vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401471 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juillet 2024, M. A B saisit le juge des référés du tribunal afin de suspendre la décision du 9 mai 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a procédé au retrait de quatre points sur son permis de conduire suite à l'infraction au code de la route commise le 16 avril 2024.
Vu :
- l'ordonnance n°2401477 du 5 juillet 2024 ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Et en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Il résulte de l'instruction que M. B a fait l'objet d'une décision en date du 9 mai 2024, référence 48, du ministre de l'intérieur et des outre-mer portant retrait de quatre points sur son permis de conduire. Par la présente requête M. B saisit le juge des référés, sans précisions quant au fondement de sa demande, aux fins de suspension de cette décision. Toutefois, par une décision n° 2401477 du 5 juillet 2024, le tribunal a rejeté la requête au fond de M. B demandant une régularisation de son permis en le créditant de quatre points. Par conséquent, en application des dispositions précitées au point 1, il y a lieu de rejeter pour irrecevabilité la requête en référé de M. B, au demeurant sans aucun moyen au soutien de ses conclusions, dès lors que sa demande au fond a été rejetée. Il résulte de tout ce qui précède que la présente requête de M. B doit être rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Clermont-Ferrand, le 5 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
juge des référés,
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No2401471pm
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