LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2400916

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2400916

vendredi 24 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2400916
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantTHEROND LAPEYRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée le 19 avril 2024 sous le n° 2400916, Mme B A, représentée par Me Therond-Lapeyre, doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 9 avril 2024 par laquelle le préfet du Cantal l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a assignée à résidence sur la commune de Saint-Flour pour une durée de quarante-cinq jours avec obligation de présentation et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 avril 2024, le préfet du Cantal conclut au rejet de la requête.

II. Par une requête enregistrée le 19 avril 2024 sous le n° 2400917, M. D C, représenté par Me Therond-Lapeyre, doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 9 avril 2024 par laquelle le préfet du Cantal l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, l'a assigné à résidence sur la commune de Saint-Flour pour une durée de quarante-cinq jours avec obligation de présentation et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 avril 2024, le préfet du Cantal conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 22 mai 2024, en présence de M. Morelière, greffier d'audience :

- le rapport de Mme Bader-Koza, présidente ;

- Me Therond-Lapeyre, avocat de Mme A et M. C, qui fait valoir que l'enfant des requérants est scolarisé en France.

Le préfet du Cantal n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A et M. C, ressortissants indiens, sont entrés en France selon leurs déclarations le 3 novembre 2023, accompagnés de leur fils mineur et, ont présenté une demande d'asile le 22 décembre 2023. Ces demandes ont été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 25 mars 2024. Par des arrêtés du 9 avril 2024, le préfet du Cantal les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination desquels ils pourront être reconduits d'office, les a assignés à résidence sur le territoire de la commune de Saint-Flour pour une durée de quarante-cinq jours avec l'obligation de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis entre 8 h et 9 h auprès de la gendarmerie de cette commune, les a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et leur a retiré leur attestation de demande d'asile. Par les présentes requêtes, Mme A et M. C demandent au tribunal l'annulation de ces décisions.

2. Les requêtes n° 2400916 et n° 2400917 concernent la situation d'un couple, présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul et même jugement.

3. Il est constant que Mme A et M. C n'ont soulevé aucun moyen au soutien de leurs conclusions tendant à l'annulation des décisions en litige les concernant et se sont bornés à indiquer lors de l'audience publique, par le truchement de leur avocat, et ce, sans autre précision, que leur fils est scolarisé à Saint-Flour.

4. Il résulte de ce qui précède que Mme A et M. C ne sont donc pas fondés à demander l'annulation des décisions attaqués. Leurs requêtes doivent par conséquent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les requêtes de Mme A et M. C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et M. D C et au préfet du Cantal.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mai 2024.

La présidente,

S. BADER-KOZA Le greffier,

D. MORELIERE

La République mande et ordonne au préfet du Cantal, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

- 2400917zr

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions