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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401642

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401642

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401642
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme introduisant une requête devant le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

M. B fait valoir que :

- que la dégradation de la voie communale qui mène à son domicile, situé au lieudit " Tayrac Bas " sur la commune de Saint-Santin-de-Maurs, empêche désormais son épouse d'y accéder avec son véhicule personnel et lui impose d'y accéder à pieds deux fois par jour ;

- le maire de la commune de Saint-Constant a refusé de donner son accord aux travaux envisagés sur cette voie communale par le maire de la commune de Saint-Santin-de-Maurs en vue de remédier aux désordres ;

- cette situation le contraint de saisir le tribunal pour conventionner l'entretien et l'usage de cette voie afin de ne pas avoir à réclamer régulièrement de pouvoir accéder à son logement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Jurie, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Il résulte de ces dispositions que le juge des référés, saisi d'une demande sur le fondement de ces dispositions, peut prescrire toutes mesures ayant un caractère provisoire ou conservatoire, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence, ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

2. En vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. Eu égard au contenu et au sens de sa requête, M. B doit être regardé comme ayant saisi le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Toutefois, il ne ressort ni des écritures du requérant, ni d'aucun des éléments qu'il a soumis au tribunal, que sa demande tendrait à ce que soit prescrites, en urgence, une ou plusieurs mesures utiles, de nature provisoire ou conservatoire, ne constituant pas un obstacle à l'exécution d'une décision administrative et ne se heurtant à aucune contestation sérieuse.

4. Dès lors, il y a lieu, selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter la requête présentée par M. B.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 19 juillet 2024.

Le juge des référés,

G. JURIE

La République mande et ordonne au préfet du Cantal en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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