit d'être entendu dans les procédures intéressant la mise en œuvre du droit de l'Union européenne :
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été auditionné par les services de police, le 19 mars 2024, préalablement aux arrêtés en litige, notamment au sujet de sa situation administrative. Par suite le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. M. Olivier Maurel, secrétaire général de la préfecture de l'Allier, disposait d'une délégation de signature consentie par arrêté de la préfète de l'Allier en date du 28 juin 2023, régulièrement publié. Par suite le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ". Aux termes de l'article L. 613-1 : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. "
5. Pour prendre la décision en litige, la préfète de l'Allier s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé est titulaire d'un " permis de séjour italien périmé depuis le 7 juillet 2023 " et qu'il n'apporte pas la preuve qu'il est entré en France avant cette date. Le requérant fait valoir être entré le 9 février 2024, muni d'une carte de séjour " longue durée-UE " délivrée par les autorités italiennes et valable jusqu'au 4 juillet 2032. Toutefois, il ressort des pièces communiquées par la préfète dans cette instance, notamment de la copie de ce titre de séjour, que ce titre était valable jusqu'au 7 juillet 2023, et qu'il a d'ailleurs admis durant son audition ne pas être en situation régulière. La copie de la pièce produite par le requérant ne peut dans ces conditions être tenue pour probante. Ainsi, M. B ne justifie pas être entré sur le territoire régulièrement. Il ressort de ces mêmes pièces que la situation de M. B a fait l'objet d'un examen approprié.
6. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et du défaut d'examen doivent être écartés dans toutes leurs branches.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre le refus d'accorder un délai de départ :
7. Aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ".
8. Il résulte de ce qui a été dit que le moyen tiré de l'erreur de droit relatif à la régularité de sa situation, et celui tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'OQTF, doivent être écartés. En outre cette décision pouvant être seulement fondée sur le 1° de l'article L. 612-3 du code, comme indiqué également dans cette décision, la circonstance que M. B ne peut pas être regardé comme ayant explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à l'OQTF qui lui est faite est sans incidence.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
9. Il résulte de ce qui a été dit que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'OQTF, doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'interdiction de retour :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du même code : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. " Aux termes de l'article L. 612-10 : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. " Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
11. Il résulte de ce qui a été dit que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'OQTF, doit être écarté.
12. Eu égard à ce qui a été dit au point 5, la circonstance que la mesure d'interdiction de retour fait obstacle à son retour sur le territoire de l'espace Schengen est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
13. Pour édicter une interdiction de retour durant trois ans, la décision se fonde sur les circonstances que M. B " est entré et se maintient irrégulièrement en France, qu'il n'a accompli aucune démarche pour régulariser sa situation administrative, qu'il a déclaré s'opposer à son retour en Tunisie, que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il travaille illégalement et emploie des étrangers en situation irrégulière ". Cette décision comporte ainsi les considérations de fait qui la fondent, et a pu légalement tenir compte de l'ensemble des circonstances propres à l'entrée et au séjour de l'intéressé en France. Le requérant ne justifie par ailleurs d'aucune attache en France. Elle est dès lors suffisamment motivée et n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur d'appréciation, alors même que M. B n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
14. Il résulte de ce qui a été dit que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'OQTF, doit être écarté.
15. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants :1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ". Aux termes de l'article L. 733-1 : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. / Il se présente également, lorsque l'autorité administrative le lui demande, aux autorités consulaires, en vue de la délivrance d'un document de voyage. " Aux termes de l'article L. 733-2 : " L'autorité administrative peut, aux fins de préparation du départ de l'étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il demeure dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt-quatre heures.() ".
16. Aux termes de l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, () définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. "
17. La décision en litige contient les motifs de droit et de fait qui la fondent. Elle est dès lors suffisamment motivée.
18. Il résulte de l'objet même de cette décision qu'elle doit être prise en vue d'assurer l'exécution d'une mesure d'éloignement, l'exécution forcée de cette mesure n'étant qu'une des modalités possibles. Dès lors, en se bornant à affirmer qu'" il résulte clairement de ces énonciations que la décision d'assignation à résidence a été édictée dans la perspective de favoriser son départ volontaire ", le requérant ne présente pas d'argumentation utile à l'appui de son moyen tiré de l'erreur de droit, dans sa première branche.
19. Il appartient au requérant qui conteste l'existence de perspectives raisonnables d'éloignement d'apporter des éléments objectifs de nature à caractériser leur absence, sans pouvoir se borner à exiger du préfet qu'il apporte la preuve des diligences mises en œuvre pour son départ. Ainsi, en soutenant que l'autorité préfectorale n'a effectué aucune démarche auprès des autorités consulaires tunisiennes en vue de sa reprise en charge, alors que la légalité de la décision s'apprécie à la date de son édiction, le requérant ne présente pas d'argumentation utile à l'appui de son moyen tiré de l'erreur de droit, dans sa deuxième branche.
20. En revanche, il ressort de la décision en litige que M. B est assigné à résidence à son domicile 47 rue des Garceaux à Moulins, pour une durée de 45 jours. Or, en l'obligeant à demeurer au lieu de son domicile, sans limiter cette contrainte dans la durée, en omettant de fixer une plage horaire conformément aux dispositions des articles L. 733-2 et R.733-1 précités, l'autorité préfectorale a entaché sa décision d'erreur de droit.
21. Ces modalités de contrôle étant toutefois divisibles de la mesure d'assignation elle-même, leur illégalité n'est pas de nature à justifier l'annulation de la décision d'assignation à résidence dans sa totalité.
22. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation partielle de l'arrêté du 20 mars 2024 portant assignation à résidence en tant qu'il oblige l'intéressé à demeurer à son domicile, et tant que la durée de cette mesure n'aura pas été fixée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
23. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
24. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 20 mars 2024 portant assignation à résidence est annulé en tant qu'il oblige M. B à demeurer à son domicile sans limite de durée journalière.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète de l'Allier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2024
La magistrate désignée,
N. LUYCKX
La greffière,
P. CHEVALIER
La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026