jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401423 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juin 2024, Mme B A épouse C doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de " l'indemniser de manière rétroactive depuis le 1er septembre 2021 " ;
2°) d'ordonner le remboursement de tout l'argent qu'elle a pu emprunter pour le remboursement de ses dettes ;
3°) de condamner la caisse d'allocations familiales de la Haute-Loire au versement de la somme de 5 000 euros au titre des dommages et intérêts ;
4°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de la Haute-Loire de lever les mesures de suspension de ses droits au revenu de solidarité active et de " valider [son] divorce ", prononcé par jugement homologué du 1er février 2022.
Elle soutient que les mesures de suspension de ses droits prises à son encontre par la caisse d'allocations familiales de la Haute-Loire l'ont plongée dans une grande précarité financière et une situation de surendettement ; la suspension de ses droits a été effectuée sans motif valable, ce qui constitue une atteinte grave et manifestement illégale.
Vu :
- la requête enregistrée le 29 mars 2024 sous le n° 2400756 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. La condition d'urgence s'apprécie objectivement et globalement. Enfin, la condition d'urgence s'apprécie à la date de la présente ordonnance.
3. Par la présente requête, Mme A a saisi le juge des référés d'un litige relatif à la suspension de ses droits au revenu de solidarité active. Toutefois, d'une part, l'ensemble des demandes susvisées formulées par Mme A ne rentre pas dans l'office du juge des référés, saisi en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui ne peut qu'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ainsi que des mesures provisoires. D'autre part et, alors que la procédure de référé-suspension doit être assortie d'un recours en annulation au fond, le recours introduit le 29 mars 2024 sous le n° 2400756 par Mme A pour le même litige ne comporte que des conclusions à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Haute-Loire a rejeté son recours administratif préalable obligatoire concernant les indus d'aide personnalisé, de revenu de solidarité active et, de " prime " mis à sa charge. Dès lors, faute d'adéquation entre la requête au fond n° 2400756 et la présente requête en référé-suspension, qui ne sont pas dirigées contre la même décision, les conclusions de Mme A sont manifestement irrecevables.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A ne peut qu'être rejetée en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, épouse C.
Fait à Clermont-Ferrand, le 27 juin 2024.
La présidente du tribunal,
juge des référés,
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.zr
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026