jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401296 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 juin 2024, et un mémoire complémentaire, enregistré le 13 juin 2024, M. B E et Mme D A, représentés par Me Demars, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de les admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de produire au contradictoire l'historique de leurs appels passés auprès du SIAO de Clermont-Ferrand par extraction du système d'information SI-SIAO ;
3°) d'enjoindre, à titre principal, au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de leur attribuer une place dans un centre d'hébergement d'urgence pour demandeur d'asile (HUDA) ou dans un centre d'accueil pour demandeur d'asile (CASA) dans un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de l'ordonnance sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet du Puy-de-Dôme de leur attribuer une place d'hébergement au titre du dispositif d'hébergement d'urgence dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Le préfet du Puy-de-Dôme a produit, le 13 juin 2024, une pièce indiquant que M. E et Mme A bénéficient d'une prise en charge depuis le 12 juin 2024.
Par un mémoire, enregistré le 13 juin 2024, M. E et Mme A déclarent se désister de leur requête, en raison de l'attribution d'une place d'hébergement d'urgence, et maintiennent leur demande présentée sur les fondements de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné Mme C, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ".
2. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. E et Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
3. Par un mémoire, enregistré le 13 juin 2024, M. E et Mme A ont déclaré se désister de leurs conclusions aux fins d'injonction dirigées à l'encontre du directeur général de l'OFII et du préfet du Puy-de-Dôme dans la mesure où une place d'hébergement d'urgence leur a été attribuée. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. E et Mme A sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : M. E et Mme A sont admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M E et Mme A.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B E, à Mme D A, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au préfet du Puy-de-Dôme.
Fait à Clermont-Ferrand, le 13 juin 2024.
La juge des référés,
R. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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