LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401612

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401612

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401612
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDEBORDES VINCENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 15 juillet 2024 et le 29 juillet 2024, M. D E et Mme A F épouse E, représentés par Me Debordes, demandent au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 14 mai 2024 par laquelle la commission de l'académie de Clermont-Ferrand a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'ils ont formé à l'encontre de la décision du 27 mars 2024 prise par le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) du Puy-de-Dôme et rejetant la demande d'autorisation d'instruction dans la famille qu'ils ont présentée pour leur fils B au titre de l'année scolaire 2024-2025 ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Clermont-Ferrand de leur délivrer, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, une autorisation provisoire d'instruction dans la famille jusqu'à ce que le tribunal ait statué au fond sur leur recours en annulation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- sur la condition d'urgence : il y a urgence à suspendre la décision en litige en raison de la proximité de la rentrée scolaire, en raison de la perturbation de l'équilibre de leur enfant et au motif que la scolarisation ne répond pas à son intérêt supérieur ;

- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée : la décision est entachée d'un défaut de motivation ; elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2024, le recteur de l'académie de Clermont-Ferrand conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- aucun des moyens soulevés à l'encontre de la décision en litige n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de cet arrêté.

Vu :

- la requête enregistrée le 15 juillet 2024 sous le numéro 2401611 par laquelle M. D E et Mme A F épouse E demandent l'annulation de la décision en litige ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Debrion, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 juillet 2024 à 10h en présence de Mme Petit, greffière d'audience :

- le rapport de M. Debrion, juge des référés,

- les observations de Me Debordes, avocat de M. et Mme E, qui a repris le contenu de ses écritures et a insisté sur la notion de situation propre à l'enfant ;

- et les observations de M. C, représentant le recteur de l'académie de Clermont-Ferrand, qui a repris les éléments contenus dans le mémoire en défense et a réagi aux observations présentées par Me Debordes.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par une demande reçue par les services de l'éducation nationale du Puy-de-Dôme le 15 mars 2024, M. D E et Mme A F épouse E, ont sollicité le bénéfice d'une autorisation d'instruction dans la famille pour leur fils B, au titre de l'année 2024-2025. Par une décision du 27 mars 2024, le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) du Puy-de-Dôme a rejeté leur demande. Par courrier du 11 avril 2024, M. et Mme E ont formé auprès de la commission de l'académie de Clermont-Ferrand un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision. Par une décision du 14 mai 2024, la commission précitée a rejeté leur recours. Par la présente requête, M. et Mme E demandent au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision du 14 mai 2024.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Il résulte de ces dispositions que le prononcé d'une mesure de suspension de l'exécution d'une décision administrative est subordonné à la réunion de deux conditions cumulatives, l'une d'urgence, l'autre d'existence d'un moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. La condition d'urgence s'apprécie de manière indépendante de l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par M. et Mme E, tels qu'ils sont rappelés dans les visas de la présente ordonnance, ne paraît de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision prise par la commission de l'académie de Clermont-Ferrand le 14 mai 2024.

4. Il résulte de ce qui précède qu'une des deux conditions auxquelles les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent la suspension de l'exécution d'une décision administrative n'est pas satisfaite. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension présentées par M. et Mme E doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme E est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D E, à Mme A F épouse E et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Une copie en sera adressée pour information au recteur de l'académie de Clermont-Ferrand.

Fait à Clermont-Ferrand, le 1er août 2024.

Le juge des référés,

J-M. DEBRION

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°240161

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions