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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400858

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400858

jeudi 19 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400858
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationChambre 2

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 19 juin 2025. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 avril 2024, M. A B, représenté par Me Loiseau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable dès lors que le silence gardé par le préfet a fait naître une décision implicite de rejet ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense mais des pièces enregistrées le 12 mai 2025.

Par un mémoire, enregistré le 22 mai 2025, M. B déclare se désister de sa requête et maintenir sa demande au titre des frais irrépétibles.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Nivet,

- les observations de Me Loiseau, représentant le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant guinéen, déclare être entré en France en décembre 2016 alors qu'il était mineur. Par courrier du 15 février 2023, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " auprès de la préfecture du Puy-de-Dôme. Par courrier du 27 avril 2023, le préfet du Puy-de-Dôme a sollicité des pièces complémentaires. Par décision du 15 avril 2025, le préfet du Puy-de-Dôme a explicitement rejeté la demande de titre de séjour de M. B, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour.

2. Par un mémoire, enregistré le 22 mai 2025, M. B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il n'y pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de M. B.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Délibéré après l'audience du 5 juin 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Bentéjac, présidente,

Mme Corvellec, première conseillère,

M. Nivet, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2025.

Le rapporteur,

C. NIVET

La présidente,

C. BENTÉJAC

La greffière,

C. PETIT

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2400858

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