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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401538

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401538

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401538
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantRAMADAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Ramadan, avocat, demande au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme, dans le délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de renouveler l'attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour lui permettant l'exercice d'une activité professionnelle ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il est bénéficiaire de la protection subsidiaire, père de cinq enfants et désormais privé de ressource ;

- la mesure sollicitée revêt un caractère utile dès lors qu'elle permettra de remédier à une situation illicite ainsi qu'à l'inertie de l'administration dans la mesure où le préfet du Puy-de-Dôme est resté silencieux quant à ses relances de renouvellement d'attestation de prolongation ;

- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juillet 2024, le préfet du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le 11 juillet 2024, il a décidé de prolonger l'attestation de M. B pour la durée de trois mois.

Par un mémoire, enregistré le 17 juillet 2024, M. B déclare se désister de ses conclusions principales, mais maintenir ses conclusions tendant à ce que la somme de 1 200 euros soit mise à la charge de l'Etat en application des dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer de prolonger l'attestation d'instruction de sa demande de titre de séjour.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Par un mémoire, enregistré le 17 juillet 2024, M. B a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais d'instance :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet du Puy-de-Dôme.

Fait à Clermont-Ferrand, le 19 juillet 2024.

Le juge des référés,

G. JURIE

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401538

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