mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401316 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juin 2024, et un mémoire complémentaire, enregistré le14 juin 2024, M. A B, représenté par Me Demars, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 12 juin 2024 par lesquels le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen de deuxième génération et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder sans délai à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen de deuxième génération ;
3°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de mettre fin sans délai à la mesure de surveillance prise à son encontre ;
4°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative ou 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation ;
Sur le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- la décision est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet n'a pas procédé à son examen de sa situation ; le préfet n'a pas examiné s'il justifiait de circonstances particulières de nature à regarder le risque de fuite comme non établi ; il pouvait prétendre à l'octroi d'un délai de départ volontaire dès lors qu'il disposait d'une résidence effective et permanente et a déclaré son intention de se conformer à une éventuelle mesure d'éloignement ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité affectant l'obligation de quitter le territoire français ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle méconnait les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée et entachée d'une erreur d'appréciation ;
Sur l'assignation à résidence :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est fondée sur les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version en vigueur avant le 28 janvier 2024 ;
- le préfet ne justifie pas des perspectives raisonnables d'éloignement ;
Sur les décisions l'assignant à résidence tous les jours entre six et huit heures et l'obligeant à se présenter tous les jours à neuf heures auprès des services de la police nationale :
- les décisions sont entachées d'une erreur d'appréciation ; sont disproportionnées et ne sont pas nécessaires.
La requête a été communiquée au préfet du Puy-de-Dôme qui n'a pas produit de mémoire en défense mais des pièces qui ont été enregistrées le 14 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Caraës, vice-présidente, pour statuer en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 juin 2024 à 15h00, en présence de Mme Blanc, greffier d'audience :
- le rapport de Mme Caraës,
- et les observations de Me Demars, représentant M. B qui reprend ses écritures.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant tunisien né le 24 mai 1990, est entré en France irrégulièrement le 28 août 2022 selon ses déclarations. A la suite de son interpellation, le préfet du Puy-de-Dôme l'a, par des arrêtés du 12 juin 2024, obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler ces arrêtés du 12 juin 2024.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
2. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. "
3. La décision en litige comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, et alors que le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale de M. B, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de M. B et ce alors, ainsi qu'il a été dit au point 3 du présent jugement, qu'il n'est pas tenu de mentionner dans la décision contestée l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
5. Il résulte de l'examen de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée, que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
6. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
7. Pour refuser d'accorder à M. B un délai de départ volontaire, le préfet du Puy-de-Dôme a relevé, sur le fondement du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et au visa du 1° et du 8° de l'article L. 612-3 du code précité, qu'il existait un risque que M. B se soutraie à la mesure d'éloignement en litige aux motifs qu'il ne pouvait justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'avait entrepris aucune démarche pour régulariser sa situation auprès de l'autorité administrative depuis le 28 août 2022 et qu'il était démuni de tout document d'identité ou de voyage en cours de validité.
8. Il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes de la décision que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation et notamment de circonstances exceptionnelles justifiant l'octroi d'un délai de départ volontaire alors au demeurant que M. B ne fait pas état de telles circonstances.
9. Les circonstances que M. B indique disposer d'une résidence effective et permanente et qu'il a déclaré son intention de se conformer à une éventuelle mesure d'éloignement ne sont pas de nature à faire obstacle au refus d'octroi d'un délai de départ volontaire prononcé à son encontre et fondé sur les motifs énoncés au 7 du présent jugement.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
10. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée en conséquence de l'illégalité de la décision faisant obligation à l'intéressé de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français sans délai à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation article L. de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / ().
13. Pour prononcer à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet a relevé la date alléguée de son entrée sur le territoire français le 28 août 2022, l'absence de liens anciens, intenses et stables en France, l'absence d'une précédente mesure d'éloignement et l'absence de menace à l'ordre public.
14. La circonstance que la sœur de M. B réside régulièrement en France ne constitue pas une circonstance humanitaire de nature à faire obstacle à ce qu'une interdiction de retour soit prononcée à son encontre dès lors qu'il est entré en France irrégulièrement en 2022, qu'il dispose d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-deux ans et où réside toute sa famille notamment ses parents, ses frères et ses autres soeurs. Par ailleurs, et nonobstant l'absence de menace à l'ordre public, la mesure en litige n'apparaît pas disproportionnée au regard de ce qui a été dit précédemment. Par suite, et compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas, en prononçant une mesure d'interdiction de retour sur le territoire d'une durée de deux ans, fait une inexacte application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et commis une erreur dans l'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
Sur la légalité de l'assignation à résidence :
15. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'assignant à résidence.
16. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
17. Si la décision en litige cite l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version en vigueur antérieurement au 28 janvier 2024 et aux termes de laquelle " l'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais sont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ", cette erreur de plume est sans incidence sur la légalité de l'assignation à résidence contestée.
18. Il appartient au requérant qui conteste l'existence de perspectives raisonnables d'éloignement d'apporter des éléments objectifs de nature à caractériser leur absence, sans pouvoir se borner à exiger du préfet qu'il apporte la preuve des diligences mises en œuvre pour son départ. Il en résulte que, en se bornant à soutenir que l'autorité préfectorale ne démontre pas avoir effectué une quelconque démarche auprès des autorités consulaires de Tunisie en vue de son éloignement, le requérant n'établit pas l'absence de perspectives raisonnables d'éloignement ni qu'il n'entrerait pas dans les prévisions des dispositions précitées. Cette décision n'est dès lors pas entachée d'erreur de droit.
19. La décision assignant M. B à résidence dans le département du Puy-de-Dôme pour une durée de quarante-cinq jours prévoit l'obligation pour l'intéressé de résider à l'adresse où il est assigné tous les jours entre 6h00 et 8h00 et de se présenter tous les jours à 9h00, y compris les dimanches et jours fériés, à l'hôtel de police. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'obligation de résider à l'adresse où il est assigné entre 6h00 et 8h00 et les modalités de pointage fixées par cette décision ne seraient pas proportionnées et nécessaires aux finalités qu'elle poursuit, l'intéressé n'invoquant aucune difficulté particulière pour se rendre à l'hôtel de police. Il s'ensuit que le requérant n'établit pas que la décision d'assignation à résidence serait entachée d'une erreur dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Puy-de-Dôme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
La magistrate désignée,
R. CARAËS
La greffière,
N. BLANC
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026